mardi 22 novembre 2016

Sabots Ensoleillés


Avec le Sabots n° 75 de novembre-décembre en vente en kiosque, vous allez repousser l'hiver par la magie de quelques articles qui vont vous réchauffer le cœur.

Vous ferez escale en Vendée sur la plage de Saint-Gilles-Croix-de-Vie en compagnie de Vincent et Laura Pipaud occupés à passer la Grande Plage au peigne fin.




Un  autre coup de chaleur assuré, avec Trait Comt'Est, le grand rassemblement de la traction animale qui s'est tenu dans la Nièvre. Trois jours de forte chaleur qui ont mis à mal participants et public.




N'espérez pas voir baisser la température à Romagne dans la Vienne, à l'occasion de la Journée Innovation tant la lutte pour le trophée a été... chaude.



Pour finir, un passage sur la plage de Plouescat dans le Finistère. Pas question de vous rafraîchir par une baignade dans la baie du Kernic. La mer a été démontée pour faire place à deux réunions hippiques chacune se terminant par une course de traits bretons.





Et  plein d'autres articles pour passer un début d'hiver au chaud.

dimanche 20 novembre 2016

Le Centre De Valorisation En Marche


« C’est le cheval percheron qui rassemble tout le monde ». Cette union autour du cheval percheron évoquée par Adeline Julliot Rousseau, chargée de mission auprès du Centre de valorisation du cheval percheron, réunit au service d’un projet ambitieux et innovant quatre partenaires, la Société hippique percheronne de France (SHPF), l’Établissement Public Administratif « Haras du Pin » (Haras), l’Institut français du Cheval et de l’Équitation (IFCE) et le Syndicat mixte de gestion du « Parc naturel régional du Perche » (PNR).

Première sélection de chevaux, quelques jours après la signature de la convention de partenariat.

Une partie des membres du comité de sélection en action.

L’ouverture récente du Centre de valorisation du cheval percheron découle de la volonté de ces quatre partenaires fondateurs d’œuvrer de concert, d’une manière efficace et pérenne, à la valorisation des chevaux percherons, avec l’objectif de répondre au mieux aux exigences des nouveaux marchés de l’utilisation. À très court terme, en vitesse de croisière, le Centre de valorisation doit être en mesure d’offrir à tout moment un panel complet de chevaux prêts à l’utilisation.

Le terme « utilisation » recouvre un ensemble d’activités émergentes qui, depuis les années 1990, ont permis au cheval de trait d’opérer un retour sur le devant de la scène après plusieurs décennies d’oubli. Dans la liste déjà longue mais qui ne demande qu’à s’accroître, des utilisations à nouveau dévolues au cheval percheron figurent les activités de type loisir, montées et attelées, à destination des particuliers, et les activités de type professionnel, transport de personnes, travaux en milieu urbain, travaux de maraîchage, petite agriculture, débardage, entretien de zones sensibles, travaux de viticulture, etc. à destination des collectivités et des entreprises.

Par la variété de ses modèles, qui vont du cheval de trait puissant, destiné à la traction au pas, au cheval de trait léger apte de par ses allures à des activités plus sportives, le cheval percheron est en mesure de répondre à l’ensemble de ces utilisations à la condition, bien évidemment, d’y avoir auparavant été préparé. D'où l’importance de la mise en œuvre de ce Centre de valorisation.


Signature de la convention de partenariat. De gauche à droite : Adeline Julliot Rousseau, chargée de mission ; Sophie Lemaire, directrice du Haras du Pin ; Jean-Michel Bouvier, président du Parc naturel régional du Perche ; Lionel Blanchet, président de la Société hippique percheronne de France ; Jean-Marie Baradeau, Institut français du Cheval et de l'Équitation.

Le Centre de valorisation du cheval percheron a pris officiellement son envol avec la signature le 24 septembre 2016 lors du Concours national de la race sur le site du Haras national du Pin d’une convention de partenariat. Né d’une longue mobilisation des quatre partenaires impliqués, et dorénavant entré dans sa phase active, le Centre de valorisation a procédé, par l’intermédiaire de son comité de sélection composé d’experts, éleveurs et utilisateurs de chevaux percherons, à sa première sélection de chevaux, peu de temps après la signature de la convention de partenariat. De nouvelles sélections auront lieu à dates plus ou moins régulières en fonction des besoins. Passés au premier filtre du comité de sélection, les chevaux retenus font l’objet d’une période d’essai de six semaines durant laquelle ils seront débourrés monté et attelé. À l’issue de cette période de découverte, d’apprentissage, les chevaux sont présentés en situation, montés et attelés, au comité d’experts qui, à l'issue d'une visite vétérinaire, décidera de leur intégration ou pas au sein du Centre de valorisation.




