dimanche 22 janvier 2012

La Montée Vers Le Wintersberg

Neunhoff. Dans l'écurie, pour un temps ressuscitée, de la maison forestière d'un grand domaine boisé à l'extrême nord du Bas-Rhin.
Gilles Marty et Frédéric Destailleur, les deux débardeurs de la région Ile-de-France, ont pour la seconde année consécutive choisi de faire une petite cure hivernale en Alsace. L'an dernier, dans le même secteur, on les avait vus travailler en association avec une équipe spécialisée dans le débardage par câble aérien.
Alors que le retour du jour est annoncé comme imminent, les deux hommes et leurs trois chevaux, deux ardennais et un breton, Odilon le plus expérimenté, Trésor le jeune qui monte et Ultime qui a encore tout à apprendre, entament la montée vers le sommet du Wintersberg qui culmine à 540 mètres d'altitude.
Le sommet en vue, la petite troupe profite d'une plateforme façonnée par l'homme pour préparer les chevaux. Le jour gagne en puissance, avec un programme ambitieux : faire remonter au-dessus de zéro cette température qui n'hésite plus depuis quelques jours à s'afficher à -5 ou -6 aux premières heures de la journée.
Le Grand Wintersberg se cache juste au-dessus, enveloppé dans une parure sombre de mélèzes et de douglas. Frédéric, arguant de sa jeunesse, achève l'ascension avec les chevaux en empruntant le plus court chemin, en dehors du sentier battu. Gilles se résoud à finir l'ascension avec le tracteur.
Cette fois, le sommet promis n'est plus qu'à quelques dizaines de mètres. La pente, qui -avec le terrain humide- est l'un des plus grands opposants au débardage forestier, avait jusqu'alors réussi à maintenir cette parcelle dans la catégorie des terrains inexploitables.
Jusqu'à ce que Gilles Marty et Frédéric Destailleur décident de "passer au câble".
Demain, la suite des aventures de Gilles et Frédéric dans les pentes du Grand Wintersberg...

mardi 17 janvier 2012

Une Visite Chez Équi'Marché

  • Avant-train I & J avec prise de force, sans moteur auxiliaire.

Profitons de notre passage à Thury-Harcourt dans le Calvados pour rendre visite à l'entreprise ÉquiMarché de Virginie et David Corbin. Un rapide tour d'horizon du hall d'exposition nous permet de découvrir quelques-uns des matériels neufs ou d'occasion disponibles.

  • Différentes versions de l'avant-train Pioneer.
  • Chariot 1 tonne Pioneer doté d'une caisse wagonnette.

  • Herse de prairie et herse de labour Pioneer.

  • Faucheuse d'occasion John Deere.

  • Lame à neige pour avant-train Pioneer.

  • Relevage 3-points White Horse pour avant-train.

  • Épandeurs d'occasion.

  • Colliers de fabrication américaine.

  • Balloteuse.

Équi'Marché

Le Hameau-Hue

14220 Les Moutiers-en-Cinglais

02.31.50.14.92. & 06.17.81.53.10.

http://www.equimarche.com/

Hippotèse S'Interroge

Des interrogations, sous la plume de Deny Fady, qui portent sur le projet des maringotes du Mont-Saint-Michel.
À lire sur le blog d'Hippotèse :

lundi 16 janvier 2012

Des Percherons En Couverture

Une jument percheronne et un étalon percheron ont fait la couverture du journal "L'Agriculture nouvelle", périodique français (aujourd'hui disparu) supplément agricole du "Petit Parisien", créé le 25 avril 1891.
Surannée.

  • Surannée, en couverture du numéro 1408, daté du samedi 8 décembre 1923.

Surannée (139197) est née en 1918, par Mercy et Maraudeuse, chez monsieur Fauvellière à Bellavilliers, Orne. Signalement : robe grise, forte pelote.

Championne de la race en 1923, 1924 et 1925. Rappel de championnat en 1926.

Vandré.

  • Vandré, en couverture du numéro 1425, daté du samedi 23 août 1924.

Vandré (152642) est né le 1er avril 1921, par Ops et Lentille. Signalement : robe gris clair, pelote prononcée. Il appartenait à Auguste Tacheau, Cherré, Sarthe.

1er Prix des étalons de 3 ans au Concours central hippique de Paris et 1er Prix au concours spécial de la race percheronne à Alençon.

Il a été importé en Argentine en juillet 1925 par monsieur Carabasas.

Pour retrouver L'Agriculture nouvelle sur Internet, consulter le site de la bibliothèque numérique de la Bibliothèque nationale de France :

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32684431p/date

dimanche 15 janvier 2012

Presse-Toi, V'là Les Ch'vaux !

  • Pierre Paris, stagiaire en formation CS-Utilisateur de chevaux attelés, vérifie le bus hippomobile avant la sortie matinale.

Pour une grosse trentaine d'enfants de la ville de Thury-Harcourt dans le Calvados, l'année scolaire 2012 a débuté au rythme des sabots des chevaux sur le bitume.

En effet, cela fait deux semaines que l'association Les Roulottes de la Suisse normande, présidée par Virginie Corbin, et la municipalité de Thury-Harcourt ont mis en place un service de ramassage scolaire avec des chevaux de trait, des percherons en l'occurence.

  • Traversée du centre ville.

Il ne faut pas imaginer que tous les enfants des écoles vont désormais en classe en voiture à cheval. Le service de bus scolaire hippomobile répond à une situation précise. Les chevaux accomplissent un circuit d'environ 3 km dans quelques quartiers qui n'étaient pas desservis par le transport classique en autocar. Une situation qui obligeait les parents à conduire leurs enfants à l'école en voiture.

