dimanche 25 décembre 2011

Bonus & Malus 2011

Les danseuses de l'année.

  • Rien de tel qu'une bonne bande de percheronnes rouges pour mettre de l'ambiance.

Le concours de l'année.

  • Moyaux dans le Calvados, parce que ce concours se déroule dans un très joli cadre mais surtout parce que les premiers prix repartent avec une bonne bouteille. Pas étonnant qu'il y ait beaucoup d'inscrits.

Le top model de l'année.

  • Dans le défilé de mode organisé en prologue du Mondial, nous avons aimé Bernard, toujours très élégant et souriant, malgré un temps de chien.

L'étalon de l'année.

  • Pas difficile de choisir l'étalon de l'année puisque c'est le titre officiel qui a récompensé Sympa de Bellevue en Afrique du Sud.

La cachottière de l'année.

  • Maintenant, on sait pourquoi Maureen ne porte jamais de sac à main. Elle cache ses affaires sous la crinière de son cheval.

Les bras cassés de l'année.

  • Ils s'y sont mis à cinq pour comprendre comment fonctionnait la charrue Pioneer. On a même cru qu'ils n'arriveraient jamais à labourer la terrasse du château.

Rétro 2011 > Performances

Performances.

  • Mondoubleau. Quaribou monté par Benjamin remporte la course montée devant Notre Dame et Sylvain.

  • Paliseul, Belgique. François Lefieux et son percheron Rosier du Mesnil finissent à la 2nde place du concours international de débardage au cheval.

  • Lisieux. Franck Lamy, mais aussi Didier Mathis, Christophe Bordez et Patrick Maudet, ont défendu les couleurs percheronnes au championnat de France des chevaux de trait.

  • Val Cenis de Nesque, de l'élevage des Forges, champion trait au Mondial 2011.

samedi 24 décembre 2011

On Apporte La Bûche

Nous avons demandé à Christine Sallé de vous offrir une de ces bûches de Noël dont elle a le secret.
Nous ne nous faisons pas de souci, même si cette bûche peut paraître coriace. Vous savez avoir la dent dure quand il le faut !

vendredi 23 décembre 2011

Une Bonne Assiette...

  • Concours des mâles, Saint-Aubin-de-Courteraie, Orne, 2011.

Conscients que vous n'auriez guère de temps aujourd'hui à consacrer à ce blog, nous avons choisi de ne pas vous saoûler de mots ni d'images, mais de simplement vous donner à déguster une petite réflexion de H. de Loncey dans son compte-rendu du 6ème concours national percheron de Mortagne en 1889, paru dans le journal "L'Acclimatation".

  • Concours itinérant de Vallon-sur-Gée, Sarthe, 2011.

"Car si l'étalon est le principe, le commencement du perfectionnement d'une race, la jument en est la base, l'assiette véritable, le moule qui en conserve et en reproduit l'image".

jeudi 22 décembre 2011

Des Etalons Percherons Vers L'Angleterre

Intéressons-nous aujourd'hui à quelques étalons, Lagor, Rhum et Carburateur, qui ont franchi la Manche pour faire carrière en Angleterre.

  • Rhum. Photo British Percheron Horse Society.

En feuilletant les archives du journal Ouest-Eclair, on découvre cet article du 13 août 1928 qui est la traduction d'un article du "Live Stock Journal" anglais : "Le célèbre étalon percheron Lagor vient de mourir à l'âge de 17 ans. Cet étalon fut importé en Angleterre en 1918 pour le compte de Lord Lonsdale, le sportsman bien connu. Au dernier Concours royal qui a eu lieu du 9 au 16 juillet à Nottingham et qui comportait notamment quatre catégories d'étalons, les premiers prix dans trois de ces catégories furent attribués à des fils de Lagor. Un autre se classa 2ème, Sharden Achille, un étalon né en Angleterre et également issu de Lagor enleva le championnat, battant Carburateur qui, en France, était imbattable. Lagor fut aussi le père de Rhum, trois fois champion en Angleterre ; de Rectorat, deux fois champion à Chicago et de Supérieur, également champion à Chicago. Ces étalons ont été vendus par M. Chapelle, d'Origny-le-Roux (Orne)".

Malheureusement, après des recherches auprès de la British Percheron Horse Society, nous n'avons pu trouver de photo de Lagor.

