mercredi 12 juin 2013

Journée Ordinaire À Trouville-Sur-Mer

















Huit heures. À en juger par les saluts qu'il adresse sur son passage, Fabrice n'est pas le moins populaire de Trouville-sur-Mer. Comme chaque jour à cette heure-là, le cœur de la ville se met à battre. Tout doit être prêt pour accueillir les visiteurs venus goûter aux plaisirs multiples qu'offre la cité côtière du Calvados.
Ce matin-là comme presque tous les matins, Fabrice et Claude se rendent dans le centre près de l'Hôtel de ville pour une mission de la plus haute importance. Prendre en charge une douzaine d'enfants et les conduire à un peu plus d'un kilomètre de là, aux portes de leur école maternelle. Pour cette tâche, Fabrice et Claude peuvent compter sur Ravel et Rio, les percherons noirs, bien heureux de goûter à la brise matinale venue du large.
Au passage de la voiture, les gens s'arrêtent quelques instants, le temps d'un salut. Fabrice et Claude répondent. Les enfants et leur institutrice aussi. Ravel et Rio, sérieux, concentrés, passent leur chemin au milieu de la circulation qui va crescendo.

















Dix heures. Après une coupure d'une demi-heure, Ravel et Rio sont de retour en centre ville pour la collecte des cartons. Claude est aux guides, Marie se charge de la collecte. Mais ils ne sont pas seuls. Fabrice qui, cette fois, fait équipe avec Pascal, s'occupe de la collecte des verres chez les restaurateurs. Les percherons sont gris pour l'un et noir pour l'autre, il s'agit d'Octave et de Rondo. Sur leur passage, on interpelle les meneurs, on plaisante avec les rippers, et l'épicier -rituel oblige- offre même des carottes aux chevaux. Les collectes terminées, les attelages prennent la direction de la déchetterie à environ 2 km du centre ville.






















Quatorze heures. Fabrice et Claude vont faire une virée du côté de la zone commerciale. Pas besoin de carte de crédit. Il faut juste remettre Twist "dans le travail" après une dizaine de jours d'arrêt. Attelé en paire à l'avant-train 4 roues Bernard Michon, Twist fait le tour des grandes enseignes, indifférent aux temples les plus connus de la consommation, et rentre à l'écurie.
Fabrice, Marie, Pascal, Claude et leurs compagnons Rio, Ravel, Twist, Octave et Rondo ont juste passé un autre mardi ordinaire à Trouville-sur-Mer.

mardi 11 juin 2013

Une Route Du Poisson En 2014

Allain Houard, président de l'AP3C, vient ce matin d'annoncer officiellement que la prochaine Route du Poisson aura lieu en 2014, avec bien sûr les réserves d'usage concernant le budget :
"Le Conseil d'administration et l'Assemblée générale de l'AP3C ont décidé d'organiser la 11ème édition de la Route du Poisson en 2014. Si nous arrivons à boucler le budget, la Route aura lieu le week-end du 20 septembre".
Une occasion de repartir du bon pied pour l'équipe percheronne ?

Le Marathon Pour Tous
















Catherine Lefrant et Mélodie Frémont.
















Jean-Yves Rolland et Amandine Collet.

Meneurs confirmés et meneurs moins expérimentés se sont retrouvés dimanche 9 juin à La Perrière dans l'Orne pour une initiation à l'épreuve de marathon.
Placée sous l'égide du Syndicat ornais du cheval percheron et mise sur pied par les responsables Utilisation de ce Syndicat, cette journée a rassemblé 9 attelages. Le parcours de 13 km en terre de Perche, partagé équitablement entre forêt et bocage, comportait 5 obstacles.
















Claude Adenis et Corentin Jousset.
















Patrick Duriez et Nicolas Fosse.
















Gilles Mottier et Stéphane Moranzoni.
















Jean-Pierre Evenas et Stéphanie Lemercier.
















