lundi 16 novembre 2020

Premier Anniversaire

 

Carte anniversaire envoyée par la ville de Wayne, Illinois

Il y a exactement un an aujourd'hui, la ville de Nogent-le-Rotrou, berceau historique de la race chevaline percheronne, signait un accord de jumelage avec la ville de Wayne en Illinois. 
Wayne a été pendant plusieurs décennie, de 1872 à 1929, le lieu d'un important commerce percheron centré autour des activités d'importations et d'élevage de chevaux percherons de Mark W. Dunham. Mark W. Dunham était le plus important importateur et éleveur américain de chevaux percherons de l'époque et aussi, comme le prouve de nombreux documents historiques mis à jour récemment, celui qui, par ses actions dans le Perche, est à l'origine de la création de la Société Hippique Percheronne de France.

À l'occasion de ce premier anniversaire, Eileen Phipps, la maire de Wayne, Karen et David Armbrust, anciens propriétaires du chateau "Dunham" à Wayne, travaillant inlassablement à maintenir vivante la mémoire de Mark W. Dunham, nous adressent cette carte anniversaire.

Signature du Jumelage par Eileen Phipps, maire de Wayne et François Huwart, maire de Nogent-le-Rotrou

La situation sanitaire mondiale, au cours des derniers mois, n'a pas permis de poursuivre les échanges entre Nogent-le-Rotrou et Wayne, comme cela était prévu. Eileen, Karen et David tiennent à nous faire savoir qu'ils n'oublient pas leurs amis percherons et espèrent pour bientôt des jours meilleurs où nous serons libres de traverser l'océan dans les deux sens. Ils tiennent aussi à remercier, une fois encore, tous ceux qui leur ont réservé un accueil si chaleureux dans le Perche, il y a un an.

Karen Armbrust, Eileen Phipps, David Armbrust en visite à la SHPF où ils ont été accueillis par Lionel Blanchet, président et Dominique Heuzé, vice-président




dimanche 15 novembre 2020

Une Forme Olympique

 



Présenter des chevaux en concours Modèles et Allures n'est pas chose simple et nécessite pour ceux qui ont la délicate charge de cet exercice d'avoir une forme .... olympique. Bien souvent, cette tâche est confiée aux jeunes, plein d'allant et d'énergie. Parfois, preuve du temps qui passe inexorablement, le fils succède à son père. Mais, il en est quelques-uns pour lesquels l'âge ne semble pas avoir de prise. 
Comme par exemple .... Pierre-Yves Berger.
La preuve en images.















mercredi 4 novembre 2020

Un Sabots d'Automne

 


Le numéro 99 du Magazine Sabots vous propose une large palette de reportages "chevaux de trait" et "traction animale".


En ouverture de ce numéro, une double page avec quelques grandes photos "masquées" prises lors des concours percherons.


Suit une grande bouffée d'oxygène, avec un reportage réalisé sur le site géologique de Pierrefitte, près d'Étampes, en Essonne. Vous retrouverez dans ce reportage Jean-Baptiste Ricard, Louise Drieux, Bruno Buttard, attelés à des travaux de broyage sur les pentes de coteaux calcaires.



En parcourant ce Sabots d'automne, vous ferez aussi une halte au Haras-du-Pin, à l'occasion du Concours National Percheron.


Sabots vous fait aussi voyager à Sargé-sur-Braye, en Loir-et-Cher, à l'occasion de la vente aux enchères du "Musée percheron" d'Arsène Janvier.



Pleins d'autres sujets encore dans ce numéro, débardage, chevaux bretons, chevaux comtois ....
Dans les "Maison de la Presse".

dimanche 1 novembre 2020

Agrions Et Tritons

 


"Avec Élodie et Mathieu, nous sommes dans la tourbière de Parigné pendant deux semaines. Il y aura cinq chevaux représentant quatre races de traits" m'explique Christine Sallé au téléphone.

"Tourbière", "races de traits".... comme d'autre de ses collègues en traction animale, Christine sait me parler avec les mots qu'il faut. Mais ce que les trois compères, "confinés pour quinze jours" dans la tourbière du Bas-Marais de la Basse-Goulandière à Parigné-l'Évêque, dans la Sarthe, ne m'avaient pas dit, c'est qu'il me ferait passer un test "races de traits" à mon arrivée sur le chantier avant de m'autoriser, ou pas, à les photographier.


