



"Regarder, regarder encore, regarder toujours, c'est ainsi seulement qu'on arrive à voir." Jean-Martin Charcot
Finie l'époque où les débardeurs au cheval menaient leur petite vie chacun dans son coin. L'heure est à l'union. En Limousin, quatre entreprises viennent de se rapprocher pour former le groupe Débardage Cheval Limousin (DCL) : www.dc-l.fr
Deux entreprises individuelles, celles de Jean-Yves Boudin et de Marc Denis, se sont associées aux entreprises EcoSylva de Fred Fardoux et Hypo-Campe de Ludovic Tardif. Ces quatre entreprises sont situées à quelques kilomètres de distance en Haute-Vienne.
Le but de ce rapprochement est d'offrir une force d'intervention conséquente, avec la mise en commun de matériels de débardage variés, modernes et adaptés à la grande diversité des chantiers. Ce ne sont pas moins de huit chevaux qui peuvent à tout moment être rassemblés sur un chantier.
L'objectif des quatre débardeurs n'est pas de travailler en permanence ensemble, mais de former des équipes plus ou moins importantes selon les chantiers. Les quatre entreprises ont l'habitude de se déplacer en Limousin, vers la région Poitou-Charente, vers le sud aussi (Corrèze, Dordogne...). A noter que l'entreprise Hypo-Campe de Ludovic Tardif accepte les déplacements sur tout le territoire.
Photos : bois privé à Chamberet en Corrèze. Abattage, débusquage et débardage de bois destiné à la construction, à l'aide d'un transporteur.
Jean-Yves Boudin : 06.63.47.55.28.
Marc Denis : 06.59.40.44.83.
Fred Fardoux : 06.75.53.26.70.
Ludovic Tardif : 06.78.27.80.56.
Vous vous souvenez d'Iréné, le percheron statufié à l'entrée de l'hippodrome de Obihiro au Japon ? Ce premier percheron à avoir rejoint l'Empire du Soleil levant était né en 1908 dans l'Orne.
En épluchant le stud-book percheron, on constate qu'il y a eu 7 percherons nés cette année-là à rejoindre le Japon. Outre le mâle Iréné, percheron noir, 6 juments ont été exportées vers ce pays d'Extrême-Orient.
Toutes ces juments avaient un point commun : elles étaient noires. Voici la liste de ces Orientales : Isolée à monsieur Darel du Mesnil-Hubert dans l'Orne, Ineptie à monsieur Rottier d'Igé dans l'Orne, Industrie à monsieur Chaumier de La Couture dans l'Orne, Ixode à monsieur Bouvier de Saint-Cyr-la-Rosière dans l'Orne, Istrie à monsieur Carel de la Fresnaye-sur-Chédouet dans la Sarthe, et Ispahan à monsieur Fouasnon de Commerveil dans la Sarthe. Pour tous les chevaux nés en 1908, les exportations se sont faites vers 5 pays : USA, Canada, Argentine, Japon et Espagne. A chaque fois, la proportion de chevaux noirs était très importante.
Un siècle plus tard, il est intéressant de voir quels étaient les pays intéressés par le percheron dans ces années-là.
Qu'en est-il en 2010 ? Malheureusement, il est impossible de savoir exactement quels sont les chevaux exportés et vers quels pays. Aucun registre des chevaux percherons exportés n'existe. L'Allemagne et la Roumanie sont actuellement des pays importateurs mais on ne connaît pas avec précision l'importance de ces marchés. La preuve que des moyens de communication même très développés n'entraînent pas automatiquement une bonne circulation de l'information.