mardi 17 novembre 2009

Ban-Ei, Le Village

Parmi la trentaine de bâtiments qui abritent les écuries des chevaux de ban-ei, deux locaux particuliers : ceux du maréchal-ferrant et de la clinique vétérinaire.
Deux maréchaux, en fait, qui travaillent simultanément, avec l'aide d'une assistante. Deux types de fers sont utilisés. Des fers classiques pour la majeure partie des épreuves et des fers "hiver" pour les terrains gelés.
Autre bâtiment, celui de la clinique vétérinaire. Pendant les soins, les courses sont toujours présentes grâce à un téléviseur qui fait l'objet de toutes les attentions.

lundi 16 novembre 2009

Le Ban-Ei Disséqué

Avant chaque course, les 10 chevaux sont présentés au public par les grooms. Auparavant, les chevaux ont été identifiés visuellement. Il n'existe pas de système de puçage au Japon. Pas de contrôle anti-dopage avant la course ou pendant les entraînements.
Les jockeys passent quelques minutes dans une sorte de salle d'attente, puis ils rejoignent les chevaux qu'ils doivent driver.
Et hop !...
Les parieurs de tous âges observent les partants. En 2008, il y a eu en moyenne 1999 spectateurs par réunion, pour un total de 148 jours de course.
Les chevaux, plus ou moins en file indienne, gagnent le départ en passant devant les tribunes... vides. Tous les parieurs sont aux machines automatiques dans la galerie intérieure qui est... chauffée.
Les jockeys saluent le juge. Nous sommes en Asie.
Les chevaux sont sous les ordres du starter.
Les chevaux sont lancés. Départ à bloc jusqu'à la première butte, 35 mètres plus loin.
Cette première bosse haute de 1 mètre est franchie dans la foulée. Certains chevaux éprouvent cependant quelques difficultés. Les traîneaux pèsent de 500 à 700 kilos selon les courses.
Il y a 78 mètres entre la première et la deuxième butte, haute de 1,50 mètre. Les chevaux marquent deux ou trois arrêts de quelques secondes entre ces deux obstacles pour reprendre leur souffle. Ils marquent un arrêt un peu plus long au pied de cette deuxième bosse, puis ils partent à l'assaut. Certains franchissent l'obstacle avec facilité, d'autres calent dans le sable. Les jockeys font largement usage de leurs guides pour fouetter la croupe des chevaux. Après le passage de la première bosse, le reste du parcours se fait pratiquement au pas.
Encore 64 mètres avant l'arrivée. La piste large de 21 mètres pour 10 couloirs est entièrement ensablée. Une couche de 30 cm qu'il faut remettre en état après chaque course.
Le poteau d'arrivée, en forme de fer à cheval, est en vue. A une vitesse moyenne de 4 km/heure, les 200 mètres ont été parcourus en environ 4 minutes.

samedi 14 novembre 2009

Un Scoop Qui Fait Pschitt

Une scène banale de débardage quelque part en Bretagne, direz-vous.
Pas si sûr...
L'utilisation d'un puissant téléobjectif, l'arme fatale des paparazzi, me confirme que nous sommes bien en présence de deux débardeurs finistériens, les Séité père & fils.
L'examen attentif des allers et venues me fait penser qu'il y a quelque chose qui cloche.
Une planque prolongée dans les feuillages aux couleurs d'automne du bois de Kercadoré en bordure du Scorff sur la commune de Queven dans le Morbihan vient lever les derniers doutes.
Jean-Jacques et Vincent Séité sont passés au percheron.
Enfin, un vrai scoop dans une vie de photographe "traits" qui manquait sérieusement de piment.
Reste à négocier ces clichés.
Auprès de la Société hippique percheronne, qui pourra se targuer d'une belle prise ? Auprès du Syndicat breton, qui voudra à tout prix empêcher la publication des photos compromettantes ?
Je profite du couvert foliaire pour m' approcher sans être vu. N'est-ce pas Claude "Max" Pot et sa compagne, venus de Bourgogne, qui rendent visite à leurs amis débardeurs ? En tendant l'oreille, quelques bribes de conversation me parviennent. "... Robin Knight... percheron... formation... Saint-Cloud... Savoureux, aussi...".
Cela me semble clair. Il y aurait deux percherons, Savoureux et Robin Knight, venus là pour apprendre le métier de débardeur, avant de rejoindre l'association Espaces qui gère l'activité traction animale dans le Parc de Saint-Cloud.
J'en sais assez, mais je continue à observer la scène. Les deux chevaux bretons paraissent aussi bien intrigués par l'intrus.
A voir les arbres à abattre, les plus dangereux, on peut penser qu'il s'agit d'une coupe de sécurité. Logique dans ce bois, propriété du Conseil général et géré par l'ONF, qui est très prisé des promeneurs et des sportifs.
Je prends encore quelques photos mais force est de constater que les Séité ont conservé leurs bretons. Mon scoop fait pschitt. je m'éclipse sans être vu...

