30 nov. 2009

Le Mêle : Il S'En Est Passé...!

Difficile, pour le petit monde de l'élevage percheron occupé autour des poulains de l'année, de voir tous ces petits moments qui font une grande journée.
Voici en photo ce que vous avez sans doute manqué.

  • Des éleveurs ont barré la route.

  • Jean-Jacques Léon a dit bonjour à un ami.

  • Didier Lalonde et Michel Poulin en avaient de belles à se raconter.

  • Les Mac Dermott et Alain Allais ont regardé des photos de vacances.

  • François Chouanard a lu ses SMS à Francis Valognes.

  • Claude Segaud n'a pas été convaincu.

  • Alfred Clavel a vu un photographe.

  • Roger Petit est sorti avec sa bande.

29 nov. 2009

Le Mêle : Une Avalanche De Pépins

La foire du Mêle en a vu de toutes les couleurs en ce samedi de la Saint-André. Des rouges, des jaunes, des gris... Bien nécessaires, ces pépins, avec le temps de chien qu'il a fait toute la journée !
Des acheteurs, il y en avait aussi. Venus d'Allemagne, d'Angleterre, de Roumanie, de Belgique et de... France. Une centaine de poulains percherons de l'année étaient rassemblés sur la place de la petite ville ornaise qui est aussi l'une des portes du Perche.

28 nov. 2009

Pensée Dominicale

26 nov. 2009

Christine Prend Un Virage

Christine Sallé -qui a fait du débardage au cheval son activité professionnelle- est établie à Yvré-l'Evêque dans la Sarthe.
Sur ce chantier qu'elle a effectué récemment avec Jean-Baptiste Ricard, elle nous explique comment prendre un virage avec une "Deux-Chevaux". Facile ! La preuve en 10 photos.
Christine Sallé. Débardage au cheval. 06.28.28.81.94.

Rencontre Au Pré... Chez Lionel Blanchet

En passant près du Grand-Lucé au sud du Mans dans la Sarthe ; un grand pré bien comme il faut pour le photographe, avec plein de bosses et de creux, et ce qui ressemble fort à des percherons.
Bien vu. Lionel Blanchet m'accueille et m'emmène voir ses percheronnes et ses poulains.
Le Grand-Lucé en arrière-plan, le coucher de soleil, les couleurs d'automne : l'occasion est trop belle, je photographie.
Ah... je vous entends : "Les étalons ! On veut voir les étalons !"
Impossible, les étalons sont ailleurs. Et puis c'est en février qu'on fait la tournée des étalons, pas en novembre.
A défaut d'étalons, regardez ce qu'il y a aussi dans le pré : des z'oreilles ! Tout beaux, tout mignons.
Lionel Blanchet : 06.03.19.67.08.

25 nov. 2009

Les A-Côtés De La Plaque

  • Jacqueline Goret reçoit, des mains de François Chouanard le président de la SHPF, la plaque qui récompense la championne suprême 2009 Qelarmoni du Val Martin.

On n'y prête guère attention à l'heure des récompenses. Pourtant les plaques sont aux concours ce que les frites sont au Mac Do', des incontournables.

L'éleveur, son cheval dans une main, la reçoit d'un officiel cravaté à qui il doit offrir son autre main, celle qui est libre. Exercice délicat quand il faut dans le même temps se saisir de la plaque, et du flot qui l'accompagne souvent.

C'est seulement rentré chez lui que l'éleveur peut enfin se pencher sur le cas de cette petite plaque d'alu qu'il doit -selon un rituel de longue date établi- accrocher au mur de son écurie.

Il en va des plaques comme des araignées, on en voit partout mais on ne sait pas d'où elles viennent.

Les plaques offertes à l'occasion des concours organisés par la SHPF ont une origine connue. Elles sortent des ateliers de l'entreprise Taupinard à Cloyes en Eure-et-Loir. Une entreprise familiale de renommée internationale puisque nombre de ses créations partent vers des pays étrangers (Europe, USA, Hong-Kong...).

La fabrication d'une plaque nécessite un savoir-faire artisanal tranmis de génération en génération. Il ne suffit pas d'un bon plan sur un ordinateur, et de presser un bouton pour donner naissance à une série de plaques. La fabrication est une succession d'étapes qui demandent minutie et temps. Moulage avec empreinte du modèle dans un sable spécial, découpage, ébarbage, puis peinture. Des secrets de fabrication que l'on garde jalousement.