  • Rhum. Statuette en bronze réalisée aux Etats-Unis en 1925 par l'artiste Herbert Hazeltine qui avait réalisé une série intitulée " Champion Animals".

Lagor (100512), gris.

Né en 1911 chez Eugène Fagot, Montgaudry, Orne. Elevé chez Anatole Chapelle, Origny-le-Roux, Orne. Par Huchoir et Goguette par Amiral.

Concours : 1913. 3ème à Mamers, Sarthe ; 1914. 1er à Nogent-le-Rotrou, Eure-et-Loir ; 1914. 1er à Paris.

Vendu au comte de Lonsdale, Royaume-Uni, en 1918. Inscrit au stud-book de la British Percheron Horse Society sous le numéro B 1.

Rhum.

Né en 1917 chez monsieur R. Chopin, Chemillé, Orne. Par Lagor et Mazurka.

Concours : 1922 et 1923. 1er au Royal Show de Cambridge et de Newcastle ainsi que 1er au Royal Show de Norfolk et Norwich.

Importé en Angleterre par monsieur Robert Emmet. Inscrit au stud-book de la British Percheron Horse Society sous le numéro B 53.

  • Le comte de Lonsdale. British Percheron Horse Society

La British Percheron Horse Society (BPHS) a été créée en 1918. Lagor est le premier étalon percheron inscrit au stud-book britannique. Le premier président de la BPHS a été le comte de Lonsdale, importateur de Lagor. Il fut président pendant un an.

36 étalons et 321 juments ont été importés de France entre 1918 et 1922. Ces chevaux, avec d'autres importés des USA et du Canada, ont été la base du premier stud-book. Les qualités de ce cheval, le percheron, aux jambes propres ont été unanimement reconnues et la BPHS a vu le nombre de ses membres augmenter régulièrement. Le principal objectif de la BPHS était d'encourager l'élevage d'un cheval de trait aux jambes propres, puissant, actif et efficace dans le travail, avec un bon mental et facile à manier.

  • Carburateur en France.

Comme on le voit, les étalons percherons ont été nombreux à franchir la Manche. L'année de la mort de Lagor, un étalon du nom de Carburateur ralliait à son tour l'Angleterre.

Carburateur (167097).

Né le 15 avril 1924 chez monsieur Trécu, La Mouchère, Saint-Cyr-la-Rosière, Orne. Elevé chez Louis et Robert Aveline, La Touche, Nogent-le-Rotrou, Eure-et-Loir. Par Souvenons et Raguse.

Concours : 1925. 1er à Paris, Nogent-le-Rotrou, Mortagne ; 1926. 1er à Nogent-le-Rotrou, champion à Paris ; 1927. Champion de la race.

"Belle profondeur de poitrine, très belle tête", précise Gérard Vendel.

Exporté en Angleterre en novembre 1927 par le colonel Hambro. Inscrit au stud-book de la BPHS sous le numéro B 403. 1er prix et champion au Royal Show de Harrogate en 1929.

  • Fiche d'inscription au stud-book de la SHPF de Carburateur, qui signale : "Liste, robe grise, deux balzanes postérieures".

  • Carburateur en Angleterre. Photo British Percheron Horse Society.

mercredi 21 décembre 2011

Les Rêves Brisés

  • Photos prises pendant la réunion du 17 décembre à Margon, relative au devenir de la race percheronne.
A chacune des réunions du type "L'avenir de la race percheronne", la délocalisation de la SHPF est évoquée .
L'idée n'est pas nouvelle. Elle date d'une quinzaine d'années. Elle est née de deux rêves brisés. Ceux entretenus par l'espoir de la création d'une Maison du cheval percheron, envisagée tout d'abord à la ferme de la Touche à Nogent-le-Rotrou puis à la Ferme neuve à Dorceau. La SHPF aurait ainsi pu disposer de ses propres locaux associés à des structures variées, écuries, boutique, musée.
Hélas, à deux reprises, les rêves de Maison du percheron se sont envolés dans les méandres obscurs de la sphère politico-administrative.

  • Certains, comme Samuel Gloria, semblaient angoissés quant à l'avenir du percheron.

