27 mai 2009
26 mai 2009
Avec les percherons à Saint-Sixte
Retour dans la Loire au concours de labour et de débardage de Saint-Sixte. Avec les percherons, cette fois. Et surprise, il y en avait beaucoup. Preuve, s'il en fallait encore, du dynamisme de la race dans tout l'hexagone.Plusieurs éleveurs et utilisateurs de percherons se sont alignés pour le plaisir aux deux concours qui étaient au programme. On a ainsi pu voir Jacques Thibaut, Bruno Perrichon, Maurice Tuizat, Pierre Vray (pardon à ceux oubliés). Parmi les spectateurs, on notait aussi plusieurs éleveurs de percherons venus du département et même de la région Rhône-Alpes.
Quelques photos souvenirs...
Transmission de savoir
Parmi les moments qui ont étonné le public du concours de débardage et labour de Saint-Sixte dans la Loire, on ne peut passer sous silence les performances de Léo et Vivien. Les deux jumeaux de Jean-Baptiste Ricard, du haut de leurs douze ans, ont participé au concours de labour et à celui de débardage avec Héris et Oliver, les traits comtois débardeurs. Des prestations de classe, dignes des meilleurs, saluées par les applaudissements nourris d'un public ravi.
La valeur n'attend pas le nombre des années... Cela fait déjà longtemps que Léo et Vivien côtoient les chevaux de trait au quotidien. Toutes les occasions sont bonnes, pour eux, de découvrir la traction animale, comme on le voit sur ces deux photos où les jumeaux aident leur père dans le jardin familial.
Rencontre au pré chez... Brigitte & Bruno Allais
Chassé. Terre de percherons. Les prairies sont en plein centre du village. L'ancienne école et l'église d'un côté, de superbes alignements de chênes plus que centenaires de l'autre.Le sol est tapissé d'or, de boutons d'or.
Bruno succède sur l'exploitation à ses parents partis à la retraite. Deux poulinages encore. Le concours itinérant de Chassé se profile à l'horizon. A voir le mercredi 8 juillet à 14 heures.
Une réponse du président Chouanard
L'annonce des rassemblements de chevaux dans la Mayenne et dans la Vienne pour les achats slovaques a suscité de nombreux commentaires sur ce blog.
Le président de la SHPF, François Chouanard, publie à son tour un commentaire.
Pour lire la réponse du président, revenez au sujet "Rassemblements pour la Slovaquie" du 19 mai et cliquez dans "Commentaires".
24 mai 2009
Le Tatou vert
Le Tatou. Non, il ne s'agit pas d'une espèce animale des forêts équatoriales... Le Tatou n'est rien d'autre qu'un avant-train à tourelle, multifonctions, développé par Gérard Piard et présenté au récent concours de débardage de Saint-Sixte dans la Loire. Gérard Piard, plus connu sous le nom de "Le Dule", explique l'origine du nom Tatou : "Train avant à tourelle, train avant à tout faire, quand t'as ça, t'as tout".Première utilisation du Tatou, la fagoteuse. Un panier en demi-cercle posé sur l'avant-train, et voilà la machine à faire des fagots de bois de chauffage prête à servir.
Exit le panier. On réinstalle la tourelle et voilà l'avant-train qui peut être associé au trinqueballe pour tirer du gros, du lourd.
L'utilisation du trinqueballe, doté d'un treuil électrique qui permet de lever les troncs en quelques secondes, associé au Tatou permet de transporter des grumes d'un volume de 3 à 4 m3 sur des terrains plats, avec seulement un cheval. Le Tatou assure aussi une grande maniabilité à l'attelage ainsi constitué.
22 mai 2009
Des percherons au Parc
Le Parc, c'est celui du Perche. Quant aux chevaux percherons, ce sont ceux de l'élevage Patrick Maudet. En effet, six percheronnes de cet élevage prennent leurs quartiers d'été dans les prairies qui entourent la Maison du Parc à Nocé pour le plus grand plaisir des visiteurs, nombreux en cette période estivale.
- Parc Naturel Régional du Perche. Maison du Parc, Courboyer. 61340 Nocé. Tél = 02.33.25.70.10. www.parc-naturel-perche.fr
- Elevage Patrick Maudet. L'Absoudière. 61400 Corbon. Tél = 02.33.83.91.40.
