mercredi 16 novembre 2011

Qésako Vu Par Manon

mardi 15 novembre 2011

Enneza

Jean-Jacques Léon nous envoie une photo de Enneza, une occasion de parler de cet étalon et de son fameux père, Sergent.
Enneza est né en 1992 chez Andrée Ciron à Sceaux-sur-Huisne dans la Sarthe et a été élevé chez Maxime Vigeon, dans la Mayenne. Sacré champion de la race en 1995, il est devenu étalon national, stationné au haras du Pin. Il a fini sa carrière à Clarbec dans le Calvados, chez Philippe Barassin. Il est décédé en 2009. À la date de 2010, 79 de ses produits étaient inscrits au stud-book SHPF.
Dans son Livre d'Or de la Race chevaline percheronne, Gérard Vendel dit de lui : "Beau travers, important, se déplace bien".
Le père de Enneza était Sergent et sa mère Violine, par Négus.

  • Sergent, à 8 ans, à la station de Tuffé, Sarthe.

L'étalon national Sergent (284110) est né chez Henri Follereau dans la Nièvre en 1984, de Iris et Mousmée par Farceur. Considéré comme chef de lignée par Gérard Vendel qui dit de lui : "C'est l'étalon rénovateur de la race percheronne, il a fait l'unanimité des éleveurs, il a transmis taille, puissance et capacités".

Parmi les nombreux fils de Enneza, et donc petits-fils de Sergent, on peut citer : Jardinier d'Atout (à noter qu'une de ses filles, Quenotte de Nesque, est la mère du champion trait 2011 Val Cenis de Nesque) ; Jupiter de Pailerotte (père de Pasteur Durbelière, Sénateur de la Haize, Sorenzo d'Atout, entre autres) ; Kiki d'Atout ; Kristal 3 (père de Prince de la Cannière, Rivoly Choty, Sélamy Choty, entre autres) ; Maître d'Atout (père de Tango le Guéchois, entre autres).

Parmi les filles de Enneza, citons Joli du Fay, mère de Natan du Fay et Orly du Fay ; Joyeuse, mère de Rieuse des Forges ; Lunesse, mère de Ville Neuve.

Le Triple A Du Percheron

Il y a un an, personne n'avait jamais entendu parler des agences de notation, ni du dorénavant célèbre Triple A. Désormais, ces agences font les beaux et les mauvais jours de l'économie mondiale.
Au fait, les agences de notation s'intéressent-elles aux associations nationales de races de chevaux de trait ?
Vous me direz qu'il y a longtemps que le Triple A n'a plus de secret pour les éleveurs, surtout ceux qui participent aux concours de la race : Allures, Aplombs et Ascendance font partie de leurs préoccupations quotidiennes.
Mais les agences de notation ne sont pas intéressées par la morphologie équine. Ce qui les intéresse, ce sont les sous, les gros sous.

  • Allures.

À propos de gros sous, sait-on à combien s'élèvera la subvention de fonctionnement accordée par le Ministère de l'agriculture à la SHPF et aux autres associations de race pour l'année 2012 ?

Une baisse de 85% par rapport à 2011 était annoncée pour la race percheronne. Mais le lobbying de France Trait est en marche, et l'annonce officielle (qui ne devrait plus tarder) fera sans doute apparaître une coupe moins brutale. Il se dit même que la subvention pourrait être sensiblement égale à celle de 2011. Mais attention, les périodes d'arbitrages budgétaires réservent parfois des surprises.

  • Aplombs.

On peut quand même se demander si annoncer chaque année une baisse des subventions et revenir sur cette décision est une bonne chose. Une baisse progressive, planifiée, respectée, sur plusieurs années aurait sans doute été plus judicieuse et inciterait davantage les associations de race à prendre des mesures pour assurer leur futur budget de fonctionnement.

  • Ascendance.

Ces incertitudes budgétaires devraient, selon toute logique, amener les responsables de la SHPF à se préoccuper de ce douloureux problème.

Sinon, la race percheronne court le risque d'être dégradée par ses adhérents pour défaut de crédi... bilité.

Et alors, adieu veaux, vaches, cochons, percherons et Triple A.

lundi 14 novembre 2011

Qu'Est-Ce Qu'Ils S'Trinqueballent !