Depuis ces deux échecs, l'idée de transférer les locaux de la SHPF vers d'autres lieux revient souvent, étayée par les propos du président lui-même, qui a déjà dit de manière publique qu'il serait favorable à un transfert.

Reconnaissons que les locaux actuels de la SHPF ne sont pas ceux que l'on pourrait espérer quand on évoque le Roi des chevaux de trait qui a conquis le monde. Vraiment rien qui fasse rêver, et surtout rien de fonctionnel.

Alors, que la SHPF quitte Nogent-le-Rotrou, après un vote d'approbation du Conseil d'administration si le changement doit se faire vers un autre département (d'après les statuts), pourquoi pas ?

  • Franck Le Mestre en était tout étonné, en voyant la photo de couverture : "Mais où est passé mon échaffaudage ?".

  • Josiane Lebègue a été très convaincante.

Lorsque le transfert des locaux de la SHPF est évoqué, on s'accorde à reconnaître deux points de chute possibles : la Maison du Parc naturel régional du Perche et le haras du Pin. Ces deux entités aux vocations différentes n'ont jamais émis d'opposition face à cette éventualité. Qui ne dit mot, consentirait éventuellement.

Le transfert vers le site du Parc permettrait à la SHPF de rester dans le Perche, pas trop loin de Nogent-le-Rotrou et dans un environnement naturel très percheron. La SHPF pourrait ainsi bénéficier de l'expertise des personnels du Parc dans la gestion de certains dossiers.

Aux arguments qui plaident en faveur de ce choix, s'oppose la possible perte d'indépendance de la maison-mère du percheron ou plutôt le peu d'indépendance qui lui reste . C'est un point qui ne peut être négligé. On sait très bien que les engagements pris à un moment donné ne pèsent pas lourd, le temps passant, surtout avec une structure qui peut devenir à certains moments un environnement à forts enjeux politiques.

Au sein de la race percheronne, ce rapprochement a quelques opposants farouches qui attribuent à tort ou à raison une part de responsabilité au Parc dans l'échec de la création de la Maison du percheron.

  • Franck Lamy a souri en entendant certains commentaires.

  • Raymond Brion a joint le geste à la parole.

Qu'en est-il d'un rapprochement avec le haras du Pin ? Le haras du Pin, qui n'est pas dans le Perche mais pas très loin, est perçu comme le haut-lieu du percheron, en particulier par les étrangers. Troisième site le plus visité de France, le haras du Pin est une vitrine incomparable offerte aux yeux du monde. A ces arguments forts, on peut opposer la très grande incertitude qui plane sur l'avenir du haras du Pin. Que sera-t-il devenu dans 10 ou 20 ans ? Y aura-t-il encore des chevaux percherons à demeure ? Rien n'est moins sûr.

  • Patrick Laurent, qui vient de gagner à l'Euromillion, nous présente son chèque ! Hélas, non... ce n'est que le projet élaboré pendant la réunion.

Aujourd'hui plus que jamais, on ne peut que regretter que les rêves de Maison du percheron ne se soient jamais concrétisés.

  • Chantale Masson a écouté avec attention Josiane Mulowsky faire un rapport circonstancié et précis de leur travail de groupe.

mardi 20 décembre 2011

Dessine-Moi Un Percheron

  • 1er Prix, cycle 1. Ecole maternelle Jeanne-d'Arc. Céaucé.

"Dessine-moi un percheron", c'était le thème du concours de dessins initié par Dominique Julien à l'intention des écoles ornaises dans le cadre du Congrès mondial. Le projet, qui a connu sa conclusion avec la remise des prix dans les locaux du Conseil général de l'Orne le 14 décembre, a été organisé grâce à un partenariat de l'Inspection académique de l'Orne et de la SHPF.

  • Pendant les opérations de jugement.

Les élèves ornais ont fait preuve de beaucoup de créativité puisqu'environ 200 dessins ont été réalisés. Cette créativité s'est aussi manifestée par la qualité des dessins proposés.

Les délibérations du jury composé de François Chouanard, président de la SHPF, de Patrick Foureau, inspecteur de l'Education nationale, et d'un photographe à forte connotation percheronne, ont permis de retenir trois 1ers prix et cinq prix spéciaux.

  • 1er Prix, cycle 2. Ecole primaire, classe de CP. Condé-sur-Sarthe.