Qu'elles soient de concours, de comice ou de foire, les plaques n'ont pratiquement pas changé depuis plus d'un siècle et demi. Comme en témoignent celles-ci au mur de la ferme Neuve à Dorceau dans l'Orne. Les plus anciennes plaques percheronnes qu'il m'ait été donné de voir datent de 1853, et sont accrochées au mur d'une autre ferme étalonnière du Perche.

24 nov. 2009

Mi-Percheron Mi-Breton

  • Page de couverture du document officiel de présentation des fermes d'Etat japonaises (National Livestock breeding Center).

A une vingtaine de kilomètres de Obihiro, la ferme d'Etat de Tokachi entretient un troupeau de 140 chevaux de trait, composé pour une moitié de percherons et pour l'autre de bretons.

La saison des poulinages s'est achevée avec un bilan de 40 nouveaux-nés. La ferme dispose en ce moment de 3 étalons percherons sur place et d'1 breton. Plusieurs autres, dont Ménésis du Moulin, sont en station chez des éleveurs privés. D'autres étalons, comme Flâneur du Gué ou Joyeux -le dernier à avoir rejoint le Japon-, ont été importés par la Japan Equine Affairs Association qui a ensuite placé ces étalons soit chez des particuliers soit dans une ferme d'Etat.

La Japan Equine Affairs Association dépend du ministère de l'Agriculture ; et avec l'aide financière de la Japan Racing Association, cherche à promouvoir la filière cheval au Japon sous toutes ses formes. Son souci essentiel est l'amélioration de la génétique équine avec le développement de l'importation de semence.

Pendant toutes ces années où les Japonais sont venus acheter des traits en France, il a toujours été difficile de savoir quel organisme était à l'origine des achats et à quel usage étaient destinés les chevaux.

Percheron Japonais

Une plaque d'écurie en bois, très ancienne, conservée au petit musée qui jouxte l'hippodrome de Obihiro. Saurez-vous retrouver le "mot" percheron ? Facile ! En haut, à droite, la petite faucille surmontée d'un rond.
Très utile à connaître pour repérer les traits d'origine percheronne dans les programmes des courses et des ventes.

Ban-Ei, Le Film

Le ban-ei de l'île de Hokkaido a inspiré un cinéaste, japonais bien sûr, qui a réalisé un long métrage, une fiction, qui se déroule dans le milieu des courses. Le film, sorti il y a quelques années, a obtenu un prix à un festival à Tokyo.

21 nov. 2009

Des Chênes XXL

Christine Sallé et Jean-Baptiste Ricard ont réuni leurs chevaux -Oncle Alfred, Oliver et Qualin- sur un petit chantier de gros chênes à la Chapelle-Saint-Frey dans la Sarthe. Des chênes d'âge mûr et de taille XXL, de ceux qu'on aurait peut-être autrefois sélectionné pour la Marine royale à une époque où les bateaux étaient de bois et les chevaux de guerre.
Pendant toute la journée qu'a duré ce chantier, pour sortir bord de route 12 futs de chêne, le mot d'ordre maintes fois entendu était de mettre des "roules". Comprenez par là des morceaux de bois ronds sur lesquels les grumes pouvaient glisser. Travail laborieux, efficace et possible parce que la distance de traîne était assez courte -de 10 à 20 mètres.
La COFOR Ouest -société de gestion des communes forestière , et donneur d'ordre en la circonstance- sollicite assez fréquemment les débardeurs au cheval pour répondre à la demande de certains de ses clients qui entendent privilégier un travail plus respectueux du milieu naturel.
Pour Oncle Alfred, Oliver et Qualin, une affaire qui roule.

Pensée dominicale

20 nov. 2009

Le Trait Des Villes A La Hausse

  • Ramassage des ordures à Peyrestortes, Pyrénées-Orientales.

  • Arrosage des plantes à Pfaffenhoffen, Bas-Rhin.

  • Tonte des pelouses au château de Suscinio, Morbihan.

Le 7ème Congrès des chevaux territoriaux qui s'est tenu en octobre à Trouville-sur-Mer dans le Calvados a mis en évidence l'étonnante progression du cheval urbain. Un chiffre, d'abord : on estime à 130 les villes et communes qui utilisent des chevaux de trait pour des tâches de collecte de déchets, d'arrosage ou d'entretien d'espaces verts.

