vendredi 22 mai 2009

Des percherons au Parc

Le Parc, c'est celui du Perche. Quant aux chevaux percherons, ce sont ceux de l'élevage Patrick Maudet. En effet, six percheronnes de cet élevage prennent leurs quartiers d'été dans les prairies qui entourent la Maison du Parc à Nocé pour le plus grand plaisir des visiteurs, nombreux en cette période estivale.

  • Parc Naturel Régional du Perche. Maison du Parc, Courboyer. 61340 Nocé. Tél = 02.33.25.70.10. www.parc-naturel-perche.fr
  • Elevage Patrick Maudet. L'Absoudière. 61400 Corbon. Tél = 02.33.83.91.40.

jeudi 21 mai 2009

Le Chemin de la pierre

Sur le lac Léman. La Vaudoise fait route vers le port d'Ouchy à Lausanne. C'est la dernière barque de ce type -construite en 1932- pour le transport des marchandises sur le lac. Classée Monument historique flottant vaudois le 17 juillet 1979, elle est la propriété de la Noble et Vénérable Confrérie des Pirates d'Ouchy.
Trop lourdement chargée pour naviguer sous voiles, elle est accompagnée par la Savoie, d'Evian, qui a hissé les voiles. La Vaudoise et les 12 membres d'équipage assurent le transport de 16 tonnes de pierres qui ont été extraites de la carrière de Meillerie en Haute-Savoie juste de l'autre côté du lac.
Utilisées dès le 17ème siècle pour la construction, les pierres de Meillerie étaient acheminées par voie lacustre dans toutes les villes du Léman. A Lausanne, de nombreuses façades de bâtiments, de demeures privées, de cheminées de salon ou de murs de vigne, témoignent de cette époque.
Ces 16 tonnes de pierre vont servir à réhabiliter un mur en pierre sèche sur les hauteurs de la ville. Cette restauration se fera selon la technique ancienne de construction des murs de vigne lausannois.
Pour sensibiliser la population de Lausanne aux possibilités qu'offre le cheval de trait dans l'entretien des parcs urbains, la municipalité avait décidé de confier le transport d'une partie des pierres à un attelage de chevaux. C'est Benoît Breton -débardeur professionnel du canton de Vaud- qui a accepté d'assumer cette opération de promotion avec l'aide de Marco, Virginie et Carole.
A l'arrivée à quai de la barque de transport, la Milice vaudoise, en marque de bienvenue, a tenté de tirer une salve qui n'a pas fait plus de bruit qu'un pétard mouillé. Faire parler la poudre sous la pluie battante n'est pas chose facile.
La Vaudoise à quai, Benoît et ses trois chevaux de trait -Valseur & Baïa, ardennais et Chaline, trait belge- se sont approchés. L'équipage a pu procéder au transfert des pierres. Ce sont 1600 kilos de pierres qui ont été chargées sur le char attelé aux trois chevaux en arbalète. Le poids total avec le char faisait 2,4 tonnes.
Des rives du lac jusqu'aux hauteurs de Lausanne, l'attelage du Chemin de la pierre a parcouru 9 km à travers la ville, dont une grande partie en montée. Insensibles aux publicités qui les incitaient au farniente sous le soleil, Benoît, Marco, Virginie & Carole ont rejoint le Parc de la Gottettaz en un peu plus d'une heure.
Le chargement arrivé à destination, Benoît a dételé ses chevaux, rangeant avec soin les colliers -qu'il fabrique lui-même- avant d'assister à la pose de la 1ère pierre du mur de Gottettaz par Jean-Christophe Bourquin, directeur de la Sécurité sociale et de l'Environnement.
Une salve d'applaudissements pour Benoît, Marco, Virginie et Carole sans oublier les trois valeureux chevaux, Valseur, Châline et Baïa.
JLD.

mardi 19 mai 2009

Débardage & labour à Saint-Sixte

Ravis, les organisateurs de la journée Débardage & Labour à Saint-Sixte dans la Loire. D'abord la pluie a raté le rendez-vous festif en ne se manifestant qu'à la fumée des cierges. Ensuite les visiteurs se pressaient par milliers dès le matin autour des terrains où évoluaient débardeurs et laboureurs.
Cette journée qui rassemblait des acteurs professionnels de la traction animale et des amateurs (mais néanmoins professionnels de l'élevage de chevaux de trait) avait été mise sur pied par le Centre de formation forestière de Noirétable, le groupement de débardeurs professionnels DCE et la commune de Saint-Sixte très mobilisée pour l'occasion. Les épreuves de débardage et de labour ont été émaillées de nombreuses démonstrations de matériels résolument novateurs, au grand étonnement des spectateurs.
Un petit tour de la journée en quelques photos.
Photo 1 : Jacques Thibaut avec ses percherons pendant l'épreuve de labour.
Photo 2 : Florent Daloz avec ses traits belges et ardennais en débardage.
Labour avec Dominique Briat et ses traits boulonnais.
Débardeur professionnel dans le canton de Vaud, Benoît Breton -faisant fi de la distance- était venu de sa Suisse natale avec son porteur hippomobile.
Gérard Piard, dit le Dule, a présenté un avant-train multifonctions à tourelle, le Tatou, qui -doté d'un panier- se transforme en fagoteuse ou -utilisé avec un trinqueballe- permet de transporter des grumes en grande longueur avec un seul cheval sur terrain plat (plus de photos et plus d'infos dans quelques jours).
Nicolas Aubert, qui concourait dans la catégorie des débardeurs professionnels, pendant son parcours.
Les élèves du Centre de formation forestière de Noirétable ont veillé à ce que les chevaux ne manquent de rien.
Infos utiles :

