mercredi 6 mai 2009

Dans la tradition

Azay-le-Rideau, en Touraine, accueillait pour la 1ère fois le 3 mai dernier un concours d'attelages de tradition. La participation des chevaux de trait était importante, avec des attelages comtois, cobs, traits poitevins et percherons. La race originaire du Perche était représentée par deux attelages. Jean-Claude Chartrain , de la Sarthe, aux guides de sa percheronne pommelée Nina et Patrice Biget, de l'Orne, avec ses percheronnes noires Cassette & Clara.
Le matin, les participants ont dû surmonter un routier de 14 km avec de fortes déclivités. Peut-être excessives pour certains attelages de tradition peu adaptés aux terrains accidentés et aux chemins en mauvais état.
L'après-midi a été plus tranquille, avec un parcours de maniabilité. Dommage que l'épreuve ne puisse bénéficier davantage du cadre historique du château. Seule la présentation des attelages s'est tenue devant une grille latérale, et fermée, du château.
JLD.
Trait comtois.
Traits poitevins.
Cob normand.

Traits des villes, traits des champs

Les chevaux de trait, on en parle davantage depuis quelques années. Le milieu des utilisateurs semble en effervescence. Après les activités d'attelage de loisir qui se sont développées il y a une vingtaine d'années, c'est maintenant le cheval agricole, dans la vigne et en maraîchage, le cheval forestier et le cheval urbain qui emboîtent le pas du trait de loisir.
Pourtant, il serait erroné de mettre sur un même pied ces nouveaux champs d'activités. Cheval urbain, agricole et forestier, ne jouent pas dans la même catégorie. La star qui bénéficie de toutes les attentions, c'est sans conteste le cheval des villes, ou cantonnier comme on l'appelle aussi. Rien de tel pour le trait des champs, isolé dans la vigne ou dans les bois. Bien peu de monde s'y intéresse.
Cette différence de traitement entre les traits des villes et les traits des champs s'explique facilement. Le cheval urbain est avant tout une affaire politique, au sens large. C'est-à-dire que ceux qui s'engagent dans le soutien de telles initiatives le font en espérant tirer profit, en termes d'image ou autres (par une très forte médiatisation) de leur action. Il est aussi clair que ces expériences de chevaux en ville voient le jour grâce au travail militant d'une ou deux personnes proches du terrain qui doivent ensuite composer avec le bon vouloir des pouvoirs locaux, seuls habilités à ouvrir les vannes de la boîte à sous.
Rien de tel pour le trait des champs. Qui voudrait organiser des réunions de professionnels, maraîchers, vignerons, forestiers, pour expliquer le rôle que peut tenir le cheval de trait dans les campagnes ? Personne. Seuls quelques militants convaincus s'attellent à ce travail de développement. Il faut dire qu'il n'y a rien à gagner à entreprendre de telles actions de promotion au fond des campagnes et des bois.
La campagne, c'est juste bien pour y construire des villes.
JLD.
Trait des champs. Ardennais.

lundi 4 mai 2009

En passant à la Trappe...

... ou plutôt en forêt de la Trappe, en limite de Perche ornais.
J'y ai rencontré une connaissance d'il y a quelques mois en la personne de Qésaco de la Chapelle. Sous la selle de Valérie Bouteloup.
Quelques images printanières de cette nouvelle rencontre.
JLD.

samedi 2 mai 2009

De jour et au pré : merci Koré !

Je vous avais bien dit de surveiller Koré.
Mais Patrice Biget n'avait pas besoin de mes conseils. Koré est une habituée des poulinages diurnes. Elle a délivré un fils de Rivulus de la Vande, de robe noire-noire semble-t-il. Sous le regard attendri de Toscane, la grand-mère.
Jean-Claude Callaud, présent sur la ferme, a été sollicité pour "tirer". Avec un photographe et un artiste au moment de sa naissance, ce poulain devrait laisser une belle image à la postérité.
JLD.
Elevage Biget
Les Aulnays
61250 Ménil-Erreux
Tél : 02.33.31.16.81.

mercredi 29 avril 2009

Une terre bien roulée

J'aurais pu tomber dans la facilité et mettre en titre : Les rouleaux du printemps. Remarquez, "Une terre bien roulée", ça ne fera pas date non plus le jour où quelqu'un entreprendra d'écrire "La fabuleuse histoire des blogs".
Bref, nous retrouvons Impératrice que je vais anoblir par ma seule grâce et que je n'appellerai plus désormais qu'Impératrice de l'Arche. Car c'est encore à l'Arche de la Nature en pays manceau que nous faisons étape avec Estelle et Mathias, bien décidés à rouler une bonne planche.
On ne pourra pas dire de Mathias qu'il n'en mène pas large puisque les trois rouleaux ainsi disposés font bien... de large, si ce n'est pas plus. J'en ai assez de tout vous dire, alors dites-moi plutôt : ça fait combien de large, ces trois rouleaux ainsi disposés ? Attention, j'irai vérifier. A moins qu'Estelle ou Mathias ne nous donne la solution...
JLD.

lundi 27 avril 2009

Le percheron historique

La ville de Nogent-le-Rotrou et l'Office de tourisme nous invitent à emprunter la machine à remonter le temps. Du 21 au 24 mai aura lieu la fête médiévale Percheval. Une grande parade, un spectacle équestre et de multiples animations seront au programme de ces journées moyenâgeuses.
Les habitués de la race percheronne reconnaîtront des visages et des percherons. Ceux de la ferme Trait Nature (photos), de Perch'Orizon ainsi que des attelages percherons.
Programme complet sur www.nogentlerotrou-tourisme.fr
JLD.

vendredi 24 avril 2009

Le temps des semailles

Retour à l'Arche de la Nature au Mans.
Après le labour, le hersage, la percheronne Impératrice s'est attelée aux semailles. Pas de "geste auguste" pour Estelle et Mathias qui ont préféré utiliser un semoir Souty. Norbert Souty, exactement, inventeur et constructeur à Conlie dans la Sarthe il y a bien longtemps.
Pas de geste auguste, donc, mais des gestes d'experts en agriculture à traction animale qui ont fait l'admiration des VTTistes, des promeneurs et autres habitués de la ferme pédagogique de l'Arche.
JLD.

lundi 13 avril 2009

Une terre porteuse

Ils n'ont pas besoin de prendre la mer pour s'émerveiller de la vue de la terre. Cette bonne terre qu'ils aiment plus que tout, ils la contemplent, la prennent dans leurs mains. Ils la travaillent avec amour. Avec leurs ânes et leurs chevaux. Une terre source de vie, source de nourriture.
Pendant toute une journée, Nicolas, Mathilde, Ignace, Bruno, Aline, Guillaume, Romuald, Solveig, et d'autres, se sont retrouvés sur la terre, celle de la ferme maraîchère de Bénédicte & Nicolas Mazzarese à Fresle en Seine-Maritime. Beaucoup sont maraîchers ; plusieurs, en passe de s'installer. Tous s'insurgent des tourments que l'homme inflige à la planète.
Alors, "cette bonne terre" qu'ils foulent respectueusement de leurs pieds, ils la cajolent. Ils la retournent, l'émiettent, la mettent en buttes. Biscuit & Odin, les ânes, Medium & Follette, les traits comtois, tracent des sillons. Les femmes et les hommes, kassine en main, font des allers-retours. Changent d'outil. Sous-soleuse, vibroculteur, lame sarcleuse, herse vibrante, disques billonneurs, toute la gamme du matériel Prommata est mise à contribution. Pour que cette terre demeure à jamais une terre porteuse, porteuse de vie, d'espoir.
JLD.