"Les droits de douane", c'est un des sujets majeurs de l'actualité mondiale en ce début d'année 2025. Un sujet qui n'est pas nouveau pour ... le cheval percheron.
En effet, l'ouverture du stud-book percheron français, en 1884, fortement demandée par les acheteurs américains, avait pour origine leur volonté de lutter contre la fraude mais aussi de ne pas avoir à payer de droits de douane en arrivant dans le port de New-York avec leurs achats "percherons" faits dans Le Perche.
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Paul Deschanel Coll J. L. Dugast |
En 1892, Paul Deschanel, député d'Eure-et-Loir, a profité d'un voyage aux États-Unis pour recueillir des informations concernant les droits de douane applicables dans ce pays, en ce qui concerne l'importation des chevaux. À son retour, il adresse au journal Le Nogentais une note d'information publiée le 12 juin 1892. « Les chevaux
sont, sans distinction de race, soumis à un droit d’entrée de 30 dollars (150
frs) par tête. Ceux qui sont estimés à 150 dollars (750 frs) et plus paieront
un droit de 30% de leur valeur. Toutefois, sont admis en franchise, aux
États-Unis, les animaux importés spécialement pour l’élève : nul animal
n’est admis en franchise s’il n’est de pur-sang et s’il n’a été régulièrement
inscrit au Stud-Book de ladite race. »
On comprend l'exigence des acheteurs américains à voir la SHPF naissante ( création le 23 juin 1883) ouvrir au plus vite un livre généalogique de race. Ce qui a donc été fait au début 1884.
De nos jours les droits de douane pour les chevaux percherons importés aux États-Unis ne sont plus un sujet d'actualité vu le volume extrêmement réduit des exportations vers ce pays.