jeudi 31 janvier 2013

Une Interview D'Alizée
















En exclusivité pour le blog Percheron International, Alizée la percheronne (pas la chanteuse) a accepté de répondre à nos questions. Voici la transcription exacte de l'interview qu'elle nous a accordée.















Percheron International : Votre nom complet est Alizée d'Atout. Ne seriez-vous pas originaire de la Sarthe ?
Alizée : C'est vrai. Je viens d'un élevage assez connu du nord de la Sarthe. Je suis née dans une région où les percherons poussent comme les champignons en automne.
P.I. : Une rumeur fait état de votre participation, prochainement, à une grande fête à Paris. Est-ce bien exact ?
Alizée : Vous êtes bien informé. Du 23 février au 3 mars, je vais participer à un grand rassemblement festif, le SIA, qui se déroule à Paris chaque année à la porte de Versailles. Mais je ne serai pas la seule percheronne. On m'a dit qu'il y en aurait d'autres avec moi. Je suis très stressée à l'idée de défiler en public. Chez moi à Montigny, les visites sont rares et je ne suis pas habituée à voir beaucoup de monde. J'espère que je ne vais pas me prendre les pieds dans le tapis et que je ne vais pas dire trop de bêtises.

P.I. : Comment avez-vous été sélectionnée pour participer à cette grande fête ?
Alizée : Quelle aventure ! Il y a eu des éliminatoires. En tout, trois défilés. C'était sérieux : belles toilettes et jurys professionnels. J'ai réussi à franchir ces obstacles. Ensuite, un autre jury s'est réuni pour choisir parmi tous les percherons et les percheronnes qui avaient brillé pendant ces épreuves éliminatoires. Quand on m'a annoncé que j'étais sélectionnée pour représenter la race percheronne à la capitale, j'étais folle de joie !
P.I. : On dit que pour aller à Paris, vous avez dû apprendre à danser.
Alizée : Pas le choix, en effet. Pour aller à Paris, il faut savoir danser le carrousel monté. Paris, c'est pas Montigny. Alors, j'ai pris un jeune professeur de danse pendant quelques semaines. Il s'appelle Vincent. Mon dieu, qu'il est beau ! Ah, le matin quand il faisait ma toilette, je me souviens de ses mains douces dans mes crins emmêlés. J'espère bien le revoir à Paris.


P.I. : Comment allez-vous vous habiller pour cette grande fête ?
Alizée : Je me suis trouvé une petite robe grise qui m'a plu tout de suite. Pas tape-à-l'œil mais qui en jette quand même.
P.I. : Est-ce qu'on vous a expliqué comment allait se dérouler cette fête parisienne ?
Alizée : Une autre percheronne, Upac, que j'ai rencontrée au Haras du Pin, m'a donné des conseils. Elle a déjà participé à cette fête l'année dernière et elle y sera encore cette année. Upac, c'est une princesse ! Pensez donc, elle est sur l'affiche de la fête. Respect. Elle m'a dit de ne pas m'inquiéter et qu'elle serait là pour me soutenir. Trop cool. Je vous laisse, il faut que j'aille me faire tailler les sabots.


Alizée d'Atout
chez Monique et Alain Patout
La Rousselière
72600 Montigny
02.43.33.85.19.

mercredi 30 janvier 2013

On Joue À La Neige > 5

Sandra Barré et Sébastien Bellessort.

















Sandra nous dit, en faisant rimer des mots en "ou" :
"Nono trouve la neige à son goût.
Quaribou, lui, s'en fout".
Sandra fait bien de prendre des photos et de jouer avec les mots. Bientôt, elle n'aura plus le temps...


Sandra Barré et Sébastien Bellessort
Le Journet
28200 Châteaudun

Doriane et Romain Laurent.

















Doriane a été vigilante. "Il a neigé dans le nord de la Manche. Ce fut bref, il a fallu faire vite pour prendre quelques photos".
À gauche, Auditeur de la Haize et à droite (ou tout seul), Un Brin de Muguet (dit Umbro).


Doriane et Romain Laurent
50690 Hardinvast

Bernard Defrain.

