Dans les jours à venir, sur ce blog, des photos des matériels, des percherons et autres traits présents à Saint-Sixte.
JLD.

mercredi 6 mai 2009

Dans la tradition

Azay-le-Rideau, en Touraine, accueillait pour la 1ère fois le 3 mai dernier un concours d'attelages de tradition. La participation des chevaux de trait était importante, avec des attelages comtois, cobs, traits poitevins et percherons. La race originaire du Perche était représentée par deux attelages. Jean-Claude Chartrain , de la Sarthe, aux guides de sa percheronne pommelée Nina et Patrice Biget, de l'Orne, avec ses percheronnes noires Cassette & Clara.
Le matin, les participants ont dû surmonter un routier de 14 km avec de fortes déclivités. Peut-être excessives pour certains attelages de tradition peu adaptés aux terrains accidentés et aux chemins en mauvais état.
L'après-midi a été plus tranquille, avec un parcours de maniabilité. Dommage que l'épreuve ne puisse bénéficier davantage du cadre historique du château. Seule la présentation des attelages s'est tenue devant une grille latérale, et fermée, du château.
JLD.
Trait comtois.
Traits poitevins.
Cob normand.

Traits des villes, traits des champs

Les chevaux de trait, on en parle davantage depuis quelques années. Le milieu des utilisateurs semble en effervescence. Après les activités d'attelage de loisir qui se sont développées il y a une vingtaine d'années, c'est maintenant le cheval agricole, dans la vigne et en maraîchage, le cheval forestier et le cheval urbain qui emboîtent le pas du trait de loisir.
Pourtant, il serait erroné de mettre sur un même pied ces nouveaux champs d'activités. Cheval urbain, agricole et forestier, ne jouent pas dans la même catégorie. La star qui bénéficie de toutes les attentions, c'est sans conteste le cheval des villes, ou cantonnier comme on l'appelle aussi. Rien de tel pour le trait des champs, isolé dans la vigne ou dans les bois. Bien peu de monde s'y intéresse.
Cette différence de traitement entre les traits des villes et les traits des champs s'explique facilement. Le cheval urbain est avant tout une affaire politique, au sens large. C'est-à-dire que ceux qui s'engagent dans le soutien de telles initiatives le font en espérant tirer profit, en termes d'image ou autres (par une très forte médiatisation) de leur action. Il est aussi clair que ces expériences de chevaux en ville voient le jour grâce au travail militant d'une ou deux personnes proches du terrain qui doivent ensuite composer avec le bon vouloir des pouvoirs locaux, seuls habilités à ouvrir les vannes de la boîte à sous.
Rien de tel pour le trait des champs. Qui voudrait organiser des réunions de professionnels, maraîchers, vignerons, forestiers, pour expliquer le rôle que peut tenir le cheval de trait dans les campagnes ? Personne. Seuls quelques militants convaincus s'attellent à ce travail de développement. Il faut dire qu'il n'y a rien à gagner à entreprendre de telles actions de promotion au fond des campagnes et des bois.
La campagne, c'est juste bien pour y construire des villes.
JLD.
Trait des champs. Ardennais.

lundi 4 mai 2009

En passant à la Trappe...

... ou plutôt en forêt de la Trappe, en limite de Perche ornais.
J'y ai rencontré une connaissance d'il y a quelques mois en la personne de Qésaco de la Chapelle. Sous la selle de Valérie Bouteloup.
Quelques images printanières de cette nouvelle rencontre.
JLD.

samedi 2 mai 2009

De jour et au pré : merci Koré !

Je vous avais bien dit de surveiller Koré.
Mais Patrice Biget n'avait pas besoin de mes conseils. Koré est une habituée des poulinages diurnes. Elle a délivré un fils de Rivulus de la Vande, de robe noire-noire semble-t-il. Sous le regard attendri de Toscane, la grand-mère.
Jean-Claude Callaud, présent sur la ferme, a été sollicité pour "tirer". Avec un photographe et un artiste au moment de sa naissance, ce poulain devrait laisser une belle image à la postérité.
JLD.
Elevage Biget
Les Aulnays
61250 Ménil-Erreux
Tél : 02.33.31.16.81.