lundi 9 novembre 2009

La Traction Animale Passe Au Vert

Ceux qui ont poussé les Portes Ouvertes de l'entreprise Equi'Marché il y a quelques semaines ont pu découvrir un porte-outil motorisé assez compact, baptisé "Teney" du nom du concepteur. Ce nouvel outil adapté à la traction animale a été conçu par la société Vert Service de Belgique.
Vert Service nous transmet quelques photos et quelques informations :
"Présenté pour la première fois par la société VERT SERVICE au congrès UNIVERT le 23 septembre 2009 à Limoges, le porte-outil TENEY a éveillé la curiosité des participants. A l’heure de l’écologie et de l’économie, cette machine permet d’associer la traction animale au confort actuel du relevage 3 points hydraulique et du moteur diesel. Le porte-outil TENEY distribué par VERT SERVICE rend l’agriculture écologique à la portée de tous grâce à son relevage 3 points. En effet, les outils conçus pour les tracteurs compacts se prêtent bien à l’utilisation hippomobile. Ceux-ci sont adaptés aux évolutions modernes en ce qui concerne le rendement des cultures et les pratiques agronomiques, et sont financièrement plus abordables que le matériel hippomobile uniquement destiné à la traction chevaline.
Le porte-outil TENEY fut développé en collaboration avec l’association « Le Chemin du Halage » qui soutient le retour de l’énergie de trait dans les domaines de l’agriculture (maraîchage, foin sur les zones sensibles), la gestion des services publics (tri sélectif, balayage, transport en commun..) et le tourisme".
Vert Service, rue de Nazareth 10, B-4651 Battice, Belgique. Tél = 0032 87 67 89 48

Pas De Café Pour Mélino

Mélino : Eh, Estelle, j'prendrais bien un p'tit café pendant que Nicolas me tripote les sabots !
Estelle : Gloup-gloup-gloup-gloup.
Mélino : Tu m'en donnes un peu, Estelle ?
Estelle : Pas question, tu sais bien que ça t'empêche de dormir !
Mélino : T'es pas gonflée, toi !

Vente Aux Enchères à Otanoshike

La vente se déroule à Otanoshike, une sorte de banlieue industrielle de la ville de Kushiro dans le sud de l'île de Hokkaïdo. Cette vente est l'une des 6 de l'île à cette époque. Celle de Otanoshike comptait -selon le programme- plus de 450 chevaux inscrits. Beaucoup de traits, mais pas seulement. Les premiers à passer aux enchères étaient les poulains de l'année. Sur 187 poulains, il y avait 13 purs percherons, 35 demi-sang percherons, 2 purs bretons, 8 demi-sang bretons dont 2 croisés avec des percherons, et 3 demi-sang traits belges. Tous les autres poulains étaient issus de croisements multiples enregistrés sous le terme de "demi-traits".
Les acheteurs potentiels sont debout ou assis au premier rang. Boîtier électronique en main, ils placent leurs enchères en toute discrétion. Le temps des enchères dure moins de 30 secondes pour chaque cheval. Commencée à 10 heures précises, la vente était terminée un peu après 13 heures. Dans leur grande majorité, les acheteurs sont des marchands venus de Kyushu, l' île la plus au sud du pays. Chargés dans des camions, les chevaux seront acheminés vers les abattoirs de cette île dont la population est consommatrice de viande chevaline. D'une manière étonnante, l'île de Hokkaïdo qui compte plus de 90% des élevages de chevaux ne consomme pas de viande chevaline.
Les poulains de l'année se négocient entre 400000 et 520000 Yen (3000 et 4000 €). Les juments d'âge de 850/900 kilos atteignent plus de 6000 €. Ces prix doivent être mis en rapport avec le prix de la viande au détail. Il s'agit d'un produit de luxe qui n'est consommé que dans des occasions spéciales. On trouve cette viande dans des boutiques de produits alimentaires de luxe et le prix au kilo varie entre 50 et 200 € selon la qualité. Le Japon est le 10ème importateur mondial de viande chevaline et 5000 carcasses sont importées chaque année du Canada.
Seuls quelques poulains semblent avoir été acquis par des éleveurs qui les destinent au ban'ei. Il s'agissait de poulains de l'année vendus aux prix les plus élevés. Quelques poulains de race pure percheronne ont été retenus par leur propriétaire malgré des prix de vente proposés assez élevés.
Parmi les poulains percherons de race pure figuraient 2 fils et 1 petit-fils de Flâneur du Gué, vendus à des marchands pour 3300, 3200 et 3500 €. A quelques exceptions près, tous les chevaux proposés à la vente ont trouvé preneurs.