mardi 24 juillet 2012

HPD > Petite Ou Grande Agriculture


Ces chapeaux qu'on devine derrière de hautes herbes qui n'attendent que le passage de la faucheuse nous laissent à penser qu'il y a encore à voir sur la ferme de Vernon J. Yoder, qui accueille pendant deux jours les Horse Progress Days à Clare. Cette année dans l'État du Michigan, les HPD sont annoncés en 2013 dans l'Illinois et en 2014 à Mount Hope dans l'Ohio.





De nombreux constructeurs de matériel, I&J, White Horse Machine, Z-Trail, Pioneer, pour les plus connus, montrent un intérêt croissant pour la petite agriculture, le maraîchage, le travail sur de petites surfaces, et présentent des matériels à utiliser avec un ou deux chevaux, porte-outil pour travailler dans le rang et en inter-rang, pulvérisateur...


Ce prototype conçu par Miller's Brothers a suscité l'étonnement, même des spécialistes de matériels hippomobiles. Cette machine permet de pratiquer un sarclage sur trois rangs en même temps à l'aide d'un jeu de fourches en rotation, chacune manoeuvrée par une personne assise qui dirige l'outil à l'aide de manettes, de manière à contourner les plants en terre. Idéal pour les familles qui ont trois enfants ! La production en série ne semble pas pour demain.



Aux HPD, tout est aussi prévu pour les démonstrations de préparation du sol : labour, hersage, et pour le travail de l'herbe : coupe, fanage, andainage, pressage en ballots.



lundi 23 juillet 2012

Des Queues Au Poil !


Les yeux m'en sont sortis des orbites. Et ma question a fusé : "Why ?".
"Question d'esthétique", me suis-je entendu répondre.
L'esthétique ? Bien sûr, of course, suis-je bête ! C'est évident. Pourquoi poser la question ?
Environ 1/3 des percherons et quelques Shires présents au East of England Show à Peterborough arboraient une superbe queue rasée de frais.
Habitués aux gifles de crins, mouches et taons britanniques vont devoir apprendre à vivre sous la menace des coups de bâtons.







La majorité des queues reste cependant tressée de manière habituelle chez les Britanniques, avec quelques différences entre les races et même au sein des races.






Sans doute les plus traditionalistes, les Suffolk Punch n'ont pas succombé à la nouvelle mode des queues rasées et conservent leur style habituel.



dimanche 22 juillet 2012

samedi 21 juillet 2012

East Of England Show 2012


Les relations franco-anglaises se sont-elles à ce point dégradées qu'il me faille montrer patte blanche pour entrer dans l'enceinte du East of England Show ? Quelques échanges d'amabilité m'ont ouvert grandes les portes du salon agricole qui s'est déroulé à Petersborough il y a une quinzaine de jours.



  • Emma, de l'écurie percheronne Dick Fuller, mène un attelage en arbalète.
Ma visite chez les Anglais, qui ont dit-on inventé la pluie et qui à ce jour figurent parmi les plus grands consommateurs de cette empêcheuse de faire la fête en paix, était bien évidemment liée à la présence de chevaux de trait sur cet événement. Trois jours de présentations en main et attelées.
Attardons-nous d'abord sur les concours d'attelage.
Percherons, les plus nombreux, Shires et Clydesdales, les plus poilus, et Suffolk Punch, les plus alezans, attelés à des voitures de transport, anciennes pour la plupart, et à des chariots agricoles rutilants de jaune et d'orange, ont assuré le spectacle avec des présentations attelées à 1, 3, 4 chevaux ainsi qu'en tandem.


Parmi les écuries percheronnes présentes, citons celles de T. Henfrey, D. Curtis, D. Fuller et E. Garner.
Quelques heures passées en compagnie de ces éleveurs et utilisateurs suffisent pour comprendre que le percheron d'attelage fait en Grande-Bretagne l'objet de visions plurielles.
L'attelage de percherons canadiens voisine avec l'attelage purement britannique et l'attelage de percherons croisés. Aux allures enlevées des uns répondent les allures plus traditionnelles des autres. Quand l'un dit ne pas aimer ces percherons qui ont toujours la tête dressée et qui lèvent les genoux jusque sous les naseaux, cet autre dit qu'il faut éduquer les juges petit à petit pour qu'ils se montrent davantage réceptifs aux allures d'outre-Atlantique.
Shires et Clydesdales ont aussi dans leurs allures une tendance à s'américaniser. Tous les Suffolk Punch, davantage traits de travail, privilégient les allures traditionnelles.

  • Les Anglais à l'heure des thés.

  • David Curtis, de l'élevage Middleton Percherons, à l'heure des préparatifs.


  • John Goodwin, à l'arrière-plan, avec son attelage de Shires.

  • Chariot agricole du début du 20ème siècle.

  • Écurie percheronne Garner en attelage à 1.

  • John Goodwin avec ses 4 Shires, déclaré champion des champions. 

  • David Curtis au moment de pénétrer dans le ring principal. 
D'autres articles sur le East of England Show dans les jours à venir sur ce blog.

vendredi 20 juillet 2012

Chronique Du Taon Qui Passe

"Quel beau taon !", disait l'un.
"Enfin un taon de saison", disait cet autre, depuis des semaines à la recherche du beau taon perdu.
Mercredi dernier à Vautorte dans la Mayenne, le taon était au centre de toutes les conversations.
Le concours des mâles à peine commencé, j'ai moi aussi béni ce taon qui passe. Piqué à la hauteur de ses attributs virils, Apache du Bocage s'est cabré magnifiquement. Trois photos en rafale, une de bonne.
À chaque mâle présenté, j'implorais le taon qui passe et repasse :
"Ô taon, suspends ton vol
Et pique-le dans les parties molles".
À Vautorte, tout le monde a pris du bon taon. En fin d'après-midi, Francis Valognes a fait monter Apache dans son camion. "Retour à la maison, dans la Manche ! La taon presse si on veut rentrer avant la nuit".
Dieu que les taons sont durs pour les éleveurs de percherons...











jeudi 19 juillet 2012

CHASSÉ Les Inquiétudes


Image prophétique d'un monde percheron qui s'interroge sur son avenir ?
Sans noircir le tableau, on peut reconnaître que sur les concours locaux, celui de Chassé dans la Sarthe par exemple, l'ambiance était morose. En dehors du temps, coupable tout désigné à la vindicte populaire, c'est l'avenir de la race qui alimentait les conversations, avec pour refrains principaux la fin des aides, l'augmentation des frais annexes et un commerce en berne.



Un petit bilan statistique fait apparaître dans la Sarthe une baisse de participation aux concours locaux de 15% par rapport à 2011, avec un total de 165 percherons et percheronnes présentées, contre 196 en 2011. À noter que les concours du Grand-Lucé et Champagné ont enregistré une légère augmentation de participation.
En Mayenne, la baisse n'a été que de 8%, moins importante donc que dans la Sarthe.
Pour certains, une baisse d'effectifs, si elle est accomapgnée d'un accent mis sur la qualité, ne peut être que bénéfique.
Pour d'autres, il y a danger quant au potentiel génétique de la race.



Appelés à se prendre en main et à mettre la main au portefeuille, les éleveurs percherons vont sans doute traverser une période d'ajustements et de remises en cause de quelques années. La Société hippique percheronne de France, en mère protectrice, aura sans doute à coeur de préconiser la solidarité et l'esprit d'équipe pour faire que chacun, qu'il soit d'ici, dans le Perche, ou d'ailleurs, en France, se sente soutenu et encouragé.