Bernadette Fouasnon et Léa Fouasnon.

Si, pour certains meneurs, ce marathon était une première, tous se sont sortis de cette épreuve avec les honneurs. Quelques-uns ont juste un peu mordu la paille de quelques obstacles.
Durant cette journée, un accent particulier a été mis sur l'aspect pédagogique de cette initiation, avec à chaque moment des explications, des recommandations, détaillées.
Le pool des faiseurs d'images remercie les organisateurs d'avoir banni de leurs obstacles les disgracieuses "rubalises" au profit de discrètes cordes. Quand le beau se joint à l'utile, on ne peut qu'applaudir.
















Franck Fouasnon et Julien Fouasnon.
















Sandra Barré et Sébastien Bellessort.

D'autres images de cette journée dans quelques jours.

Peinture À L'Eau


Jean-Marc Chapelet nous a fait parvenir une photo de sa dernière peinture. Cette toile (180 cm x 110 cm) représente l'attelage à 4 percherons de Claude Adenis.
Jean-Marc Chapelet s'est inspiré d'une photo (ci-dessus) publiée sur ce blog il y a quelques semaines. Comme on le voit, il s'agit d'une peinture... à l'eau puisque l'attelage de Claude Adenis avait été photographié traversant à gué le Don, petite rivière qui arrose Almenèches dans l'Orne.
Jean-Marc Chapelet, qui n'en est pas à sa première toile percheronne, nous annonce qu'il présentera une exposition consacrée au cheval percheron au casino des Thermes de Bourbon-l'Archambault dans l'Allier pendant tout le mois de septembre.

La Route Belge, Une Fois ?

Même pas une fois !

On a bien compris que la Route du Luxembourg belge était une épine supplémentaire dans le sabot de l'équipe (?) percheronne.
Alors que 11 équipes sont engagées à ce jour, si l'on en croit le site www.routelux.be, aucune trace d'une équipe percheronne (c'était officiellement annoncé), ni d'une équipe Trait normand (cobs/percherons), malgré les appels répétés des meneurs cobs aux meneurs percherons (voir site SHPF).
Pour l'instant, aucun équipage percheron ne semble s'être proposé pour faire partie de cette équipe Trait normand.

Parlons clair.
L'attelage percheron du type de celui qui compose les Routes n'est pas au mieux. Pour l'équipe percheronne, la dégringolade a commencé avec la Route du poisson 2012. Certes, l'équipe percherons/cobs a très bien vécu l'événement. Mais c'est dans les mois qui ont précédé cette Route que le malaise s'est installé, avec l'impossibilité de composer une équipe percheronne alors qu'un nombre suffisant d'attelages avait été répertorié.
Il semble que la Route belge venue, on ne se soit pas posé beaucoup de questions, en accréditant l'idée que les percherons n'étaient plus capables de former une équipe, et cela sans aucune concertation préalable, et qu'il fallait donc reconduire l'équipe cobs/percherons. Ce qui a définitivement contrarié et braqué ceux qui se seraient volontiers engagés mais uniquement sous les couleurs percheronnes. La situation est actuellement totalement bloquée.






















Alors, quelques suggestions.
On oublie définitivement la Route belge -à 3 mois de l'événement, c'est plus sage- et on se concentre sur l'avenir.
On recense les attelages, on travaille avec les meneurs pour voir si une équipe est envisageable dans l'avenir. Au cas où les grandes Routes internationales -jugées trop coûteuses, trop consommatrices en temps, en énergie (dans tous les sens du terme)- bref, plus du tout en adéquation avec le contexte économique et environnemental actuel, et ne correspondant plus aux attentes des meneurs percherons, ce qui n'aurait rien d'infâmant, on prend acte et on en tire les conséquences.
A contrario, s'il s'avère qu'il y a toujours un noyau volontaire et suffisamment important pour partir à l'aventure d'une nouvelle Route derrière la bannière percheronne, on se met à l'ouvrage dès maintenant. La possibilité d'une Route du poisson en 2014 ou 2015 existe. Mais comme pour l'édition 2012, cette Route pourrait bien être "incertaine" jusqu'à seulement quelques mois de l'événement. Il ne faut donc pas attendre d'avoir des certitudes pour se préparer. 