Nous sommes bien conscients du traumatisme que nous allons infliger à Brigitte Guillaume qui, à chaque fois qu'elle voit le mot "Pensée", est prise d'une envie irrépressible de tapoter sur le clavier de son ordinateur. Du calme, Brigitte ! Il s'agit de Pensée, la boulonnaise de Bernard Defrain. Une Pensée boulonnaise, en Somme.
Écoutons Bernard :
"Neige bien présente sur la vallée de la Somme. Il a neigé sans arrêt pendant 7 heures. Il y en a donc environ 15 cm. Le problème, c'est qu'il n'y a plus de haies le long des routes ; si le vent monte, la neige des champs vient s'accumuler sur la route, ce qui pose problème pour circuler en voiture. La neige est beaucoup plus blanche que Pensée !".


















Bernard Defrain
2 bis, rue de l'Abbé Loir
80800 Le Hamel
06.99.20.10.54.
03.22.96.03.16.

Josiane Lebègue.













Les prairies de la ferme de Montaumer ont eu droit à la neige, comme tout le monde. Josiane a bien respecté le règlement du concours, et nous communique le nom des chevaux : Quysmy du Mont et Ramdam du Mont sur la 1ère photo ; Athena du Mont et Astrée du Mont sur la 2nde ; et enfin Ultra du Mont et Ulster du Mont, chevaux entiers, sur la 3ème.

















Josiane Lebègue
Ferme de Montaumer
61560 La Mesnière
06.81.08.70.99.

mardi 29 janvier 2013

Jean-Yves Rolland En Indépendant
















Depuis plusieurs années, Jean-Yves Rolland portait la casaque des Haras nationaux. Au nom de cette institution, il exerçait sa fonction de maréchal-ferrant à l'intention des propriétaires privés. Il était particulièrement bien implanté dans le monde du cheval de trait en Sarthe.
Mais la complète réorganisation des anciens Haras nationaux a amené bon nombre de personnels à repenser leur avenir professionnel. Jean-Yves Rolland est de ceux qui ont choisi de s'émanciper. Il devient donc "artisan maréchal-ferrant", travaillant d'une manière indépendante.
Jean-Yves Rolland reste en Sarthe et est désormais installé à Beaufay, ce qui lui permet de rayonner sur tout ce département. Comme auparavant, il continuera à éventuellement répondre à des demandes dans les zones frontalières avec l'Orne et la Mayenne, à la condition d'effectuer des déplacements pour intervenir sur plusieurs chevaux regroupés.


















Jean-Yves Rolland
Bourchelin
72110 Beaufay
06.22.94.67.14.


lundi 28 janvier 2013

Un Tandem En Apprentissage

















Pour ce chantier environnemental de restauration du cours de la Braudière, un affluent de la Sanguèze dans le Maine-et-Loire, Jean-François Lafon -qui savait devoir évoluer pour une partie du temps en prairie le long des rives- avait choisi de mettre Quercy (Quelman de la Meule) et Végas en tandem. Un apprentissage qui s'est déroulé à merveille et qui devrait être renouvelé occasionnellement pour que les deux percherons puissent parfaire leur technique.


Eddy Renou, technicien rivière auprès du Syndicat intercommunal pour l'aménagement du bassin versant de la Sanguèze, a fait appel à la traction animale pour ce travail de remise en état du cours de la Braudière.
"Les rives de la Braudière ont subi une très forte érosion. Nous avons entrepris dans un premier temps un ensemble de travaux forestiers le long des berges. C'est une équipe d'insertion qui est en charge de ce chantier mais nous faisons aussi intervenir la traction animale pour sortir les bois les plus volumineux, principalement des peupliers et des aulnes. Il n'y a pas de grandes difficultés pour le travail au cheval mais la distance de traîne peut être assez longue".













Le hongre Quercy, le plus expérimenté des deux percherons, ouvrait la marche alors que Végas, âgé de 4 ans seulement et encore en pleine possession de tous ses attributs, suivait le mouvement. À noter que Quercy appartient à Daniel Lebelois mais que Jean-François Lafon, qui l'a formé au débardage, l'utilise actuellement.
