21 mai 2009
Le Chemin de la pierre
Sur le lac Léman. La Vaudoise fait route vers le port d'Ouchy à Lausanne. C'est la dernière barque de ce type -construite en 1932- pour le transport des marchandises sur le lac. Classée Monument historique flottant vaudois le 17 juillet 1979, elle est la propriété de la Noble et Vénérable Confrérie des Pirates d'Ouchy.Trop lourdement chargée pour naviguer sous voiles, elle est accompagnée par la Savoie, d'Evian, qui a hissé les voiles. La Vaudoise et les 12 membres d'équipage assurent le transport de 16 tonnes de pierres qui ont été extraites de la carrière de Meillerie en Haute-Savoie juste de l'autre côté du lac.
Utilisées dès le 17ème siècle pour la construction, les pierres de Meillerie étaient acheminées par voie lacustre dans toutes les villes du Léman. A Lausanne, de nombreuses façades de bâtiments, de demeures privées, de cheminées de salon ou de murs de vigne, témoignent de cette époque.
Ces 16 tonnes de pierre vont servir à réhabiliter un mur en pierre sèche sur les hauteurs de la ville. Cette restauration se fera selon la technique ancienne de construction des murs de vigne lausannois.
Pour sensibiliser la population de Lausanne aux possibilités qu'offre le cheval de trait dans l'entretien des parcs urbains, la municipalité avait décidé de confier le transport d'une partie des pierres à un attelage de chevaux. C'est Benoît Breton -débardeur professionnel du canton de Vaud- qui a accepté d'assumer cette opération de promotion avec l'aide de Marco, Virginie et Carole.
A l'arrivée à quai de la barque de transport, la Milice vaudoise, en marque de bienvenue, a tenté de tirer une salve qui n'a pas fait plus de bruit qu'un pétard mouillé. Faire parler la poudre sous la pluie battante n'est pas chose facile.
La Vaudoise à quai, Benoît et ses trois chevaux de trait -Valseur & Baïa, ardennais et Chaline, trait belge- se sont approchés. L'équipage a pu procéder au transfert des pierres. Ce sont 1600 kilos de pierres qui ont été chargées sur le char attelé aux trois chevaux en arbalète. Le poids total avec le char faisait 2,4 tonnes.
Des rives du lac jusqu'aux hauteurs de Lausanne, l'attelage du Chemin de la pierre a parcouru 9 km à travers la ville, dont une grande partie en montée. Insensibles aux publicités qui les incitaient au farniente sous le soleil, Benoît, Marco, Virginie & Carole ont rejoint le Parc de la Gottettaz en un peu plus d'une heure.
Le chargement arrivé à destination, Benoît a dételé ses chevaux, rangeant avec soin les colliers -qu'il fabrique lui-même- avant d'assister à la pose de la 1ère pierre du mur de Gottettaz par Jean-Christophe Bourquin, directeur de la Sécurité sociale et de l'Environnement. Une salve d'applaudissements pour Benoît, Marco, Virginie et Carole sans oublier les trois valeureux chevaux, Valseur, Châline et Baïa.
JLD.
19 mai 2009
Débardage & labour à Saint-Sixte
Ravis, les organisateurs de la journée Débardage & Labour à Saint-Sixte dans la Loire. D'abord la pluie a raté le rendez-vous festif en ne se manifestant qu'à la fumée des cierges. Ensuite les visiteurs se pressaient par milliers dès le matin autour des terrains où évoluaient débardeurs et laboureurs.Cette journée qui rassemblait des acteurs professionnels de la traction animale et des amateurs (mais néanmoins professionnels de l'élevage de chevaux de trait) avait été mise sur pied par le Centre de formation forestière de Noirétable, le groupement de débardeurs professionnels DCE et la commune de Saint-Sixte très mobilisée pour l'occasion. Les épreuves de débardage et de labour ont été émaillées de nombreuses démonstrations de matériels résolument novateurs, au grand étonnement des spectateurs.
Un petit tour de la journée en quelques photos.
Photo 1 : Jacques Thibaut avec ses percherons pendant l'épreuve de labour.
Photo 2 : Florent Daloz avec ses traits belges et ardennais en débardage.
Labour avec Dominique Briat et ses traits boulonnais.