Le réglement du concours imposait un format au dessin et le respect des caractèristiques de la race. Des éléments positifs, comme la prise en compte du développement durable, l'originalité, l'authenticité de la production, étaient aussi pris en compte dans le jugement.

  • 1er Prix, cycle 3. Ecole primaire, classe CM2. Urou-et-Crennes.

  • François Chouanard, président de la SHPF.

  • Prix spécial. Ecole primaire, CP. Condé-sur-Sarthe.

  • Prix spécial. Ecole primaire, CM2, Saint-Evroult-de-Montfort.

  • Prix spécial. Ecole primaire, CE1-CM1. Saint-Evroult-de-Montfort.

  • Prix spécial. Ecole primaire, CM2. Saint-Evroult-de-Montfort.

  • Prix spécial. Ecole primaire, CP-CE1. Ecole Jeanne-d'Arc. Céaucé.

Les élèves et les classes récompensés seront conviés en cours d'année scolaire à des visites de l'Ecomusée du Perche et du haras du Pin.

A l'occasion de la remise des prix, François Chouanard, Michel Frénard et Laurent Masson ont distribué à tous les élèves des cadeaux estampillés "Congrès mondial 2011", offerts par la SHPF.

  • Les élèves récompensés à l'occasion de ce concours.

lundi 19 décembre 2011

Un Parcours De Santé

La réunion d'après-Mondial, qui s'est tenue le samedi 17 décembre à la Salle des Fêtes de Margon en Eure-et-Loir, a rassemblé environ 80 personnes. Certains n'avaient pas hésité à faire le déplacement depuis le centre de la France et la Bretagne.
La fin de matinée a été consacrée à une rétrospective du Mondial à partir d'images fixes et d'images qui bougent. François Chouanard, le président de la SHPF, s'est très longuement attardé sur la genèse de l'événement, la recherche des financements et le succès populaire de ces deux journées consacrées au cheval percheron.
A la fin de cette présentation, le déjeuner étant en attente, la partie débat s'est limitée à quelques échanges évoquant la possibilité... d'un prochain Mondial en France, que quelques-uns souhaiteraient pour l'année 2016, dans 5 ans. A ceux qui trouvent qu'un Mondial de deux jours, c'est trop court, François Chouanard -que la perspective d'un nouveau Mondial a laissé sans voix- a cependant répondu que "trois jours sous la pluie, cela pouvait aussi être très long".

  • Daniel Boittin, l'homme de la sécurité, a reçu une plaque du Mondial.

  • La coupure du déjeuner.

Gardé secret, le programme de l'après-midi fut dévoilé après le repas.

C'est l'entreprise Parcours Conseil qui a été chargée de baliser l'itinéraire de l'après-midi.

Parcours ? Ça ne vous dit rien ? Parcours n'est autre que le cabinet d'études qui a réalisé il y a quelques mois l'étude baptisée "Schéma de développement de la filière percheronne dans le Perche". Les résultats de cette étude commandée par le Parc naturel régional du Perche avaient été dévoilés le matin de la dernière AG de la SHPF, début 2011.

La réunion de samedi a donc été en quelque sorte un 1er rendez-vous destiné à enclencher la mise en place de ce plan de développement. A noter que, en quelques mois, le Schéma de développement a perdu une partie de son intitulé puisque "...dans le Perche" a disparu. La réalité est parfois ingrate avec l'histoire, et le percheron s'est bien émancipé de la province qui l'a vu naître. Ce qui ne l'empêche pas d'être fier de ses origines. Mais il y a des réalités qu'il faut savoir accepter.

En début d'après-midi, l'honorable assemblée s'est donc scindée en plusieurs groupes d'une dizaine de personnes. Des thèmes de travail avaient été choisis. La composition des groupes avait aussi été établie à l'avance. Ce qui a fait grincer beaucoup de dents. Certains se sont affranchis de cette manière de faire, jugée peu délicate, et se sont installés dans un groupe qui était davantage en accord avec leurs centres d'intérêt.

Parmi les thèmes de réflexion choisis, on peut citer :

  • Adapter le fonctionnement de la SHPF aux enjeux de demain.
  • Encourager l'utilisation des chevaux percherons.
  • Développer la commercialisation.
  • Préparer les Jeux Equestres Mondiaux.
  • Renforcer le lien entre le cheval percheron et son territoire.

