lundi 20 décembre 2010

Arrêt Sur La Ligne Shanghaï-Brest

Il est des jours où les kilomètres paraissent bien longs. Origny-le-Butin, par exemple. Ce n'est pas loin de Mamers. Sauf les jours de neige.
En ce lundi matin, les conditions étaient dantesques puisque même les camions de la ligne Shanghaï-Brest avaient dû interrompre leur périple dans la traversée de Chemilli à cause de la neige.
Si j'ai pris la direction d'Origny-le-Butin, dans l'Orne, entre Bellême et Mamers, c'est que j'en ai assez de chercher des percherons blancs sur fond de neige. Alors, en allant à Origny-le-Butin, je savais que je pourrai facilement les repérer, les percherons noirs (et gris foncé). Même avec des culs de bouteille en guise de lunettes, impossible de les rater.
Cela n'a pas manqué ! Je les ai aperçus tout de suite, dans un grand pré en contrebas. J'ai sauté la clôture et... tout s'est bien passé.
Pourquoi je dis ça ? Voyez la suite...
... parce qu'il y a déjà quelques années, un après-midi de printemps, dans ce même pré, j'avais franchi la barrière pour photographier une percheronne que je croyais être à Bernard Boblet. Erreur... Et j'ai été "sorti" du pré à grands coups de barre en fer dans le dos par... un moine hystérique.
Histoire vraie.
Elevage Bernard Boblet
Le Verger
Origny-le-Butin
02.33.73.04.56.

samedi 18 décembre 2010

Des Débardeurs Câblés

Que peuvent bien faire Gilles Marty et Frédéric Destailleur dans cette forêt privée, entre Alsace et Moselle, alors que le jour est à peine levé ?
Ils sortent du bois avec leurs chevaux, me direz-vous.
Vrai. Gilles avec ses deux ardennais Odilon et Trésor ; Frédéric avec un boulonnais, Mistral.
Rien d'extraordinaire quand on connaît ces deux débardeurs professionnels expérimentés de la région Ile-de-France. On peut simplement s'étonner de les voir aussi loin de leur base.
Il s'agit pourtant d'un chantier très particulier, et même d'une première. En effet, les deux débardeurs sont associés pour quelques semaines avec l'entreprise Bernhartbois, de Mollkirch en Alsace, qui est spécialisée dans les débardages difficiles à l'aide d'un câble-mât.
C'est la première fois que des chevaux sont utilisés pour attrouper les grumes avant qu'elles ne prennent la voie des airs. Cette association n'est pas le fruit du hasard. A l'occasion de la manifestation Euroforest, qui a eu lieu en juin dernier, l'entreprise Bernhartbois avait effectué un chantier de démonstration avec l'aide de quelques débardeurs au cheval pour rassembler les bois.
L'initiative n'est pas restée sans lendemain puisque Bernhartbois a contacté Gilles Marty et Fred Destailleur pour cette coupe de pins sylvestres.
La technique du câble-mât, un mode de débardage aérien, répond à des chantiers qui posent des problèmes d'accessibilité, de forte pente ou de portance du sol. Sur ce chantier, nulle autre solution que le câble-mât ne pouvait être envisagée en raison d'un sol marécageux, sans aucune portance, et avec de nombreux fossés remplis d'eau.
Bernhartbois est équipé d'un câble-mât produit par une société autrichienne, MM Forsttechnik, spécialisée dans ce type de matériel. Le câble utilisé a une longueur maximum de 500 mètres, et permet d'évacuer des grumes situées jusqu'à 40 mètres de chaque côté (donc, sur une bande d'environ 80 mètres de large). Et c'est là que le rôle des débardeurs au cheval a son intérêt. En effet, les chevaux peuvent rassembler des bois qui sont à 60, voire 70 mètres de chaque côté du câble (donc sur une bande de 140 mètres). La conséquence évidente est qu'il faut moins souvent déplacer le câble. Important quand on sait qu'il faut entre une et deux journées pour démonter et réinstaller le câble dans un nouveau positionnement.
Au niveau de la rentabilité du chantier, le surcoût occasionné par l'utilisation des chevaux est compensé par la plus grande productivité du débardage du fait du nombre de démontages/remontages du câble qui est réduit de plus de moitié, et aussi du fait que l'emploi des chevaux permet de sortir plus rapidement certaines grumes difficilement accessibles par câble.
A l'arrivée en bout de câble, les grumes sont prises en charge par une pelle dotée d'une tête d'abatteuse qui débite les bois en fonction de leur utilisation potentielle.
L'entreprise Bernhartbois dispose de trois personnes sur le chantier. Une qui bûcheronne ; une autre qui gère le câble-mât pour l'accrochage des grumes et le transport aérien ; et enfin une dernière -le conducteur de la pelle- qui assure la réception des grumes, leur conditionnement et leur empilement en fonction de leur taille.
A voir le degré d'avancement du chantier et les résultats satisfaisants de cette association chevaux et câble-mât, on peut penser que ni l'entreprise Bernhartbois ni les deux débardeurs de la région parisienne ne regretteront leur participation au rassemblement Euroforest.
Bernhartbois
1, Le Floessplatz
67190 Mollkirch
Tél : 03.88.50.17.99.
Gilles Marty
Tél : 06.30.95.68.02.
Frédéric Destailleur
Tél : 06.42.08.16.65.

vendredi 17 décembre 2010

Chez les Amish De L'Indiana

Un peu de tourisme, dans l'Indiana, à environ 2 heures de route de Chicago. Nous sommes dans une région rurale, avec une communauté amish importante. Outre Topeka dont on a déjà parlé, les villes s'appellent Goshen, Elkhart, Nappanee, Middlebury et Shipshewana. Une grande partie des fermes sont tenues par des Amish. Ils ont développé, à côté de l'agriculture, de nombreuses autres activités artisanales, la fabrication de meubles par exemple. Beaucoup d'Amish tiennent aussi des commerces, souvent à vocation touristique.

