vendredi 10 avril 2009

Nouvelle marée noire en Bretagne

Une marée noire souterraine de grande ampleur a été mise à jour en Bretagne. Pas de pétrole cette fois, mais un dérivé : le plastique. Jean-Jacques & Vincent Séité ont innové avec un chantier d'une semaine consacré à l'arrachage de films plastiques dans une plantation de chataigniers (75%) et de hêtres (25%).
Les deux débardeurs bretons ont conçu un outil adapté à ce type de travail, à l'aide d'un disque déchaumeur. L'engin se greffe au trinqueballe porte-outil léger que Jean-Jacques utilise en débardage.
Il a fallu sept jours aux deux hommes, aidés de Fanny, Yann & Adrien, pour finir ce chantier de 6 hectares en 3 parcelles et qui représente 9,2 km plantés. Situéé à Nostang dans le Morbihan, la plantation appartient au Conseil général qui en a confié la gestion à l'ONF.
Ces films protecteurs plastiques ont été appliqués il y a une quinzaine d'années quand les arbres ont été mis en terre. On constate qu'ils ont eu un effet négatif sur le système racinaire, qui a tendance à rester en surface. Une situation qui pourrait être dommageable en cas de vent fort. De plus, on s'interroge sur la réelle qualité de ce plastique "biodégradable"... à très très longue échéance. On se pose aussi des questions sur les effets à long terme de cette couche de plastique sur la flore et surtout la faune. Ce sont des centaines de kilomètres de plastique similaire qui ont été ainsi appliqués à la même époque dans le Morbihan et dans d'autres départements.
La jument bretonne Jacinthe est la première à faire dans l'arrachage de plastique. En début de semaine prochaine sur ce blog, vous pourrez découvrir Sultan, le trait poitevin (photo ci-dessous) qui s'est, lui, attelé au ramassage de ces films plastiques.
JLD.

jeudi 2 avril 2009

Nomade, les pieds dans l'eau

"Zone humide", l'expression est toujours en bonne place dans la liste des situations où le débardage au cheval peut avec avantage être substitué au travail motorisé. Le chantier de Saint-Gervais-du-Perron dans l'Orne illustre parfaitement ces nouvelles aptitudes du cheval de trait, devenu en quelques années le restaurateur d'une nature fragile.
Propriété du Conseil général de l'Orne, à un jet de pierre de l'autoroute, ce petit étang avec une pente boisé d'un côté et une zone herbeuse de l'autre était devenu au fil du temps et des tempêtes un enchevêtrement de bois morts. Des branches, des troncs, de volume respectable.
C'est l'entreprise d'insertion Etudes & Chantiers qui a été chargée de se mouiller pour faire de cet étang un terrain à nouveau fréquentable en toute sécurité.
Etienne Poupinet et Nomade, trait ardennais belge, aidés d'une équipe de 5 personnes ont donc passé plusieurs jours les pieds dans l'eau pour parvenir à leurs fins.
Cela fait deux ans qu'Etienne utilise la traction animale au sein de l'entreprise Etudes & Chantiers qui oeuvre sur deux régions (la Bretagne et les Pays de la Loire) en réalisant des chantiers dans la Sarthe, l'Orne, la Mayenne et les Côtes-d'Armor.
Etudes & Chantiers : 06.19.45.12.87.
JLD.

lundi 23 mars 2009

Le dernier des peupliers

Encore quelques images du chantier de débardage au cheval de Betton en Ille-et-Vilaine. Les 121 peupliers du bief de Gacet sur le canal d'Ille-et-Rance s'en sont allés les pieds devant, solidement arrimés au trinqueballe de Jean-Baptiste Ricard. Le dernier peuplier s'est couché sur le chemin de halage en fin de semaine dernière, comme prévu dans le cahier des charges.
Il est incontestable que le trinqueballe à treuil électrique utilisé par les deux débardeurs Jean-Baptiste Ricard et Damien Potel s'est révélé particulièrement efficace avec des grumes de ce volume. Le temps d'accroche est singulièrement réduit et s'effectue dans d'excellentes conditions de sécurité.
De gauche à droite, Jean-Baptiste, Arnaud, François et Damien posent au pied du dernier peuplier. "Yes, we can !"
JLD.

vendredi 20 mars 2009

Herseuse printanière

L'orchestre de l'Arche de la Nature du Mans nous interprète un grand classique du sacre du printemps, une herseuse en sol majeur. A la herse ancienne : Impératrice, percheronne de blanc vêtue ; aux guides : Mathias, en chef d'orchestre confirmé.
Un nouveau programme est déjà annoncé. Un solo de semoir. La composition de l'orchestre n'est pas encore connue.
JLD.

mardi 17 mars 2009

Couchés, les peupliers !