  • Tiphaine Nugue emmène chaque matin une trentaine d'enfants à l'école. Elle les reprend le soir.

Testé à l'automne 2011, ce service a été mis en place d'une manière pérenne. C'est la 1ère fois qu'un service de ramassage scolaire hippomobile est le fait d'un prestataire de services. Dans les quelques autres cas actuellement opérationnels, ce sont les municipalités qui gèrent en interne ce service.

Depuis plus d'un an, les Roulottes de la Suisse normande assurent aussi tous les mardis, à l'aide d'une benne tractée par deux percherons, un service de collecte de cartons pour les industriels, artisans et commerçants de Thury-Harcourt.

Thury-Harcourt, une ville qui compte un peu moins de 2000 habitants, s'inscrit donc d'une manière remarquable sur la carte naissante des villes qui font confiance au cheval de trait dans le cadre d'une politique de préservation de l'environnement et d'économies d'énergie. A voir l'enthousiasme avec lequel les enfants montent dans l'hippo-bus, on peut penser qu'ils y trouvent encore bien d'autres attraits que ceux liés à l'environnement.

Pensée Dominicale

vendredi 13 janvier 2012

On Nous A Envoyé

Francis Valognes.
Léonie, petite-fille de Francis, nous présente César du Bocage, né le 6 janvier 2012. C'est un fils de Tamise et de Uno du Bocage. Il pourrait bien s'agir de César 1er, c'est-à-dire le premier poulain de l'année ? A moins qu'il y en ait eu d'autres avant ?

jeudi 12 janvier 2012

À Étage Ou De Plain-Pied

Ces dernières décennies, Étival-lès-Le Mans en périphérie du Mans dans la Sarthe a vu comme toutes les communes des zones périurbaines se développer les quartiers pavillonnaires.
Une visite, même rapide, permet de noter des différences dans les constructions. Les quartiers les plus anciens, avec des pavillons sortis de terre il y a 20 ou 30 ans, comportent majoritairement des maisons assez massives à un étage, avec le garage en sous-sol. La maison est souvent construite sur une petite butte artificielle. En général, ces maisons sont entourées d'un muret ou parfois d'une haie qui les masque tout ou partie.
Les zones aménagées récemment sont composées de maisons de plain-pied. Elles sont construites en longueur, au milieu d'un terrain ouvert qui ne comporte ni mur ni haie.
Vous avez compris que les deux heures que j'ai passées à Étival n'avaient pas vraiment pour but de faire une étude approfondie de l'habitat !
L'objectif de cette visite était de suivre Looping le percheron, Roger Planche et Georges Vidis, tous deux de l'Association sarthoise d'Attelage, ainsi que quelques habitants de la commune, tous occupés à collecter les sapins de Noël pour les transporter à la déchetterie.
Parce qu'il faut vous y faire, camarades, la fête est finie...

mercredi 11 janvier 2012

Chevaux de Trait D'Hier & D'Aujourd'hui

Marcel Mavré et Etienne Petitclerc débutent l'année 2012 avec un nouvel ouvrage sur les chevaux de trait. Il s'agit en fait d'une réédition, actualisée, d'un livre paru en 1998.
Au delà d’une simple présentation des neuf races actuelles de chevaux de trait, ce livre rappelle, photographies et témoignages à l’appui, l’importance du cheval dans l’agriculture française, dans l’industrie et les transports.
Ses auteurs analysent le processus de sélection et d’amélioration des anciennes souches chevalines, s’attachant notamment à démontrer le rôle essentiel joué par la mécanisation des travaux agricoles dès la seconde moitié du XIXème siècle.
Certes, les attelées présentées au fil des pages appartiennent au passé mais ce livre entend aussi souligner l’actualité d’un cheval redevenu actif sous ses « nouveaux » habits de vigneron, de maraîcher, de forestier, de cantonnier…
Cet ouvrage se veut enfin un hommage à tous ceux qui ont façonné puis sauvegardé un formidable patrimoine génétique et culturel, comme à tous ceux qui aujourd’hui encore oeuvrent à sa conservation et à sa promotion.
Chevaux de trait d'hier et d'aujourd'hui est disponible en librairie. A noter que l'ouvrage est aussi proposé à la boutique "Médiathèque du cheval" du magazine Sabots.
Chevaux de trait d'hier et d'aujourd'hui
Marcel Mavré & Etienne Petitclerc
Editeur : Campagne & Compagnie
Avec cette carte postale ancienne, Etienne Petitclerc nous présente ses voeux.

mardi 10 janvier 2012

On nous A Envoyé

Philippe Chigard.
Cette 1ère session de la formation du CS-Utilisateur de chevaux attelés, au lycée agricole et viticole d'Amboise (Indre-et-Loire), a rassemblé une dizaine d'élèves.
La 1ère partie, consacrée à l'attelage, encadrée par Estelle Mulowsky et Dominique Robert (des Haras nationaux), s'est déroulée d'octobre à décembre. Les mois de janvier et février seront consacrés aux travaux de la vigne, au débardage et au maraîchage.
Renseignements : 06.63.80.45.65.
Jean-Marc Chapelet.
Jean-Marc nous envoie deux bandes de traits ardennais. Il nous invite, le 2ème lundi d'octobre, à la foire des Mesles-le-Veurdre dans l'Allier, où sont rassemblés chaque année entre 150 et 200 traits ardennais, percherons et comtois.
Valérie Bouteloup.
Manon semble prendre goût à la photographie percheronne. Ses modèles préférés : Qésako et sa mère Valérie.