La progression régulière de ces dernières années devrait s'accentuer sensiblement grâce, en particulier, à la société SITA du groupe Suez-Environnement qui propose désormais des prestations à l'intention des collectivités via le sous-traitant Hippo-Ecolo-Services. On estime qu'entre 200 et 300 chevaux pourraient être nécessaires dans les deux ans à venir. C'est aussi le nombre de cochers qui devront être formés pour faire face à cette demande.

Avec le développement rapide du cheval urbain, la Commission nationale des chevaux territoriaux -présidée par Olivier Linot- peut difficilement faire face aux demandes multiples qui viennent des communes. Des contacts ont été établis avec les Haras nationaux et France Trait pour que ces "institutions" s'impliquent dans la gestion de ce secteur d'activités. Ce qui devrait être suivi d'effets dans les mois à venir.

De plus, le cheval territorial se rapproche des hautes instances politiques du pays. La Commission nationale des chevaux territoriaux pourrait désormais se réunir une fois par an au Sénat en présence du "groupe Cheval" de cette assemblée et en présence des caméras de la chaîne parlementaire. Olivier Linot a aussi rencontré récemment Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat à l'environnement. Une rencontre qui sera suivie d'une réunion de travail au ministère avec les plus hauts responsables du secteur environnement.

Pour en savoir plus sur le cheval territorial, vous pouvez vous procurer le hors série n° 3 de Sabots, entièrement consacré à cette thématique.

19 nov. 2009

Portes Ouvertes A Windermere Farms

Comment ?! Vous n'étiez pas aux Portes Ouvertes chez Gerald Allebach en Pennsylvanie ?!
Qu'à cela ne tienne. Gerald nous envoie deux photos et quelques lignes :
  • "Our open house was a great success ! Everyone had fun. Abe and Mary were honoured, and friends and past customers turned out for this event. What do you think ? Maybe next year again ?"
  • (Traduction : ) Notre journée Portes ouvertes a été un franc succès ! Abe et Mary ont été honorés ; et des amis et anciens clients sont passés nous rendre visite. Qu’en pensez-vous ? Peut-être à l’année prochaine ?

18 nov. 2009

Retour A Quéven

Rendons à Jean-Jacques ce qui lui appartient... ses chevaux bretons !
Deuxième coup d'oeil sur le chantier de Quéven dans le Morbihan. Pendant ces quelques jours au bord du Scorff, Jean-Jacques & Vincent Séité ont été des débardeurs "câblés". Tous les arbres arrachés à la pente pour cause de dangerosité ont dû être câblés, les chevaux en paire tirant sur le chemin situé à mi-pente. Travail technique devenu fréquent pour la plupart des débardeurs professionnels de l'hexagone.
Jean-Jacques Séité : 06.75.81.51.48.
Syndicat du cheval breton : www.cheval-breton.fr

17 nov. 2009

Ban-Ei, Le Village

Parmi la trentaine de bâtiments qui abritent les écuries des chevaux de ban-ei, deux locaux particuliers : ceux du maréchal-ferrant et de la clinique vétérinaire.
Deux maréchaux, en fait, qui travaillent simultanément, avec l'aide d'une assistante. Deux types de fers sont utilisés. Des fers classiques pour la majeure partie des épreuves et des fers "hiver" pour les terrains gelés.
Autre bâtiment, celui de la clinique vétérinaire. Pendant les soins, les courses sont toujours présentes grâce à un téléviseur qui fait l'objet de toutes les attentions.