Le  Centre de valorisation du cheval percheron n’aurait pu voir le jour sans le soutien financier du Conseil régional de Normandie, qui a permis la création d’un poste à mi-temps de chargé(e) de mission et du Fonds Éperon dont les subsides seront utilisés à l’achat de matériels spécifiques, harnais, véhicules et engins hippomobiles nécessaires aux débourrages et à l’accompagnement de ces jeunes chevaux dans leur découverte du travail.



Pendant les examens vétérinaires.

La convention signée par les quatre partenaires, SHPF, Haras, IFCE et PNR, précise dans le détail les modalités de fonctionnement de ce Centre de valorisation du cheval percheron et établit avec précision les engagements pris par chacun des partenaires. Sans entrer pleinement dans les détails, il est possible de préciser le rôle de chacun dans cette entreprise innovante.

À la SHPF, par l’intermédiaire de sa chargée de mission, est dévolue la partie administrative de ce projet, mise en place des sélections, de la promotion, de la vente. À noter que l’éleveur qui verra un de ses chevaux intégrer de manière définitive le Centre de valorisation pourra choisir entre deux formules, soit rester propriétaire de son cheval pendant toute la durée de la formation -ce qui le contraindra à prendre en charge certains frais (vétérinaire, maréchal-ferrant, etc.) soit céder la propriété à la SHPF qui prendra alors ces frais à sa charge.

Au Haras, et plus particulièrement à ses agents, revient la formation proprement dite des chevaux, débourrage, préparation aux diverses utilisations. Cette formation se déroulera sur le site du Haras du Pin. Avec l’objectif de fournir des chevaux prêts à l’emploi, clé en main selon l’expression consacrée, l’expertise des agents du Haras, rompus au dressage des chevaux et à leurs utilisations, ne peut qu’être perçue favorablement par toute personne à la recherche de chevaux percherons bien dressés et utilisables en toute sécurité. Dans le cadre de leur formation, les chevaux pourront prendre part à diverses manifestations sur le site du Haras du Pin (Jeudis du Pin, par exemple) ou même à des prestations, présentations et concours hors site du Haras (Equi-meetinq du Lion-d’Angers, Concours SHF Jeunes Chevaux, manifestation type Percheval de Nogent-le-Rotrou). Autant d’activités qui ne feront que contribuer à la formation des chevaux ainsi sollicités.

À l’IFCE est confiée une mission d’appui technique et d’expertise qui se traduira de manière concrète, après signature d’une convention annuelle, par la mise à disposition de personnels.

Enfin, au PNR revient le rôle de base arrière. Avec ses 65 hectares de prairies, le site de la Maison du Parc naturel régional du Perche accueillera les chevaux pour des périodes de repos, de manière à assurer leur bien-être. Pendant ces mises au vert, les chevaux percherons seront alors sous la surveillance d’un « référent SHPF », un éleveur proche du site qui pourra exercer une surveillance régulière des chevaux et intervenir en cas de nécessité.




Actuellement, trois chevaux issus de la phase expérimentale sont entrés en commercialisation. Il s’agit de Cador du Fayet, Bambi du Perron et Djeff des Grappes. Le Centre de valorisation va donc travailler sur un plan de communication adaptée afin de se faire connaitre et mettre en avant ces chevaux percherons à vendre.




Contacts & renseignements :

Centre de valorisation du cheval percheron
Haras national du Pin
61310 Le Pin-au-Haras

Adeline Julliot Rousseau, chargée de mission :
06 83 76 44 56

lundi 14 novembre 2016

Dans La Presse Américaine

Les Perriot ont fait le Perche. Cela peut paraître exagéré de parler ainsi. Certains disent "Mark Dunham l'a fait". Cependant, les fondations du succès d'Oaklawn [ferme de Mark Dunham en Illinois] ont été établies dans les prés d'Amilly et de la Chenellière. Pendant presque un siècle, les Perriot ont été reconnus comme les meilleurs juges de chevaux du Perche.
19 décembre 1900.