  • A Shipshewana, d'anciens bâtiments agricoles sont maintenant utilisés comme musée qui relate l'histoire du peuplement amish aux USA. Les bâtiments agricoles sont en général de couleur rouge brique. Alors que les maisons d'habitation sont peintes en blanc.

  • La partie habitation d'une ferme amish.

  • Les bâtiments agricoles.

  • Dans le centre de Shipshewana, des magasins proposent des produits artisanaux confectionnés par la communauté amish.

  • Le musée de l'histoire amish, à Shipshewana.

La communauté amish de l'Indiana est la 3ème plus importante des Etats-Unis après celle de l'Ohio (à 2 heures de route de Columbus) et celle de Pennsylvanie qui est la plus ancienne (à 1 heure de route de Philadelphie). A l'heure actuelle, 23 états comptent des communautés amish de plus ou moins grande importance.

  • Fin octobre, la seule activité dans les champs était la récolte du maïs. Les labours devaient commencer peu après.

  • Une majorité de Belgians sur les exploitations amish de l'Indiana.

  • Quelques percherons de temps à autre. A l'arrière-plan, dans le besoin, un cheval léger utilisé pour tirer les buggies.

Une bonne occasion de faire une visite en pays amish serait de profiter des prochains Horse Progress Days, le grand rassemblement annuel de la traction animale qui aura lieu les 1er et 2 juillet à Kinzer dans le county de Lancaster en Pennsylvanie.

A cette date, vous pourriez vous offrir en plus une petite balade d'une semaine dans la campagne, c'est juste le moment des foins et le début de la moisson. De grandes attelées en perspective.

http://www.horseprogressdays.com/

jeudi 16 décembre 2010

Dictons Populaires

Je vous fais grâce des "Monter sur ses grands chevaux", "Donner un coup de collier", "Avoir une fièvre de cheval"... qui sont des expressions trop communes.

Je vous propose plutôt quelques petits dictons populaires sur le cheval, avec leur traduction.

  • "On n'arrache point la queue d'un j'val d'un coup" (Patience et longueur de temps...).
  • "Dis pas ça à un j'val de bois, y t'donnerait un coup de pied" (Le mensonge est trop gros).
  • "Y'a point de j'val si ben ferré qui n'glisse" (Un accident peut arriver au plus glorieux).
  • "Change point ton j'val borgne. C'tit-là est aveugle" (On sait ce qu'on quitte, non ce qu'on prend).
  • "Des femmes et des j'vaux, y'en a point sans défaut" (...pas faux ! JLD.)

  • "Y bride son j'val par la couée" (Quel maladroit).
  • "Y tient mieux à table qu'à j'val" (Peu courageux mais à fort appétit).
  • "M'est avis qu'on a souvent vu d'biaux carrosses verser" (Avis à qui mène trop grand train).
  • "Coup d'pied d'jument n'blesse point le j'val" (Ce sont querelles d'amoureux sans importance).
  • "Qui qu'ait sailli ma jument, l'poulain est à mé" (Ne soyons pas trop exigeants sur les origines du bien).

Extraits de "Le cheval dans l'art", Musée percheron et Crypte de la Collégiale de Toussaint, Mortagne-au-Perche 1985.

mercredi 15 décembre 2010

Topeka > Belgians Sous Le Marteau

Après les chevaux de traction le premier jour, après les percherons le deuxième jour, le troisième jour de la vente de Topeka dans l'Indiana, ce sont les Belgians -5 à 600- qui sont passés devant les commissaires-priseurs. La vente a duré toute la journée. La veille au soir et tôt le matin, les vendeurs qui le souhaitaient avaient pu présenter leurs chevaux en main ou attelés.
Comme pour les percherons, les prix étaient assez bas, à quelques exceptions près pour des chevaux qui de toute évidence étaient destinés à l'attelage de prestige. La plus grande partie des chevaux étaient débourrés, et même aptes à toutes sortes de travaux agricoles.
Des ventes de l'ordre de 600 $ pour les juments âgées et les poulains de l'année ; et dans une fourchette de 1500 à 2000 $ pour le reste.
Le dernier jour de la vente était consacré aux "autres chevaux" -les croisés-. Mais j'étais déjà parti vers d'autres aventures...
Dans le prochain numéro de Sabots, à paraître début janvier 2011, un article sera consacré à la vente de Topeka.
Dans ce même numéro, vous pourrez retrouver un grand article sur l'entreprise Chevalait qui, dans l'Orne, produit depuis 3 ans du lait frais de jument.

mardi 14 décembre 2010

Vous Reprendrez Bien Quelques Flocons ?

Ne faudrait-il pas interdire certaines pratiques inadmissibles ?
Comme c'est le cas avec ces photographes qui demandent aux gens de sourire en pleine tempête de neige. Ne vous laissez pas faire, refusez ces traitements inhumains...
Elevage Davy Gesbert
Saint-Fulgent-des-Ormes, Orne
Tel : 06.84.48.08.41.