16 nov. 2009

Le Ban-Ei Disséqué

Avant chaque course, les 10 chevaux sont présentés au public par les grooms. Auparavant, les chevaux ont été identifiés visuellement. Il n'existe pas de système de puçage au Japon. Pas de contrôle anti-dopage avant la course ou pendant les entraînements.
Les jockeys passent quelques minutes dans une sorte de salle d'attente, puis ils rejoignent les chevaux qu'ils doivent driver.
Et hop !...
Les parieurs de tous âges observent les partants. En 2008, il y a eu en moyenne 1999 spectateurs par réunion, pour un total de 148 jours de course.
Les chevaux, plus ou moins en file indienne, gagnent le départ en passant devant les tribunes... vides. Tous les parieurs sont aux machines automatiques dans la galerie intérieure qui est... chauffée.
Les jockeys saluent le juge. Nous sommes en Asie.
Les chevaux sont sous les ordres du starter.
Les chevaux sont lancés. Départ à bloc jusqu'à la première butte, 35 mètres plus loin.
Cette première bosse haute de 1 mètre est franchie dans la foulée. Certains chevaux éprouvent cependant quelques difficultés. Les traîneaux pèsent de 500 à 700 kilos selon les courses.
Il y a 78 mètres entre la première et la deuxième butte, haute de 1,50 mètre. Les chevaux marquent deux ou trois arrêts de quelques secondes entre ces deux obstacles pour reprendre leur souffle. Ils marquent un arrêt un peu plus long au pied de cette deuxième bosse, puis ils partent à l'assaut. Certains franchissent l'obstacle avec facilité, d'autres calent dans le sable. Les jockeys font largement usage de leurs guides pour fouetter la croupe des chevaux. Après le passage de la première bosse, le reste du parcours se fait pratiquement au pas.
Encore 64 mètres avant l'arrivée. La piste large de 21 mètres pour 10 couloirs est entièrement ensablée. Une couche de 30 cm qu'il faut remettre en état après chaque course.
Le poteau d'arrivée, en forme de fer à cheval, est en vue. A une vitesse moyenne de 4 km/heure, les 200 mètres ont été parcourus en environ 4 minutes.

14 nov. 2009

Un Scoop Qui Fait Pschitt

Une scène banale de débardage quelque part en Bretagne, direz-vous.
Pas si sûr...
L'utilisation d'un puissant téléobjectif, l'arme fatale des paparazzi, me confirme que nous sommes bien en présence de deux débardeurs finistériens, les Séité père & fils.
L'examen attentif des allers et venues me fait penser qu'il y a quelque chose qui cloche.
Une planque prolongée dans les feuillages aux couleurs d'automne du bois de Kercadoré en bordure du Scorff sur la commune de Queven dans le Morbihan vient lever les derniers doutes.
Jean-Jacques et Vincent Séité sont passés au percheron.
Enfin, un vrai scoop dans une vie de photographe "traits" qui manquait sérieusement de piment.
Reste à négocier ces clichés.
Auprès de la Société hippique percheronne, qui pourra se targuer d'une belle prise ? Auprès du Syndicat breton, qui voudra à tout prix empêcher la publication des photos compromettantes ?
Je profite du couvert foliaire pour m' approcher sans être vu. N'est-ce pas Claude "Max" Pot et sa compagne, venus de Bourgogne, qui rendent visite à leurs amis débardeurs ? En tendant l'oreille, quelques bribes de conversation me parviennent. "... Robin Knight... percheron... formation... Saint-Cloud... Savoureux, aussi...".
Cela me semble clair. Il y aurait deux percherons, Savoureux et Robin Knight, venus là pour apprendre le métier de débardeur, avant de rejoindre l'association Espaces qui gère l'activité traction animale dans le Parc de Saint-Cloud.
J'en sais assez, mais je continue à observer la scène. Les deux chevaux bretons paraissent aussi bien intrigués par l'intrus.
A voir les arbres à abattre, les plus dangereux, on peut penser qu'il s'agit d'une coupe de sécurité. Logique dans ce bois, propriété du Conseil général et géré par l'ONF, qui est très prisé des promeneurs et des sportifs.
Je prends encore quelques photos mais force est de constater que les Séité ont conservé leurs bretons. Mon scoop fait pschitt. je m'éclipse sans être vu...

13 nov. 2009

Six Percherons Cour Colbert

Le Haras national du Pin nous transmet cette photo d'un attelage à 6 percherons dans la cour d'honneur du haras. Photo prise par Brigitte Landemaine, des Haras nationaux.