Commencé il y a un mois, le chantier de débardage le long du canal Ille-et-Rance à Betton en périphérie rennaise touche à sa fin. Aujourd'hui mercredi 18 mars, au moment où vous regarderez ces photos, Jean-Baptiste Ricard et Damien Potel tireront les derniers des 121 peupliers le long du chemin de halage. Mission accomplie dans les temps fixés au préalable.
Il est évident que les voies d'eau, canaux et rivières, fréquemment bordées d'arbres pourraient offrir au débardage au cheval une réserve non négligeable de chantiers. Il reste à espérer que l'initiative prise courageusement par l'ICIRMON (l'organisme de gestion du canal) et la municipalité de Betton servira d'exemple.

  • ICIRMON : www.icirmon.eu
  • Jean-Baptiste Ricard : 06.14.09.80.87.
  • Damien Potel : 06.09.50.60.51.

JLD.

lundi 16 mars 2009

Les tombeurs de l'Ille-et-Rance

Ils s'appellent Damien et Arnaud. On les surnomme les Tombeurs de l'Ille-et-Rance. Du nom du canal où on peut les voir à l'oeuvre depuis 4 semaines, et pour quelques heures encore. A leur palmarès, 121 peupliers d'âge, couchés sur l'étroit chemin de halage du canal, sur la commune de Betton en Ille-et-Vilaine. Un travail de spécialistes.
Demain, nouvel épisode du feuilleton "Ille-et-Rance".
JLD.

vendredi 13 mars 2009

Des traits entre les lignes

Une dizaine de vignerons, propriétaires de domaines, rassemblés autour de deux chevaux de trait et leurs meneurs : c'est ce qu'on a pu voir pendant trois jours dans le vignoble de Touraine à Pouillé. Il s'agissait d'un stage encadré par Olivier Cousin -viticulteur qui travaille ses vignes depuis 8 ans avec ses chevaux en Côteaux du Layon- et Jean-Louis Cannelle -éleveur et utilisateur de chevaux de trait-.
Ce rassemblement avait été initié par ce petit groupe de vignerons, dont Michel Augé qui faisait office d'hôte sur son domaine des Maisons-Brûlées. L'objectif de ces trois journées était de réfléchir aux éventuelles conditions de la réintroduction du travail au cheval sur ces domaines. La plupart de ces propriétaires sont déjà en bio ou en biodynamie. Passer au cheval serait un peu une suite logique. Mais certains de ces viticulteurs ne se voient pas en meneur, charrue en main dans leur vigne. L'idée est donc née de faire appel à un prestataire de services qui pourrait intervenir sur ces domaines proches géographiquement. Cette forme de mutualisation du travail serait aussi une source de plus grande sécurité pour le prestataire en terme d'emploi. C'est toute cette problématique qui a été évoquée autour d'une table et à plusieurs reprises sur le terrain
Photos 1 & 2 : Olivier Cousin à la charrue, entouré de vignerons. Photos 3 & 4 : Jean-Louis Cannelle pendant le travail sur le terrain.
JLD.

dimanche 8 mars 2009

Gros plans sur Jean-Yves Rolland

Revue de détails pour un maréchal-ferrant. Il s'agit de Jean-Yves Rolland, du centre technique du Grand-Lucé, l'antenne sarthoise du Haras national du Lion-d'Angers.
Jean-Yves ferre sur le site du centre technique (Haras de Brassé) où il dispose d'un travail pour les chevaux de trait. Mais il se déplace aussi à la demande chez les éleveurs qui le souhaitent.
Contact : 06.22.94.67.14.
JLD.

mercredi 4 mars 2009

Une percheronne qui n'a pas de prix

Elle s'appelle Bittersweet Unexpected Surprise, elle vit aux Etats-Unis, et elle a battu un record. A l'occasion d'une vente aux enchères en février 2009, elle a changé de propriétaire pour la somme record de... 89000 dollars (environ 60000 euro). Le précédent record, de 2007, était de 37000 dollars pour une jument.
Une autre vente record a eu lieu sur le continent nord-américain puisque l'élevage canadien Cape Cod Percheron a fait l'acquisition d'un hongre de 4 ans, Striker, pour la somme de 54000 dollars. Le record précédent, de 2005, était de 47000 dollars pour un hongre.
JLD.