Débardeur professionnel dans le canton de Vaud, Benoît Breton -faisant fi de la distance- était venu de sa Suisse natale avec son porteur hippomobile.
Gérard Piard, dit le Dule, a présenté un avant-train multifonctions à tourelle, le Tatou, qui -doté d'un panier- se transforme en fagoteuse ou -utilisé avec un trinqueballe- permet de transporter des grumes en grande longueur avec un seul cheval sur terrain plat (plus de photos et plus d'infos dans quelques jours).
Nicolas Aubert, qui concourait dans la catégorie des débardeurs professionnels, pendant son parcours.
Les élèves du Centre de formation forestière de Noirétable ont veillé à ce que les chevaux ne manquent de rien.Infos utiles :
- CFPPA de Roanne-Chervé-Noirétable. Site de Noirétable. 37, rue de la République. 42440 Noirétable. Tél = 04.77.96.37.50 et 04.77.24.76.00. Mail = cfppa.roanne@educagri.fr
- Groupement Débardage Cheval Environnement (DCE) : http://www.debardage-cheval-environnement.com/
Dans les jours à venir, sur ce blog, des photos des matériels, des percherons et autres traits présents à Saint-Sixte.
JLD.
11 mai 2009
Lancelot en peinture
Ne dites pas du percheron Lancelot, à Christophe Marichaud, que vous ne pouvez pas le voir en peinture ! C'est en effet la 2ème fois que Cathy Fromenty nous dresse le portrait de ce cheval débardeur. Aucune excuse donc, si vous l'avez manqué.JLD.
10 mai 2009
Rencontre au pré chez... Davy Gesbert
On va parfois chercher bien loin ce qui est à deux pas de chez soi. Illustration avec les percherons de Davy Gesbert qui, depuis un an, ont investi les prés de la Petite Croix sur la commune de Saint-Fulgent-des-Ormes dans l'Orne... à quelques encâblures de Mamers. Cela fait maintenant de nombreuses années que le nom de Gesbert est devenu synonyme de percheron, qu'il s'agisse des parents de Davy ou de son oncle Didier .Autour de la Petite Croix, une quinzaine de poulinières -il n'en reste plus qu'une à pouliner- s'ébattent dans les prairies verdoyantes. Il y a quelques années, Davy Gesbert a repris les juments de l'élevage Ciron de la Sarthe. Mme & M. Ciron font partie des figures incontournables de l'élevage percheron et on peut les rencontrer à l'occasion des concours de race où ils suivent avec beaucoup d'attention les descendances de leurs poulinières.
La Petite Croix abrite aussi trois étalons disponibles à la monte, Léo Beaurepaire, Rapide 31 & Rêveur 7 qui fait l'objet d'un partenariat avec les Haras nationaux.
Elevage Davy Gesbert, La Petite Croix, Saint-Fulgent-des-Ormes (61). Tél : 06.84.48.08.41.
8 mai 2009
Vulcain au paradis ou en enfer ?
7 mai 2009
Rencontre au pré chez... Claude Meslin
Claude Meslin élève des percherons tout près de la forêt de la Trappe dans l'Orne. Depuis plusieurs années, il avait la particularité d'être fidèle à Czar pour saillir ses juments. La mort il y a quelques mois de l'étalon américain l'a contraint à changer ses plans.Mais cette année encore, on pourra trouver chez lui des produits de Czar comme Vanilla des Barres, particulièrement heureuse -ainsi que sa mère Orane des Barres- de poser pour le photographe qui a promis de revenir.
Elevage Claude Meslin
Les Barres
61 Les Genettes
tél = 02.33.24.31.64.
JLD.
6 mai 2009
Dans la tradition
Azay-le-Rideau, en Touraine, accueillait pour la 1ère fois le 3 mai dernier un concours d'attelages de tradition. La participation des chevaux de trait était importante, avec des attelages comtois, cobs, traits poitevins et percherons. La race originaire du Perche était représentée par deux attelages. Jean-Claude Chartrain , de la Sarthe, aux guides de sa percheronne pommelée Nina et Patrice Biget, de l'Orne, avec ses percheronnes noires Cassette & Clara.Le matin, les participants ont dû surmonter un routier de 14 km avec de fortes déclivités. Peut-être excessives pour certains attelages de tradition peu adaptés aux terrains accidentés et aux chemins en mauvais état.