9 nov. 2009

La Traction Animale Passe Au Vert

Ceux qui ont poussé les Portes Ouvertes de l'entreprise Equi'Marché il y a quelques semaines ont pu découvrir un porte-outil motorisé assez compact, baptisé "Teney" du nom du concepteur. Ce nouvel outil adapté à la traction animale a été conçu par la société Vert Service de Belgique.
Vert Service nous transmet quelques photos et quelques informations :
"Présenté pour la première fois par la société VERT SERVICE au congrès UNIVERT le 23 septembre 2009 à Limoges, le porte-outil TENEY a éveillé la curiosité des participants. A l’heure de l’écologie et de l’économie, cette machine permet d’associer la traction animale au confort actuel du relevage 3 points hydraulique et du moteur diesel. Le porte-outil TENEY distribué par VERT SERVICE rend l’agriculture écologique à la portée de tous grâce à son relevage 3 points. En effet, les outils conçus pour les tracteurs compacts se prêtent bien à l’utilisation hippomobile. Ceux-ci sont adaptés aux évolutions modernes en ce qui concerne le rendement des cultures et les pratiques agronomiques, et sont financièrement plus abordables que le matériel hippomobile uniquement destiné à la traction chevaline.
Le porte-outil TENEY fut développé en collaboration avec l’association « Le Chemin du Halage » qui soutient le retour de l’énergie de trait dans les domaines de l’agriculture (maraîchage, foin sur les zones sensibles), la gestion des services publics (tri sélectif, balayage, transport en commun..) et le tourisme".
Vert Service, rue de Nazareth 10, B-4651 Battice, Belgique. Tél = 0032 87 67 89 48

Pas De Café Pour Mélino

Mélino : Eh, Estelle, j'prendrais bien un p'tit café pendant que Nicolas me tripote les sabots !
Estelle : Gloup-gloup-gloup-gloup.
Mélino : Tu m'en donnes un peu, Estelle ?
Estelle : Pas question, tu sais bien que ça t'empêche de dormir !
Mélino : T'es pas gonflée, toi !

La Bazoche-Gouet Sur Deux Jours

Pour la 1ère fois cette année, les festivités percheronnes de la Bazoche-Gouet se sont déroulées sur deux jours. Le 1er jour a vu se dérouler le concours de poulains et de hongres. Le lendemain, le dimanche, les utilisateurs de percherons ont présenté de nombreuses animations : battage à la trépigneuse, débardage, maréchalerie...

Vente Aux Enchères à Otanoshike

La vente se déroule à Otanoshike, une sorte de banlieue industrielle de la ville de Kushiro dans le sud de l'île de Hokkaïdo. Cette vente est l'une des 6 de l'île à cette époque. Celle de Otanoshike comptait -selon le programme- plus de 450 chevaux inscrits. Beaucoup de traits, mais pas seulement. Les premiers à passer aux enchères étaient les poulains de l'année. Sur 187 poulains, il y avait 13 purs percherons, 35 demi-sang percherons, 2 purs bretons, 8 demi-sang bretons dont 2 croisés avec des percherons, et 3 demi-sang traits belges. Tous les autres poulains étaient issus de croisements multiples enregistrés sous le terme de "demi-traits".
Les acheteurs potentiels sont debout ou assis au premier rang. Boîtier électronique en main, ils placent leurs enchères en toute discrétion. Le temps des enchères dure moins de 30 secondes pour chaque cheval. Commencée à 10 heures précises, la vente était terminée un peu après 13 heures. Dans leur grande majorité, les acheteurs sont des marchands venus de Kyushu, l' île la plus au sud du pays. Chargés dans des camions, les chevaux seront acheminés vers les abattoirs de cette île dont la population est consommatrice de viande chevaline. D'une manière étonnante, l'île de Hokkaïdo qui compte plus de 90% des élevages de chevaux ne consomme pas de viande chevaline.
Les poulains de l'année se négocient entre 400000 et 520000 Yen (3000 et 4000 €). Les juments d'âge de 850/900 kilos atteignent plus de 6000 €. Ces prix doivent être mis en rapport avec le prix de la viande au détail. Il s'agit d'un produit de luxe qui n'est consommé que dans des occasions spéciales. On trouve cette viande dans des boutiques de produits alimentaires de luxe et le prix au kilo varie entre 50 et 200 € selon la qualité. Le Japon est le 10ème importateur mondial de viande chevaline et 5000 carcasses sont importées chaque année du Canada.
Seuls quelques poulains semblent avoir été acquis par des éleveurs qui les destinent au ban'ei. Il s'agissait de poulains de l'année vendus aux prix les plus élevés. Quelques poulains de race pure percheronne ont été retenus par leur propriétaire malgré des prix de vente proposés assez élevés.
Parmi les poulains percherons de race pure figuraient 2 fils et 1 petit-fils de Flâneur du Gué, vendus à des marchands pour 3300, 3200 et 3500 €. A quelques exceptions près, tous les chevaux proposés à la vente ont trouvé preneurs.

