dimanche 22 novembre 2015

Hippotese En AG

Prototype n° 3 du NéoBucher, porte-outil maraîcher autoconstructible.

Fermement agrippé et aux mancherons d'un NéoBucher, Deny Fady, président d'Hippotese, a conduit pendant près de deux jours les travaux de l'Assemblée générale annuelle de l'association déjà presque trentenaire.

Dans le petit monde de la traction animale, l'association Hippotese est synonyme de recherche et de promotion pour tout ce qui concerne les harnachements et les matériels destinés aux animaux de travail.

Prototype n° 2 du NéoBucher.

C'est sur les hauteurs surplombant la ville de Cluny en Saône-et-Loire, au bout d'un long chemin empierré par endroit raviné que les adhérents Hippotese ont pu découvrir le site choisi pour cette Assemblée générale.

Bernard Michon et sa compagne Éloïse Bethery, qui avaient accepté d'accueillir cette AG, les attendaient de pied ferme au terme de longs préparatifs, entourés de leurs chevaux de trait et de quelques chats et chiens heureux de voir le monde d'en bas venir à eux.


Drivant les percherons Tisis du Bocage et Rocco de Berzé, Annie Flacelière accompagnée du maître des lieux Bernard Michon procède à un épandage de fumure à l'aide d'un matériel américain Millcreek accroché à un avant-train 4-roues de marque Bernard Michon Hippomobile.


Cette bineuse vigneronne et maraîchère, appelons-la "Silver Michon" tant que son créateur ne l'a pas baptisée lui-même, ne doit pas nous faire oublier que l'atelier Bernard Michon Hippomobile (BMH) a acquis sur le territoire français une solide réputation de constructeur de matériels hippomobiles principalement destinés au travail du cheval territorial engagé dans la collecte de déchets.

Porte-outil maraîcher BMH.

L'entreprise BMH ne se consacre pas uniquement aux matériels destinés aux collectes urbaines. Le catalogue de l'entreprise fait état d'outils pour le travail en viticulture, en maraîchage et en milieu boisé.
Cette Assemblée générale, suivie par une cinquantaine de personnes, a donc été l'occasion de découvrir quelques "productions" récentes comme le NéoBucher, voulu et porté par Hippotese, et ce porte-outil de maraîchage (photo ci-dessus) sorti il y a peu de l'atelier de fabrication BMH. Tracté en simple ou en paire, pouvant être doté de trois ou quatre roues selon la situation, ce matériel permet de pratiquer des cultures sur billons ou en planche sur des surfaces allant d'1,20 m à 1,80 m de large.

Porte-outil maraîcher BMH équipé de disques billonneurs.



Événement de l'année 2015 pour l'association Hippotese et sans doute de l'année 2016, la mise en chantier et la réalisation des premiers prototypes du porte-outil autoconstructible NéoBucher, copie revisitée du Bucher suisse, a suscité grand intérêt. Quelques allers-retours en conditions réelles de travail du prototype n° 2 ont permis de juger du degré d'avancement du projet.



Pour conclure la présentation de son porte-outil, Bernard Michon avait opté pour des étrilles-soleil de taille respectable.
Quelques rayons de soleil donc, sur cette démonstration de matériels avant de passer à la salle obscure où ont été évoquées les actions récentes de l'association et celles mises au programme de l'année 2016.

www.hippotese.fr
www.bernard-michon-hippomobile.fr 

vendredi 13 novembre 2015

Automne Dans L'Orne


Julien Fouasnon et Biguine du Bon Ru.

jeudi 12 novembre 2015

Je Trouve Ça Beau


Comment ne pas trouver Sabots, avec des reportages sur la Route de la Suisse normande...


... le rassemblement traction animale PferdeStark en Allemagne...


... la fête percheronne de l'Écomusée du Perche...


... la journée de l'innovation hippomobile de Romagne...


... et avec plein d'autres sujets encore.
Dans tous les bons points presse.

mercredi 11 novembre 2015

On Nous A Envoyé

Brigitte Guillaume.


"Penchons-nous sur l’avenir du cheval percheron.


Faisons un vaste tour d’horizon…


… pour mieux voir les choses en face.