Nous faisons part à nos lecteurs de l'extraordinaire vente de juments et d'étalons percherons de grande classe que W. S. Corsa fera jeudi 11 novembre, à sa ferme près de Whitehall en Illinois. Nos lecteurs doivent savoir que cette vente comprend le meilleur lot de juments que l'on ait vu en Illinois depuis longtemps et cela vaut aussi bien en termes d'élevage, de taille, de qualité, de caractère et d'utilité.
5 novembre 1909.


En  couverture cette semaine, un portrait de Baccarat 11327 (18639), le splendide étalon percheron qui, opposé à 128 autres concurrents, a remporté une 1ère place dans sa catégorie à la foire internationale de Paris l'an dernier. Il a aussi été couronné au grand concours percheron de la Ferté-Bernard en 1889, face à 111 autres animaux. Baccarat a été importé par W. L. Ellwood de DeKalb, Illinois, et a été vendu à R. B. Kellogg de Green Bay dans le Wisconsin pour compléter son excellent élevage de percherons.
28 mai 1889.


Nous avons le plaisir cette semaine de proposer à nos lecteurs une photo de M. Fardouet, l'homme à qui, plus qu'à tout autre, grâce à son énergie, son habileté et sa persévérance, peut être attribué le succès de la Société percheronne de France et de son stud-book.
22 janvier 1885.


M.  W. Dunham, de Wayne en Illinois, importateur et éleveur de chevaux percherons mondialement célèbre, a pris le bateau pour la France le 2 juin dernier. M. Dunham est l'exemple même de l'homme énergique de notre époque pragmatique. Ce voyage joindra étroitement l'utile à l'agréable puisque ce voyage de noces lui permettra de ramener le plus grand nombre de chevaux de sa race favorite qu'il ait jamais importés.
16 juin 1877.


Le  concours annuel de percherons, sous les auspices de la Société percheronne, a eu lieu à Alençon du 27 au 30 juin. C'est la 1ère fois depuis la création de la Société percheronne de France [1883] que cet événement annuel a lieu à Alençon.
17 juillet 1912.


L'exposition de percherons que l'on nous promet pour le mois prochain sur le Champ-de-Mars à Montréal est tout un événement pour notre agriculture. Nous espérons bien que nos cultivateurs auront assez de patriotisme pour faire en sorte que ces représentants de la race chevaline ne soient pas accaparés par les Américains et transportés loin de notre province.
8 mai 1888.


Au  moment de mettre sous presse, nous sommes informés par télégramme de l'arrivée sans incident de la dernière importation de notre voisin de Wayne en Illinois [M. W. Dunham]. Il faut vraiment féliciter ce monsieur pour sa réussite à faire voyager un aussi grand nombre de chevaux [100] sans aucune perte ou accident.
1er août 1884.


Le  dernier arrivé [dans le Perche] mais non le moindre, est M. Ellwood, avec son acheteur M. Sloan, dont le seul nom fait battre le cœur de tout fermier et lui présente aux yeux des visions de dollars. M. Ellwood avait prévu d'arriver par surprise, comme il l'avait fait souvent, mais, avant de débarquer en France, le télégraphe avait annoncé son arrivée, et bientôt le marché s'ouvrit. Un éleveur lui vendit 40 chevaux, un autre étalonnier, à Nogent, 34 et ainsi de suite jusqu'à ce que ses achats eussent atteint 100 têtes en moins de 15 jours après son arrivée.
17 janvier 1887.


Nous publions aujourd'hui un portrait du fameux étalon percheron White Prince importé de France en Ohio en juillet 1870. Il a été acheté en novembre suivant par W. C. Myer d'Ashland Mills en Oregon, et transporté en compagnie d'un autre pur percheron et de deux juments 3/4 percheronnes, par train à Chico dans cet État d'où ils ont voyagé jusqu'à Ashland Mills.
2 septembre 1871.