Ils Ont Fait La Foire

La foire de la Bazoche-Gouet en Eure-et-Loir a pris place en quelques années dans le calendrier des événements percherons. Organisée conjointement par la Municipalité de la Bazoche-Gouet et le Syndicat du cheval percheron d'Eure-et-Loir et du Loir-et-Cher, cette foire dite "de la Saint-Martin", a accueilli un peu plus de 50 chevaux. Des poulains de l'année et des hongres puisque c'est à l'occasion de ce rassemblement qu'a lieu le seul concours percheron pour les hongres. Tour de foire en images.

6 nov. 2009

La Vie Sans Paillettes

Monsieur Shimomura nous montre Kin-Hiné, "Princesse Dorée", la jument pommelée qui n'est autre que la fille de Joyeux, le dernier étalon percheron à rejoindre le Japon.
La ferme d'Etat de Tokachi, à une vingtaine de kilomètres au nord de Obihiro dans l'île de Hokkaïdo, ne manque pas d'espace, avec ses 4000 hectares, pour nourrir son troupeau de 140 chevaux, composé pour une moitié de percherons et pour l'autre moitié de bretons pures races.
L'Etat japonais dispose de 11 fermes d'Etat réparties sur tout son territoire. Celle de Tokachi est la seule à accueillir des chevaux de trait. Avec ces fermes d'Etat, les Japonais entendent maintenir des réservoirs d'animaux en races pures et accomplissent de nombreuses recherches dans le domaine de la génétique animale ainsi que dans d'autres domaines liés à l'agriculture.
Avec ses chevaux percherons et bretons, la ferme de Tokachi assure le renouvellement de reproducteurs pour les éleveurs de chevaux de trait de l'île de Hokkaïdo et des provinces du nord du pays. Ces éleveurs ont pour objectif principal la production de viande de cheval, ce qu'ils font surtout à partir de croisements entre ces différentes races. Les élevages de l'île fournissent aussi les chevaux qui font carrière dans les compétitions de ban'ei.
Les élevages de chevaux de trait au Japon se sont constitués par des importations massives de percherons, de bretons et de traits belges, pour l'essentiel, pendant de très longues années. Mais ces importations se sont totalement arrêtées il y a quelques années.
Kazuo Suzuki, directeur-général de la ferme de Tokachi (photo ci-dessous) ne cache pas le besoin de nouvelles souches de reproducteurs percherons et bretons. Mais dans la situation économique actuelle, les coûts d'importation d'étalons français s'avèrent trop élevés. A cela s'ajoute la demande gouvernementale de réduire la taille du troupeau de chevaux de trait de la ferme de Tokachi. Il faut savoir que cet établissement a compté jusqu'à 600 chevaux de trait de races pures. Pour Kazuo Suzuki, l'importation de semence serait la solution à mettre en place.
Avec le Brésil, l'Afrique du Sud, l'Australie et d'autres pays moins éloignés, le Japon serait donc intéressé par l'importation de semence de chevaux de trait de souches françaises. Il semble que France Trait -en charge de la promotion des 9 races de trait françaises- soit très consciente de ces problèmes à l'international et que l'association -qui n'a que quelques années d'existence- ait engagé une réflexion et un plan de travail sur l'éventuelle mise en place d'une filière d'exportation de semence trait vers l'étranger.

Pensée dominicale

5 nov. 2009

Un Vrai Village

  • Au premier plan, un trait de type percheron à l'entraînement.

Avec 550 chevaux en résidence pour les courses de ban'ei, l'hippodrome de Obihiro sur l'île de Hokkaïdo s'apparente à un vrai village. Plusieurs dizaines de bâtiments (photo ci-dessus) situés à environ 300 mètres de la piste officielle abritent au rez-de-chaussée les chevaux et à l'étage les humains.