Quand ils montent à Paris... enfin, dans la région parisienne, à Égligny en Seine-et-Marne, nos débardeurs provinciaux, David Subtil du Jura et Émilien Zimmermann de Haute-Saône, se déplacent avec toutes leurs armes. Les armes du débardeur au cheval moderne, à savoir le trinqueballe à treuil électrique.
Il faut dire que ce chantier dans un bois privé n'avait rien d'une sinécure, avec des grumes de chêne de 3 à 4 m3 et quelques pointes, même, à 5 m3, un terrain cabossé et une aire unique de stockage en bordure de route qui imposait des distances de traîne assez longues.
Les deux hommes effectuent actuellement la 2ème tranche de ce chantier d'environ 500 m3, qu'ils devraient terminer dans une semaine. La plupart des traînes sont faites à l'aide de 3 ou 4 chevaux attelés de front. Quelques bois particulièrement volumineux ou situés dans des endroits encaissés ont nécessité de mettre en place un système de câblage avec des poulies de rappel.
Si vous rencontrez Émilien et David, ne leur demandez pas ce qu'ils pensent de la vie parisienne. Ils n'ont pas eu le temps d'y goûter et leurs préoccupations étaient tout autres pendant leur séjour en Ile-de-France.
David Subtil
39600 Montigny-les-Arsures
06.24.58.29.14.
Avec Orage, Surprise (ardennais) et Carla (trait belge).
Émilien Zimmermann
70290 Plancher-les-Mines
06.73.78.09.15.
Avec Olga et Quessy (ardennais).

dimanche 13 novembre 2011

La Semence Congelée Réchauffe Les Relations Franco-Australiennes

  • Le docteur Susanne Brundell et David Shaw avec la percheronne Lasswade Pamela.

Dans un courrier en date du 11/11/2011, Edward Dorman et David Shaw (de l'élevage Ballara Farm Percherons en Australie) font part au blog Percheron International d'une grande nouvelle. Leur poulinière Lasswade Pamela a été échographiée pleine, il y a quelques jours, et cela grâce à de la semence congelée importée de France.

Voici la traduction de la lettre que nous adressent Edward Dorman et David Shaw :

"Nous sommes heureux de partager une bonne nouvelle avec vous. Notre poulinière Lasswade Pamela a été échographiée aujourd'hui et elle est officiellement pleine du superbe étalon Tom de Prainville de l'élevage Syvie Martz Albert.

Lasswade Pamela est la toute première percheronne en Australie à avoir été inséminée avec de la semence importée d'un percheron français. Vous pouvez donc imaginer notre grande joie en apprenant cette nouvelle.

Sur les photos, vous pouvez voir notre vétérinaire, le docteur Susanne Brundell de Equivet-Australia qui assure notre suivi vétérinaire. L'insémination de Lasswade Pamela a été faite par le docteur Robyn Woodward, propriétaire de Equivet-Australia et qui est une des vétérinaires les plus réputées d'Australie en particulier en ce qui concerne les inséminations artificielles et les transferts d'embryons.

Equivet-Australia possède actuellement en stock de la semence de Tom de Prainville, Oscar 566 et Terkasso du Vairais. Vous pouvez voir sur les photos mon associé David Shaw qui aide Susanne. Sur l'avant-dernière photo, on peut me voir [Edward Dorman] avec Lasswade Pamela à l'occasion d'un concours un peu plus tôt dans l'année. La dernière photo montre le centre Equivet-Australia à Southbrook dans l'État du Queensland.

Notre élevage Ballara Farm est l'importateur de toutes les semences congelées actuellement disponibles et nous sommes heureux de poursuivre notre travail avec la SHPF pour importer davantage de semence de percherons français en Australie pour augmenter notre réservoir génétique.

La SHPF nous a aimablement proposé la semence de Titus de Vanoise, et nous espérons ainsi pouvoir acheter de la semence d'un autre incroyable étalon percheron français".

  • Pendant l'échographie.

  • Lasswade Pamela avec le docteur Susanne Brundell.

  • Lasswade Pamela avec Edward Dorman, sur un concours.

  • Equivet-Australia, à Southbrook, Queensland.

Retrouvez l'élevage Ballara Farm Percherons sur le site www.ballarafarm.com.au

Les Étalons En Semence Congelée

  • Oscar 566.

  • Terkasso du Vairais.

  • Titus de Vanoise.

  • Tom de Prainville, respectivement en 2009 et 2011.

L'offre de semence congelée d'étalons percherons s'est un peu étoffée depuis 2010. Les années précédentes, seuls quelques étalons nationaux des Haras étaient disponibles en semence congelée.

En deux ans, l'offre a quasiment doublé, avec deux laboratoires vétérinaires privés qui proposent eux aussi de la semence congelée.

Les étalons privés récoltés et mis à disposition en semence congelée sont : Tom de Prainville (élevage du Grand-Prainville), Oscar 566 (élevage des Forges), Terkasso du Vairais et Titus de Vanoise (élevage du Narais).

Les personnes intéressées par la semence de Tom de Prainville doivent se mettre en contact avec Sylvie Martz Albert, et pour la semence des trois autres étalons avec la SHPF.

