samedi 23 avril 2016

Décès De Jean-Pierre Gérondeau


Président du Parc naturel régional du Perche depuis 2008, Jean-Pierre Gérondeau est décédé jeudi 21 avril à l'âge de 72 ans, des suites d'une maladie fulgurante.

Jean-Pierre Gérondeau au concours départemental ornais du cheval percheron à Mortagne-au-Perche.

Originaire d'Illiers-Combray, installé en 1976 à Condé-sur-Huisne dans le Perche en tant que notaire, Jean-Pierre Gérondeau a occupé divers mandats électifs. Il a été élu maire de Condé-sur-Huisne en 1989, 1995, 2001, 2008 et 2014. À l'échelon départemental, Jean-Pierre Gérondeau a été élu conseiller général de l'Orne pour la première fois en 1994. Il était aussi depuis 2013 président de la Communauté de communes du Perche rémalardais.

Pour le milieu du cheval percheron, Jean-Pierre Gérondeau était avant tout connu en tant que président du Parc naturel régional du Perche. Très engagé dans la sauvegarde et la promotion du cheval emblématique de la province, il a ardemment travaillé en association avec la Société hippique percheronne de France et ses présidents successifs François Chouanard et Lionel Blanchet à mettre en place un "Schéma de développement de la filière du cheval percheron".

Jean-Pierre Gérondeau lors de la présentation du Schéma de développement de la filière du cheval percheron.

Au niveau départemental, le président du Parc a constamment soutenu le Syndicat ornais du cheval percheron, en particulier dans le cadre de son concours départemental à Mortagne. Jean-Pierre Gérondeau avait, au cours des dernières années, fait de la Maison du Parc à Nocé un lieu d'accueil pour diverses manifestations liées au cheval percheron. C'est ainsi que la Maison du Parc avait accueilli en 2013 une délégation de la Garde républicaine emmenée par son commandant, le colonel Alain Puligny. À cette occasion, la Garde républicaine avait fait l'acquisition de deux chevaux percherons devenus depuis les timbaliers de la fanfare de la Garde.

Le président du Parc Jean-Pierre Gérondeau accueille le colonel Alain Puligny, commandant de la Garde républicaine, en présence du président de la Société hippique percheronne de France Lionel Blanchet.

En ces circonstances douloureuses, nous présentons à la famille de Jean-Pierre Gérondeau, à ses proches et à toutes les personnes qui l'ont côtoyé dans ses diverses fonctions nos plus sincères condoléances.

vendredi 22 avril 2016

Beaufay, Bonus > 1









jeudi 21 avril 2016

En Passant Par...

... Saint-Émilion.
En route vers le sud, je ne peux m'empêcher de faire un crochet par Saint-Émilion. Pour voir la ville historique ? Pas exactement. Saint-Émilion, pour moi, c'est le cheval dans la vigne à coup sûr. Pas la peine de prendre rendez-vous. On peut venir à l'improviste. On gagne presque à tous les coups.

Tiens, regardez, juste à l'entrée de Saint-Émilion, les percherons de Château Soutard, Uranus des Monceaux et Villa des Monceaux.



Uranus et Villa sont au repos aujourd'hui. Tant pis, vous ne verrez pas Joël Boccalon. C'est lui qui s'en occupe et qui travaille avec sur une partie du domaine. Des percherons sarthois qui viennent de l'élevage Jean-Louis Petithomme.
Allez, quelques portraits. Facile ! Ils m'ont reconnu. Pour être sur le blog, ils dressent les oreilles sans rechigner. Prêts à tout.

Je repars. Premier rond-point, pour entrer dans Saint-Émilion.
Tiens, regardez, là, carrément au rond-point, Benoît Coureau et Régate, sa percheronne.


Une parcelle pratiquement en pleine ville. Ah, il y a aussi la percheronne Surprise, dans sa couverture. Sébastien Bouetz ne doit pas être loin. "Sébastien va passer cet après-midi. Ce matin, il travaille une parcelle Petrus à Pomerol", me dit Benoît.
Je ne vous avais pas menti, à Saint-Émilion, on gagne à tous les coups. Tiens, plutôt que d'entrer dans la ville, je prends la 1ère à droite vers Saint-Christophe-des-Bardes. Je vous mets mon billet que je ne fais pas deux kilomètres.
Tiens, là, à droite, en train de remonter la pente. C'est Uluru, le beau breton, et Ramon Garcia derrière, accroché à sa Terraflex.



Ramon dans sa nouvelle vie de salarié du domaine Le Prieuré. Ramon qui a mis le pied à l'étrier de bon nombre de prestataires de toute la région bordelaise.
Regardez ! En face. Sur l'autre versant. Sur le domaine Trolong-Mondot. Deux chevaux en plein travail. On se croirait chez les Amish aux États-Unis, avec des chevaux partout.
Bye, Ramon, je passe sur l'autre versant.




Château Trolong-Mondot. C'est Odile et Sébastien Mizier en prestataires. Aujourd'hui, Odile n'est pas là. Élodie Raggiotto, que j'ai déjà rencontrée il y a un an, la remplace. Odile et Sébastien sont de "vieilles connaissances", des valeurs sûres de la traction animale. Prestataires en vigne, en entretien de zones sensibles, en attelage de tourisme et en préparation de chevaux de travail. "Tiens, Brunette est à vendre", me dit Sébastien. Brunette, croisement breton/comtois, aligne les allers-retours en vraie professionnelle de la vigne.