Les carottes, à la tonne et le foin, à la pelle, sont bien évidemment destinés aux chevaux qui rendent de fréquentes visites aux deux maréchaux-ferrants et à la clinique vétérinaire disponibles sur le site (photos dans les jours à venir).
Parmi les nombreux entraîneurs rencontrés, voici Koji Minagawa (ci-dessus) et Hidekatsu Matsumoto (ci-dessous). En 2001, tous deux étaient encore jockeys et ils avaient fait le déplacement au haras du Pin pour le Congrès mondial du percheron. Bien sûr, les souvenirs restent gravés dans leur mémoire. Koji reconnaît que le voyage avait été dur : "Il fallait toujours boire du vin". Supportable quand même, puisque Hidekatsu affirme sans hésiter : "Pour le Congrès de 2011, on est prêts à y retourner".

Navaro au Maroc

La SHPF était présente sur le Salon du cheval de El-Jadida au Maroc qui s'est déroulé il y deux semaines. Les Haras nationaux étaient aussi présents. Ils avaient fait le déplacement avec deux chevaux dont un étalon national percheron, Navaro du Bourguerin (photo ce-dessus).
Catherine Manceau, qui représentait la SHPF, dit avoir été surprise de l'enthousiasme suscité à chacune des apparitions de Navaro.
Retrouvez les photos du Salon sur le site de la SHPF (album Picasa).
Navaro du Bourguerin, étalon national de type trait né en 2001 chez monsieur Alain ALLAIS à Aunay-les-Bois dans l'Orne.

Le Calendrier Percheron pour Noël ?

Noël approche à grands pas. Une idée de cadeau "classe" à pas cher et qui dure au moins une année : le calendrier 2010 du cheval percheron.
Possibilité de le commander directement à la SHPF au prix de 15 € (10 € + 5 € de frais) : Société hippique percheronne de France, 4 rue Rémi-Belleau, 28400 Nogent-le-Rotrou. Tél = 02.37.52.00.43.
Possibilité aussi de se le procurer à la foire du Mêle-sur-Sarthe dans l'Orne le 28 novembre.

Avec "La Balade du Perche"

Il y a quelques jours, Madeleine et Marcel Lelièvre ont présenté leur nouvelle voiture hippomobile adaptée au transport des personnes à mobilité réduite.
C'est à Margon près de Nogent-le-Rotrou en Eure-et-Loir que la cérémonie officielle a eu lieu, en présence d'élus et de notables de la région nogentaise. Cela fait de nombreuses années que La Balade du Perche propose des visites en attelage de la ville de Nogent-le-Rotrou. Avec ce nouveau véhicule, Madeleine et Marcel Lelièvre sont désormais en mesure de répondre aux attentes de nombreuses institutions (maisons de retraite, instituts médicalisés...) en recherche d'activités pour leurs pensionnaires.
Madeleine et Marcel Lelièvre se déplacent à la demande, dans un rayon de 50 km autour des villes de Ceton et de Nogent. Mais ils peuvent à l'occasion accepter des déplacements plus lointains. La Balade du Perche s'est aussi fait une spécialité des mariages et sorties touristiques en tous genres. Le Père Noël fait aussi partie des clients attitrés de Madeleine et Marcel.
N'hésitez pas à les contacter pour de plus amples informations :
La Balade du Perche : 06.10.53.30.73.

3 nov. 2009

Le Ban'Ei par Passion

  • Dans le hall de la gare de Obihiro.

Les courses de ban'ei emploient environ 300 personnes, qui travaillent quotidiennement autour des 550 chevaux. Ces chevaux retournent de temps à autre passer des périodes de repos chez leurs propriétaires qui sont dans la grande majorité de l'île de Hokkaïdo. Les chevaux de ban'ei ne peuvent pas participer à plus d'une course tous les 15 jours.

Tout le monde, hommes et chevaux, vit sur le site de l'hippodrome. Tous les matins à 3 h en été et à 4 h en hiver, les entraîneurs prennent les chevaux en charge. L'entraînement s'achève à 8 h. Les jours de courses, la première épreuve a lieu à 11 h 30. Les courses, 12 par réunion, se succèdent jusqu'à 17 heures.
Les jockeys sont au nombre de 30, présents eux aussi sur le site toute l'année. Ils montent les chevaux en course en fonction des souhaits des propriétaires et des entraîneurs. Ils ne peuvent pas participer à plus de 7 courses par réunion.
A chaque course, les gains varient. Parfois seuls les 3 premiers chevaux sont récompensés (90000 Yen = 680 € ; 18000 Yen = 140 € ; 10000 Yen = 75 €). Parfois ce sont les 5 premiers qui obtiennent un prix (110000 Yen = 850 € ; 22000 Yen = 170 € ; 13000 Yen = 100 € ; 6000 Yen = 45 € ; 4000 Yen = 30 €). Chaque réunion comporte une course ou deux avec des prix plus importants (180000 Yen = 1400 €, pour le premier). Les gains sont partagés entre le propriétaire (85%), l'entraîneur (10%) et le jockey (5%).