L'après-midi a été plus tranquille, avec un parcours de maniabilité. Dommage que l'épreuve ne puisse bénéficier davantage du cadre historique du château. Seule la présentation des attelages s'est tenue devant une grille latérale, et fermée, du château.
JLD.
Traits des villes, traits des champs
Les chevaux de trait, on en parle davantage depuis quelques années. Le milieu des utilisateurs semble en effervescence. Après les activités d'attelage de loisir qui se sont développées il y a une vingtaine d'années, c'est maintenant le cheval agricole, dans la vigne et en maraîchage, le cheval forestier et le cheval urbain qui emboîtent le pas du trait de loisir.
Pourtant, il serait erroné de mettre sur un même pied ces nouveaux champs d'activités. Cheval urbain, agricole et forestier, ne jouent pas dans la même catégorie. La star qui bénéficie de toutes les attentions, c'est sans conteste le cheval des villes, ou cantonnier comme on l'appelle aussi. Rien de tel pour le trait des champs, isolé dans la vigne ou dans les bois. Bien peu de monde s'y intéresse.
Cette différence de traitement entre les traits des villes et les traits des champs s'explique facilement. Le cheval urbain est avant tout une affaire politique, au sens large. C'est-à-dire que ceux qui s'engagent dans le soutien de telles initiatives le font en espérant tirer profit, en termes d'image ou autres (par une très forte médiatisation) de leur action. Il est aussi clair que ces expériences de chevaux en ville voient le jour grâce au travail militant d'une ou deux personnes proches du terrain qui doivent ensuite composer avec le bon vouloir des pouvoirs locaux, seuls habilités à ouvrir les vannes de la boîte à sous.
Rien de tel pour le trait des champs. Qui voudrait organiser des réunions de professionnels, maraîchers, vignerons, forestiers, pour expliquer le rôle que peut tenir le cheval de trait dans les campagnes ? Personne. Seuls quelques militants convaincus s'attellent à ce travail de développement. Il faut dire qu'il n'y a rien à gagner à entreprendre de telles actions de promotion au fond des campagnes et des bois.
La campagne, c'est juste bien pour y construire des villes.
JLD.
Trait des champs. Ardennais.
5 mai 2009
Chris & Eric étaient dans les parages
Ils étaient effectivement dans les parages. Au lieu-dit Theuret sur la commune de Bonnétable dans la Sarthe.Theuret, Theuret... ça vous dit quelque chose, non ?
Mais oui, c'est ça : Ruby de Theuret, qui fait la monte chez Daniel Boittin. Et aussi Salazie de Theuret, qui était au Salon de l'Agriculture pour représenter la race percheronne.
Chris Ryan & Eric Jariais, les deux maréchaux-ferrants sarthois qui travaillent ensemble et se déplacent avec un travail mobile -très utile pour les chevaux de trait- ont donc fait étape chez Catherine & Raphaël Breton pour une journée complète de parage. Une bonne dizaine de juments et pouliches sont retournées au pré avec des sabots tout beaux tout neufs.
Dans quelque temps, Chris & Eric reviendront pour une journée de ferrage. Si je fais les photos ce jour-là, il faudra que je trouve autre chose pour le titre : "Chris & Eric étaient dans les ferrages", ça ne sera pas drôle...
4 mai 2009
2 mai 2009
De jour et au pré : merci Koré !
Mais Patrice Biget n'avait pas besoin de mes conseils. Koré est une habituée des poulinages diurnes. Elle a délivré un fils de Rivulus de la Vande, de robe noire-noire semble-t-il. Sous le regard attendri de Toscane, la grand-mère.
Jean-Claude Callaud, présent sur la ferme, a été sollicité pour "tirer". Avec un photographe et un artiste au moment de sa naissance, ce poulain devrait laisser une belle image à la postérité.
JLD.
1 mai 2009
Pas de chiffres, mais des lettres
Peinture mystère sous les pinceaux de Jean-Claude Callaud, artiste peintre du Perche. Que peuvent bien cacher ces lettres de sang ?BIG : Serions-nous en Angleterre ?
CHER : Tout est cher à notre époque, a-t-on coutume de dire.
Alors ??
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