Et regardons-le bien, de la tête…


… aux pieds.


Ne nous laissons pas endormir par de douces chansons…


ni réveiller par de fausses illusions.

Jean Flémal.

Nous faisons maintenant un petit passage au Haras du Pin où nous retrouvons Jean Flémal, Anthony Gohier et Déesse de Saint Aubin.



« Notre valeureuse percheronne, Déesse de Saint Aubin, s'est très gentiment prêtée à ses premières séances de traction d'un véhicule hippomobile.
Celles-ci ont été menées à bien au Haras National du Pin, selon les préceptes d'un éminent spécialiste en la personne de monsieur Anthony Gohier. Celui-ci m'a permis de mener quelques kilomètres dans ce magnifique cadre qu'est le domaine du Haras National du Pin habillé de ses couleurs automnales et sous un soleil resplendissant. Ce fut un grand moment de bonheur. Rendez-vous est pris au printemps prochain afin de parfaire son apprentissage. Elle aura alors pris 3 ans et un peu plus de maturité. Elle a donc regagné Survie où ses copines de pâturage, les comtoises Léna et Lectika, l'attendaient.
À bientôt pour de nouvelles aventures... »




Éva.

Vous vous souvenez sûrement d'Éva. Mais si, voyons ! On vous a raconté, il y a quelques jours, cette sortie attelée qu'Éva-la-Hollandaise avait gagnée à la fête percheronne de la Perrière.
Celle qui est maintenant Éva-du-Perche avait beaucoup apprécié cette balade automnale en compagnie de Franck et Julien, les meneurs de l'écurie Boblet-Fouasnon.




L'attelage, Éva connaît. C'est une discipline qu'elle pratique en toutes saisons en forêt avec Erle et Fichte, une paire de traits canins d'origine allemande. Erle et Fichte sont particulièrement heureux d'emmener avec eux les deux anciennes de la maison, Jantje la chienne et Putti la poule borgne, toujours partantes pour une sortie nature.








Éva nous a dit que les promeneurs et même les gardes forestiers restaient cois devant cet attelage improbable. Reconnaissons qu'il y a de quoi.
À la fin de ces sorties attelées, Putti la poule ne manque jamais, en guise de remerciements, de laisser un œuf sur le coussin de la mini calèche. Un exemple à suivre pour tous ceux qui effectuent régulièrement des sorties en attelage.


Manon B


Valérie s'entraîne à une nouvelle discipline, le galop sans les mains.





mardi 10 novembre 2015

Le Jugement Premier


Parangon de vertus environnementales, sans pour autant être à titre personnel labellisé COP-21, renouant avec un passé lointain où le moteur n'avait pas encore fait son apparition explosive, Marcel avait choisi la marche pour venir présenter son poulain à la foire de la Bazoche-Gouet en Eure-et-Loir.


S'il est bien connu que c'est au pied du mur que l'on voit le maçon, il est moins courant d'y retrouver le maréchal-ferrant. Mais en ce jour de fête si particulier, il ne faut s'étonner de rien, surtout de la part d'un Sarthois (d'adoption).


Ce n'est pas en ces lieux qu'il faut espérer trouver un poulain à l'œil. Mais un bon poulain à l'œil vif, c'est tout à fait possible.


Un jour, sans que l'on y prête attention, une génération remplace l'autre, signe tangible du temps qui passe.


Pour le jugement premier, moment de haute importance, Thomas et Maxime ont endossé les habits de maîtres de cérémonie.


Se faire souffler dans les bronches, même par un spécialiste, n'a rien d'agréable.


Un équin coquin qui ne recule devant rien pour se faire remarquer et assurer le spectacle.


Laboureur vigneron un jour, cocher de tourisme le lendemain, ou la vie palpitante du meneur de chevaux percherons.


Grand moment de zenitude avant de passer à l'action.


En fin de matinée, les hongres prennent la relève.


Une véritable réunion de famille percheronne.


La séparation, chargée d'émotion, n'est peut-être qu'un au revoir. La route parfois parsemée d'embûches qui mène au jugement dernier au Haras du Pin dans deux ans est encore longue.