Il ne s'agissait pas de discussions libres mais d'une vraie séquence de travail devant déboucher sur l'élaboration d'un projet, avec une réfléxion complète allant de la création d'un groupe porteur du projet jusqu'à son financement. A la fin de l'exercice, des rapporteurs, un par groupe, ont livré à l'assemblée réunie un rapport concentré de leur travail. Tout le monde a ensuite été invité à voter afin de désigner les projets les plus séduisants. Puis, les personnes intéressées à participer à la mise en place de certains de ces projets ont pu apposer leur nom au bas de la feuille prévue à cet usage.

Vous comprendrez facilement que le but de ces ateliers n'est pas d'obtenir la mise en place immédiate de tous les projets imaginés, mais d'en faire avancer un ou deux et de sortir ainsi d'une situation de blocage. Certains thèmes, comme celui des Jeux Equestres Mondiaux, vont d'ailleurs d'eux-mêmes s'imposer dans un avenir proche.

Le travail réalisé samedi vise aussi à faire émerger les forces vives de la race qui, pour diverses raisons, sont actuellement dans l'impossibilité de s'exprimer, et d'apporter les idées novatrices qui permettent à tout groupe humain d'avancer et de se renouveler.

A l'issue de ces travaux, les participants ont, dans leur grande majorité, dit leur satisfaction d'avoir pu participer à cette réflexion et d'avoir pu s'exprimer sur des sujets en rapport avec la race percheronne.

Cette énergie qui s'est manifestée à l'issue de cette réunion nous fait toucher du doigt ce qui, à mes yeux, est le grand regret -je pourrais même dire l'échec- du Mondial : à aucun moment dans les 18 mois qui ont précédé ce Mondial, ces forces vives n'ont été réellement sollicitées. L'auraient-elles été que d'elles-mêmes, sans le savoir, elles auraient mis en place une partie du projet élaboré par Parcours Conseil.

"Et qu'est-ce qu'on fait après ?"

La SHPF aura-t-elle la volonté, les moyens humains et financiers pour accompagner et canaliser ces énergies révélées ?

Serons-nous amenés à revoir nos amis de Parcours Conseil ? Peut-être, puisque Parcours est un peu une autoroute vers le futur. Une autoroute à... péage.

dimanche 18 décembre 2011

La Forge De Bernard Herreman

C'est à Wormhout dans le Nord, entre Dunkerque et Lille, que Bernard Herreman nous a ouvert les portes de sa forge.
"Rien n'a changé", nous explique Bernard, qui a pris sa retraite de maréchal-ferrant il y a 10 ans. En fait, rien n'a changé depuis les années 50 où son père Roger, à l'âge de 35 ans, s'était installé, reprenant cet atelier qui était déjà une affaire familiale.
"Vous pouvez voir la forge principale, avec le soufflet à main et le ventilateur. Il y a aussi la meule à eau, la perceuse et le marteau-pilon, trois machines qui sont entraînées par un même moteur. Il y a encore la meule à ferraille, le poste à souder, la cintreuse à bangages. Tout cela date des années 1950-1960".

  • Fers usagés.
A la grande époque, des chevaux de trait boulonnais et traits du Nord attendaient dès 6 heures 30 l'ouverture de la forge. Dans les années 60, le déclin de la traction animale dans l'agriculture sonne le glas de la forge de Wormhout. Bernard Herreman devient alors maréchal-ferrant itinérant. Il travaille principalement avec les clubs hippiques et des particuliers de la région. La forge ne lui sert plus qu'à préparer ses fers le matin avant de prendre la route.

  • Fers pathologiques, forgés à la main pour des chevaux qui ont des problèmes d'aplomb.

  • Bernard Herreman à la perceuse.

  • Travail à la meule à eau.

A la fin de sa carrière, Bernard Herreman verra le retour du cheval de trait. Quelques-uns retrouveront le chemin de la forge. Bernard fera même deux Routes du poisson comme maréchal-ferrant pour l'équipe trait du Nord.

Depuis l'an 2000, la forge s'est endormie. Bernard vient encore de temps à autre bricoler un fer ou restaurer une charrue, pour le plaisir et aussi pour rendre visite aux fantômes de ses ancêtres qui peuplent encore les lieux.