Remembrement des terres et forte urbanisation sont pointés du doigt quand il s'agit de désigner les causes des très fortes érosions subies par la Braudière ces dernières années.
"Avec le remembrement, on a rendu le tracé de la Braudière plus rectiligne, ce qui a entraîné une accélération de la vitesse de l'eau, d'où une plus forte érosion. L'urbanisation et la construction de voies autoroutières ont aussi modifié les apports en eau qui sont plus concentrés et donc plus puissants. L'urbanisation nuit à l'infiltration des eaux qui s'écoulent massivement et rapidement vers les cours d'eau", précise Eddy Renou.

















Les travaux forestiers le long des rives de la Braudière seront suivis d'une phase de stabilisation des berges, avec des apports de pierres, associée à un entretien régulier de la ripisylve.

Jean-François Lafon
Le Guignier
37370 Saint-Paterne-Racan
06.14.86.12.99.

samedi 26 janvier 2013

On Joue À La Neige > 4

Valérie et Davy Gesbert.










Pour jouer à la neige, Valérie, photographe attitrée de l'élevage d'Égée, a choisi les mâles : Black Dream d'Égée, Beau Prince d'Égée, Arganzo d'Égée et Angelot d'Égée.
Si les juments lui font la tête et lui disent "Et nous ? On n'est pas assez belles pour être en photo ?", elle l'aura bien mérité.


Élevage d'Égée
La Petite Croix
61130 Saint-Fulgent-des-Ormes
02.43.34.42.23.
06.84.48.08.41.

Marcel Binet.
















Marcel a appuyé 1 fois sur le déclencheur, et c'était la bonne photo. Un vrai pro, ce Marcel. Il faudra que je lui demande la recette.
Sarinne à gauche, Vanille des Larris à droite.

Marcel Binet
6, rue des Larris
Grogneul
28130 Saint-Piat
06.07.22.91.47.

Nicolas Garnier.













Nicolas nous résume simplement la situation : "Sur la 1ère photo, Princesse du Chandais à gauche, Sirène de la Noé à droite, et au fond Savane des Chandais. Sur la 2nde photo, Sirène de la Noé".















Nicolas Garnier
Les Mares Jésus
41130 Billy
06.81.48.82.35.

Patrick Lebon.














Patrick nous fait une petite énumération à la Prévert : "Terapide, Badiane de la Crambe, Baccarra de la Crambe, Luciole 10, Tania 17, Idole". Et aussi une jument Henson dans le coin d'une photo.


















Patrick Lebon
La Crambe
24510 Sainte-Foy-de-Longas
05.53.22.72.74.
06.03.05.34.56.

Jean-Marc Gérard.

















Les Palefreniers du Malgras ont fait une balade en traîneau en compagnie de leur trait belge César. Une chance, ils n'avaient pas oublié leur appareil photo.

Jean-Marc Gérard
Les Palefreniers du Malgras
EPM Nivelles
4, rue du Malgras
1400 Nivelles
Belgique

vendredi 25 janvier 2013

Comme Un Jeu De Mikado
















Roodt. Luxembourg.

















Au premier coup d'œil, Marc Guillaume, le débardeur belge de la région de Bastogne, a compris que l'on était loin d'un abattage pensé et réalisé en vue d'un débusquage au cheval. Certains des douglas semblaient être tombés là où le vent les avait poussés. Des arbres encroués et quelques autres en équilibre précaire, à l'horizontale, à quelques mètres au-dessus du sol, donnaient à ce chantier un aspect de jeu de mikado géant.

Il en fallait plus pour impressionner Marc Guillaume, qui reconnaissait cependant qu'il ne s'agissait pas des conditions les plus favorables pour le travail au cheval.
















Mina, issue d'un croisement ardennais / haflinger, a livré un combat farouche, ne s'avouant jamais vaincue. Avec calme et patience, Marc Guillaume -faisant bouger un bois, poussant un tronc, tirant l'autre, un œil au sol et l'autre lorgnant vers le ciel pour éviter d'être pris par la chute inopinée d'une grume flottante- est parvenu sans trop de difficultés à démonter cet enchevêtrement du plus bel effet par temps de neige.