  • Les parieurs gagnants reçoivent leur argent grâce à des machines automatiques.

  • "Café de Percheron", le café de l'hippodrome de Obihiro.

Entraîneurs et jockeys mènent une vie très dure. Le rythme de travail est très difficile à tenir. De plus, tout ce petit monde ne bénéficie d'aucunes vacances. Au niveau financier, leur situation est aussi difficile et beaucoup -en particulier les plus jeunes- mènent une vie assez précaire. Mais le maître mot qui revient en permanence dans leur bouche explique leur présence : la passion.

2 nov. 2009

Une Princesse dans le Sud

Princesse... souvenez-vous, au concours de traction du Grand-Lucé en août elle avait impressionné par son calme et sa générosité dans l'effort.
Eh bien, la percheronne pommelée de l'élevage du Grand Prainville s'en est allée vers le sud. Pour l'instant, c'est Claude Sandillon qui lui fait découvrir le travail dans la vigne avec le porte-outil matavigne de chez Prommata.
Après sa période d'initiation, elle va rejoindre le domaine Château Castigno dans le département de l'Hérault pour y débuter sa nouvelle carrière.
Elevage du Grand Prainville : 06.62.43.90.49.

SABOTS Hors série N° 3

Après le n°1 consacré au débardage, après le n°2 sur le maraîchage & la vigne, Sabots vient de publier son 3ème hors série qui traite cette fois du cheval en milieu urbain.
Une occasion de découvrir les communes qui ont décidé de passer à l'énergie cheval.
Quelques sujets JLD : Lausanne, Monaco, Peyrestortes, Arche de la Nature au Mans... la couv' aussi.
Attention, les abonnés à Sabots ne reçoivent pas les hors série. Ils sont disponibles dans les Maisons de la presse.

En Piste pour le Ban'Ei

Interrompues pendant quelques mois en 2006 en raison d'une gestion déficitaire sur les 10 années précédentes, les courses de ban'ei de l'île de Hokkaïdo ont repris mais ne se déroulent plus que sur un seul hippodrome, celui de Obihiro, alors qu'elles tournaient sur 4 hippodromes auparavant. Au final, le nombre de courses par année n'a pas changé.
Cette discipline -qui s'est vue décerner le titre de "Patrimoine culturel national" fait évoluer des chevaux de trait qui doivent tirer des traineaux de 500 à 700 kilos sur une piste en sable de 200 mètres avec deux buttes, l'une haute de 1 mètre et l'autre de 1,5 mètre- bénéficie de la participation financière du groupe de téléphonie SoftBank. La ville de Obihiro est aussi totalement engagée dans le soutien aux épreuves de ban'ei. Les revenus du ban'ei proviennent de paris qui sont effectués sur les courses. Chaque réunion de 12 courses enregistre entre 6 et 7 millions de Yen de paris (1 € = 132 Yen). Le ban'ei a connu une période où les paris étaient de 100 millions de Yen par réunion.
La participation de SoftBank, vitale, est reconduite par contrat annuel et l'objectif d'arriver rapidement à une gestion qui ne soit plus déficitaire conditionne l'avenir de SoftBank avec la discipline du ban'ei.
Les courses se déroulent toute l'année, même au coeur de l'hiver quand le froid sibérien frappe l'île de Hokkaïdo. La température peut alors descendre jusqu'à -20°. Les courses ont lieu le samedi, le dimanche et le lundi, avec 12 épreuves de 10 chevaux chacun de ces jours.
Dans les dernières décennies, les Japonais ont fréquemment fait appel aux traits percherons, bretons et belges pour constituer leur armada de chevaux de ban'ei. Les croisements entre ces trois races ont été la règle, et les chevaux de race pure sont aujourd'hui assez peu nombreux. Cependant, la présence de chevaux noirs et de chevaux pommelés atteste de la présence de percherons de race pure (assez rares) ou de croisés qui ont gardé de très forts caractères percherons.