Je pourrais encore aller voir Éric Seuve, qui doit travailler à quelques kilomètres. Mais le temps presse. Un sandwich, quand même, avalé dans les vieux murs de Saint-Émilion. Au milieu d'un groupe de Japonais.
Je reprends la route.
Tiens, là, regardez, c'est encore Benoît avec Régate. Sur une parcelle de Château Lafleur.


La vigne a encore ses habits d'hiver. Le décavaillonnage tire à sa fin. Les quelques feuilles fraîchement écloses ne parviennent pas encore à masquer les alignements de piquets.
Heureusement, le superbe collier AFH/Stéphanie Boudin de Régate donne quelques couleurs au paysage un peu pâlot.
Dans quelques semaines, quand la vigne aura pris son envol, je serai de retour au cœur de Saint-Émilion et de sa région listée au patrimoine mondial de l'UNESCO.

mercredi 20 avril 2016

Bene Volo

Bénévole, adj. et n. (lat. benevolus, de bene, bien et volo, je veux). Qui fait quelque chose sans être rémunéré, sans y être tenu.

Notre attention focalisée sur cette multitude d'attelages qui ont évolué dans les différentes épreuves du week-end "attelage" de Beaufay, nous les avons à peine remarqués. Ce sont pourtant eux qui ont permis à cette fête du cheval attelé d'exister.
"Eux", ce sont bien sûr les bénévoles, toute l'équipe des bénévoles emmenée gaillardement par Benjamin Fefeu, "bene volo" en chef.
Pour deux jours d'épreuves, combien de jours et même de nuits passés à préparer l'événement puis, la fête achevée, à en effacer toute trace ? Bien sûr, les bénévoles d'ici seront demain les acteurs d'une autre fête mise en forme par des bénévoles d'ailleurs.
"Bene volo", je veux bien ; qu'ils soient tous remerciés de leur bonne volonté.


Neige du Gué et Quelia du Gué, menées par Franck Fouasnon.

Alizée des Prés, menée par Sandra Collet.



Déjeuner en famille avec Albane d'Ici.



Rifa de la Pérodière et Quaisie du Ridray, menées par Bernard Choplain.




D'autres photos sur le site de l'ASA :
http://asa72.com

Et d'autres photos à suivre sur ce blog dans les jours à venir.

mardi 19 avril 2016

Le Dimanche À Beaufay

Una des Prés, menée par Jean-Yves Rolland.

"Le dimanche à Bamako
C'est le jour de mariage",
chantent Amadou et Mariam.
"Le dimanche à Beaufay,
C'est le jour de l'attelage",
pourraient reprendre en chœur tous les membres de l'ASA.

Avec presque 40 km de chemins dédiés aux activités de loisirs non motorisés, la commune de Beaufay dans la Sarthe offre aux meneurs et aux cavaliers de tous poils un exceptionnel espace d'aventure libre d'accès le dimanche et tous les autres jours de la semaine. Les attelages, une quinzaine, qui ont pris part à la randonnée matinale du 17 avril ont pu en juger par eux-mêmes.

Mais l'essentiel de ce dimanche de l'attelage s'est déroulé sur le site des Douves à quelques courtes galopades du centre du bourg.
"Le dimanche à Beaufay,
C'est le jour du derby",
nous avait prévenus l'ASA. Une épreuve à deux têtes avec maniabilité le matin et marathon l'après-midi. La maniabilité, épreuve tout en contrôle, en retenue ; le marathon, parcours débridé d'obstacles de nature à séduire un public amateur de sensations fortes.
Le dimanche à Beaufay... en images.


Albane d'Ici, menée par Marine Pelletier.

Astérix Congéen, mené par Emmanuel Planche.





Biguine du Bon Ru, menée par Julien Fouasnon.



À suivre...

dimanche 17 avril 2016

Beaufay, Bienfay

Eliotte de la Motte, mené par Philippe Souty.

Le site des Douves, aire verte jouxtant le bourg sarthois de Beaufay, a vécu samedi et dimanche 16 et 17 avril à l'heure de l'attelage.
Dressage, maniabilité, marathon, randonnée ont fait de ces deux jours, courageusement mis en musique par l'Association sarthoise d'Attelage (ASA), une sorte de grande fête du cheval attelé. Les connaisseurs auront fait la différence entre les épreuves cataloguées SHF, celles composant le derby et la randonnée. Quant aux autres, ils auront vu dans ces deux jours un immense jeu de quilles pour chevaux de toutes tailles et de toutes couleurs de robe.
Venus en découdre dans ces différentes épreuves, les meneurs aidés de leurs grooms ont dû s'employer à conjuguer guides en main adresse et rapidité. Passés au crible des sanctions et du chronomètre, les meilleurs ont pu conclure ce rendez-vous de l'attelage par cette formule : Beaufay, Vitefay, Bienfay, résonnant comme un engagement à revenir en 2017.


Cigale de Lucé, menée par Vincent Bâcle.






Albane d'Ici, menée par Marine Pelletier.


Bounty du Gué, mené par Bernadette Fouasnon.


Photos réalisées pendant les épreuves de dressage et de maniabilité du samedi 16.
D'autres photos à suivre dans les jours à venir.