La liste des étalons nationaux disponibles en semence congelée s'établit comme suit (liste publiée dans le Catalogue des étalons percherons de la SHPF à la date du 6 mars 2011) : Safir du Caroi, Galopin de la Noé, Isidore, Pasteur Durbelière et Prométhée du Moulin.

jeudi 10 novembre 2011

Mondial > Avec Les Réseaux Sociaux

Le Mondial percheron 2011 aura été le 1er à se dérouler sur le sol français à l'heure des réseaux sociaux.
Les Facebook, Twitter, forums de discussion et autres blogs ont-ils joué un rôle dans le déroulement de cet événement ? D'une manière générale, les réseaux sociaux ont-ils une influence sur la vie d'un microcosme comme celui du cheval percheron ?
Rares sont les activités humaines qui ne sont pas touchées par les réseaux sociaux. La vie percheronne ne fait sans doute pas exception. Difficile cependant de dire quel a été l'impact de ces nouveaux moyens de communication sur le nombre de visiteurs. Quelle proportion des supposés 55000 visiteurs peut-on leur attribuer ? Difficile à dire.
Les conséquences sont plus faciles à évaluer en ce qui concerne l'après-Mondial. Aussitôt l'événement passé, photos, vidéos et commentaires sont apparus sur le Net, en particulier sur les forums de discussion. Des images de toutes sortes, plus ou moins bonnes. Des commentaires, souvent élogieux, sur ces journées exceptionnelles pour le cheval percheron.
Mais aussi des commentaires plus critiques, comme cette personne choquée d'avoir vu un éleveur donner un coup de pied à son cheval sous le regard du jury qui n'a pas bronché.
Même si ces occurences négatives sont rares, nous devons prendre conscience que tout événement, petit ou grand, est en permanence sous "la surveillance" des amateurs d'images et que le moindre incident a toutes les chances de se retrouver sur Internet en quelques minutes.
Sans doute y a-t-il là matière à mettre en place quelques conseils pour expliquer ce qu'il faut faire et surtout ce que l'on ne doit plus voir en public sur les concours et les présentations de toutes sortes.
Il y a aussi les blogs. Quel peut être leur rôle au sein d'un milieu aussi restreint que celui du cheval percheron ? Tout le monde se réjouit de leur rôle d'annonceurs. On apprécie aussi de voir les compte-rendus d'événements... un peu moins quand ces compte-rendus sont critiques et soulignent des points négatifs.
Et c'est là que se pose la grande question : "Jusqu'à quel point peut-on faire du journalisme sur les blogs ?".
On perçoit très vite les limites de l'exercice pour un journaliste... "embarqué", c'est à dire totalement inclus dans le milieu. Il y a encore quelques années, n'étaient rendus publics par la presse classique que les résultats des concours, les visites des officiels et les faits réellement exceptionnels. Aujourd'hui, en théorie, et dans les limites fixées par la loi, on peut tout mettre sur la place publique par la magie d'Internet. En pratique, on comprend vite que c'est totalement impossible. Cela reviendrait à remettre en permanence en cause des modes de fonctionnement hérités de pratiques ancestrales, des modes de fonctionnement humains, tout simplement, qui s'accommoderaient mal d'une totale transparence.
Reste donc, quand on veut alimenter un blog à vocation informative, à se donner quelques règles, quelques limites. Se borner aux faits avérés, rejeter les mises en cause personnelles... et relire plusieurs fois ce que l'on écrit.
Il est en fait encore bien tôt pour juger de l'impact des réseaux sociaux sur la vie percheronne.
Mais on peut néanmoins se demander quelle est la part jouée par ces nouveaux moyens de communication dans la promotion des élevages (attention aux photos qui en disent bien plus long qu'on ne le pense, ou qui pourraient avoir un autre "intérêt" quelque temps plus tard).
Quelle est l'influence de ces réseaux sur la vente des chevaux ?
Ont-ils -comme on peut le penser souvent au cours d'une analyse rapide- pour effet de rapprocher les gens ? Ne va-t-on pas plutôt vers une nouvelle "sectorisation" du milieu (une ènieme sectorisation) ?
Ne faisons pas porter un chapeau trop grand à un phénomène récent (mais à la croissance rapide).
En conclusion, quand même, cette grande question presque philosophique : la communication fait-elle la relation ?

mercredi 9 novembre 2011

Ils Ont Fait Le Mondial

Voici quelques-unes et quelques-uns de ceux qui ont oeuvré pendant 3 jours à la réalisation de ce Mondial. Pardon à tous ceux que je n'ai pas eu l'occasion de photographier...