"Alors, quelles races ?"  me lancent en chœur et goguenardes Christine et Élodie. Le piège ! Trente années de photographies avec les chevaux de traits pour échouer lamentablement, peut-être, à un test "traits", au bord d'une tourbière, en partie alimentée par le ruisseau de Roule-Crottes, à Parigné-l'Évêque.
Je n'avais pas le choix. Il me fallait me lancer. Alignées près d'une haie, les cinq traits de race "inconnue" ne prêtaient aucune attention à la séquence dramatique qui était en train de se jouer. 

Galopin de l'Abdenaie


D'où je suis, assis "au cul du camion", une tasse de café à la main, la tâche n'est pas aisée. Allons-y quand même.

D'abord, un trait noir, à une bonne vingtaine de mètres. Un trait corpulent. Mais je remarque le tour des naseaux qui n'est pas noir mais .... bai. Je sens le piège. Ardennais ? Percheron ? je n'y crois pas. Cob ? Alors d'un modèle qu'on ne voit plus de nos jours. Je choisis de ne pas me prononcer. "Cob, c'est Amandine de la Gare" annonce "triomphante" Christine.

Plus près de moi, un cheval gris de petite taille. Sans hésiter, percheron. "Exact, Galopin de l'Abdenaie".

Juste devant moi, une belle croupe noire, et une tête enfoncée dans le foin. Percheronne à coup sûr. "Doupette de Lucé".

Christine m'a dit "cinq chevaux et quatre races". Donc il y a encore deux races. Sur la gauche, un trait "en formes", à la robe alezane très foncé. J'avance sans trop de risque, breton. "Oui, c'est Banzaï" confirme Élodie.

Il reste au loin une robe grise .... proche du blanc. Percheron, boulonnais ? Quatre races donc boulonnais. "Exact, c'est Beau Sir du Hameau".

Avec quatre bonnes réponses sur cinq, je suis accepté pour une séance photographique.

Banzaï et Beau Sir du Hameau




Doupette de Lucé et Amandine de la Gare






Réserve naturelle régionale depuis 2010, le Marais tourbeux de la Basse-Goulandière s'étend sur 37 hectares à peu de distance de la ville de Parigné l'Évêque. Cette zone naturelle fragile abrite une faune et une flore remarquables avec plusieurs espèces, malheureusement, en voie de disparition.
Parmi ces espèces menacées, deux espèces faunistiques sont particulièrement en danger, l'Agrion de Mercure, une petite libellule au corps bleu et noir et le Triton Crêté, un triton orange et noir. Côté flore, trois plantes sont particulièrement rares, le Rossolis à feuilles rondes, la Parnassie des Marais et le Pédicule des Marais.
Depuis 2012, le Bas-Marais de la Basse-Goulandière fait l'objet de travaux de restauration. D'ailleurs, en 2014, nous étions venus sur ce même site, dans une autre partie de la tourbière pour suivre Christine Sallé et Jean-Baptiste Ricard engagés dans une tranche de travaux de restauration.
Comme en 2014, l'essentiel des travaux assuré cette année par Élodie, Mathieu et Christine, consiste à "ouvrir" le milieu envahi par des espèces arbustives telles que bouleaux, pins sylvestres. Un travail particulièrement difficile puisqu'une tourbière constitue un milieu dangereux où l'envasement guette les chevaux et même les hommes qui sortiraient des surfaces portantes en périphérie de la zone humide.
Cette situation oblige à extraire les arbres à l'aide de longs cables et parfois aussi à l'aide d'un système de mouflage avec poulies. Un travail très technique dans un milieu qui cache de nombreux pièges.
Les arbres extraits sont déposés à l'aide de la traction animale dans une allée proche et sont repris au tracteur pour être rassemblés sur une aire de dépôt où ils seront broyés. 




Reprise au tracteur des produits de coupe

Les travaux de restauration du marais de la Basse-Goulandière sont orchestrés par la ville de Parigné l'Évêque, propriétaire du site, par le Conservatoire des Espaces Naturels Pays de La Loire et l'Office National des Forêts. La mise en place d'un plan de gestion sur le long terme a été possible grâce à l'aide financière de la Région des Pays de La Loire, de l'Agence de l'Eau et des Fonds Européens FEDER. 


Élodie, Mathieu et Christine à l'heure de la pause







samedi 31 octobre 2020

Concours Poulains Percherons Annulé

 

Le Syndicat du Cheval Percheron 28-41 annule le concours du 8 novembre 2020 à La Bazoche Gouët, suite au reconfinement et aux nouvelles mesures sanitaires liées au Covid-19.

Quelques images des années passées ....