Dans cette optique, celle d'une équipe percheronne retrouvée, de quels atouts dispose-t-on actuellement ?
Sur le papier, en cherchant beaucoup, d'une Commission d'Utilisation.
D'une chargée de mission Utilisation, en poste pour une durée limitée (encore un peu plus d'un an et demi) qui pourrait donc offrir une aide "administrative" précieuse, d'autant plus qu'elle a à plusieurs reprises par le passé fait partie de cette équipe percheronne des Routes comme meneuse d'attelage.
Et enfin, le plus important dans ce bilan des atouts, tous les attelages (meneurs, grooms, entourage) qui font confiance à la race percheronne.

On comprend que pour que cela fonctionne, il ne manque qu'une chose : le ou les chefs d'orchestre.
Qui, pour le job ?
Il doit bien exister un ou des meneurs (meneuses) d'hommes qui aurait envie de s'investir et à qui on donnerait les clefs de la boutique.

lundi 10 juin 2013

Visite À L'Élevage Du Haut-Val-D'Allier

















C'est à Langeac en Haute-Loire que nous retrouvons Jean-François Boyer. La Magnanerie, le corps principal du haras du Haut-Val-d'Allier, n'est qu'à un kilomètre environ du centre de la ville. Le nom de Jean-François Boyer est depuis 2008 associé à celui de BL Hanson's Ruby's Charlie, l'étalon percheron venu des États-Unis.

En parcourant les prairies du haras, qui s'étalent sur les hauteurs, les rencontres sont nombreuses : poulinières, 1-an, 3-ans et plus... Des percheronnes américaines, des diligencières. Du noir, essentiellement du noir. Avec aussi le superbe pommelé de Rosalie, une fille de Gallien, suitée d'un mâle de Charlie. Au total, un peu moins d'une trentaine de percherons.

Devant le bâtiment de la Magnanerie, une superbe roulotte rappelle que Jean-François Boyer est aussi meneur. Un meneur que nous retrouverons très bientôt dans un autre registre, sur la Route de la Lentille.























Haras du Haut-Val-d'Allier
Jean-François Boyer
Chemin de la Croix de la Pluie
43300 Langeac
04.71.77.17.66.
06.61.91.67.98.

Route de la Lentille
Vergezac
Les 2, 3 et 4 août 2013

dimanche 9 juin 2013

samedi 8 juin 2013

Simonetta's J'Adore
















Grâce à Laura Santelli, qui a pris ces photos, nous avons la chance de suivre Simonetta et son percheron Guerci's J'adore au gala de Travagliato en avril dernier. Simonetta nous dit qu'elle aimerait revenir en France avec ses percherons. Patience, donc...









vendredi 7 juin 2013

Saint-Sixte, En Voir Plus
















Lionel Maerten, la tête dans les nuages.

Claire Subtil au départ de l'épreuve en simple.
















Avec ses cobs, Denis Mamino replace la grume après l'épreuve de traction.
















Démonstration de labour avec 3 chevaux de front.
















Pierre Vray et ses percherons noirs entrent en piste.
















Jean-Louis Buravand aborde l'obstacle de l'équilibre sur une grume.
















Luc Le Souarnec, venu de Loire-Atlantique.
















Nicolas Aubert, partisan du plus court chemin.
















En maraîchage, c'est la taille qui compte. D'où l'ânesse utilisée par Raphaële.
















C'est parti. Didier Mo a encore 7 obstacles à franchir.
















Spectateurs pris en sandwich entre deux grumes du porteur hippomobile.