Le  Dr B. R. Westfall de Macomb dans le county de McDonough en Illinois, encouragé par son précédent succès dans l'importation de chevaux percherons pour lesquels il fait figure de pionnier dans cette partie de l'État, est récemment retourné en France et a acheté pour un prix élevé un autre lot de percherons de race pure de la meilleure lignée qu'il ait pu trouver, et qui ont été importés sur le Ville-de-Paris de la Compagnie Trans-atlantique Line qui est arrivé à New York le 16 juillet. Les chevaux sont arrivés à Macomb le 24 juillet.
13 septembre 1873.


J'ai trouvé que la race percheronne est de beaucoup la plus avantageuse des races de trait. Prenez un attelage de vrais shires et de vrais percherons, de bonnes couleurs, c'est-à-dire des shires bruns et des percherons gris foncé, et placez-les côte à côte sur le marché de Chicago : les percherons l'emportent sur les shires de 50%.
6 juillet 1892.


Si  le nombre d'engagés percherons à la foire d'État de 1921 peut être considéré comme une indication, alors l'Ohio est en train de devenir le principal centre de production de percherons. 202 engagements ont été faits par 42 éleveurs de percherons à la foire de Buckeye en 1921. À l'exception de 8 chevaux, tous venaient de fermes de l'Ohio. E. B. White de Leesburg, Virginie, Ed. Nicodemus de Waynesboro, Pennsylvanie et Harry Stamp de Roachdale, Indiana, étaient les seuls exposants à venir d'autres États.
9 octobre 1921.



Les nombreux amis de Mark Wentworth Dunham ont été choqués d'apprendre sa mort soudaine samedi dernier le 11 février. M. Dunham était sans aucun doute connu par tous les lecteurs de ce journal en tant qu'importateur et éleveur de chevaux de race pure, en particulier de percherons. M. Dunham imposait le respect à ses concitoyens du fait de son aptitude aux affaires, de son caractère et de son bon esprit.
16 février 1899.

Interruption du blog pour une durée d'une semaine. Reprise le dimanche 20 novembre.

samedi 12 novembre 2016

La Sarthe En Fête


Le  Syndicat sarthois du cheval percheron entend bien entamer dignement décembre, mois festif par excellence.
Les percherons 72 vous invitent donc à prendre part à un dîner dansant le samedi 3 décembre. Cette soirée se déroulera à la salle polyvalente de la Chapelle-Saint-Rémy, 2 rue des Lilas, à partir de 20 heures.
Renseignements et réservations : 06.83.61.20.74.
Martine Collet, La Vigne, 72600 Saint-Vincent-des-Prés

jeudi 10 novembre 2016

Faisons Sonner Les Cloches



La  foire aux poulains du Mêle-sur-Sarthe, qui aura lieu samedi 26 novembre et qui vient conclure la saison percheronne 2016, constitue un véritable lieu de convivialité entre passionnés. Mais comme toutes les foires de ce type, le rassemblement automnal du Mêle est avant tout un lieu de commerce équin.
Et cela ne date pas d'hier, comme en témoignent ces lignes extraites d'un article du Journal des Haras écrit par Charles du Haÿs qui raconte les foires de la Saint-André du Mesle-sur-Sarthe et de Mortagne en ... 1857. Ces deux foires se déroulaient alors sur deux jours consécutifs pour éviter que les éleveurs n'aient trop de déplacement à faire avec leurs animaux.

« Nous venons d’assister hier à cette célèbre foire Saint-André, fameuse dans tous les temps par l’affluence des juments et des poulains percherons qui s’y vendent. Cette foire se commence de veille à Mesle-sur-Sarthe, et, il faut le dire, c’est là que s’achètent les meilleurs poulains de race et les plus près du sang. Cependant, l’espoir d’un gain meilleur en ramène encore un bon nombre à Mortagne, et le soir qui précède la Saint-André, la route d’Alençon rivalise en mouvement avec les autres artères déjà si encombrées de ces élèves qui font la richesse du fermier percheron.
Nous y avons été témoin d’un de ces vieux et touchants usages qui datent des temps les plus anciens et qui s’est conservé religieusement dans la vieille cité, malgré les innovations de l’époque ; il consiste à éclairer la tour de l’église et à sonner les cloches de huit à neuf heures du soir. Ce signal tout chrétien eut autrefois pour but, avant la création des routes, de diriger et d’orienter les bonnes gens venues de bien loin et égarées dans des chemins mauvais et inconnus. »