mardi 9 février 2010

Pour Faire Son Trou

Voici à nouveau quelques photos de la tarière hippotractée actuellement en action sur le domaine Château Pontet-Canet dans le Médoc.
Ce nouveau châssis porte-outil, conçu en interne pour effectuer les trous de complantation destinés à accueillir les plants nouveaux en remplacement des pieds de vigne morts ou arrachés, est équipé d'une centrale hydraulique animée par un moteur Diesel de 11 CV.
Pour que le cheval n'ait pas à avancer et reculer sans arrêt, la tarière a été dotée d'un système de vérins qui lui permet d'être déplacée de gauche à droite et d'avant en arrière. Ainsi, le meneur n'a pas à solliciter son cheval pour rectifier un mauvais positionnement de la tarière. A la fin de la saison hivernale, la tarière peut être retirée, et le châssis pourra recevoir un autre outil actionné à l'aide cette centrale hydraulique.

dimanche 7 février 2010

Débardage Puissance 4

  • Marc Denis avec Junior, trait du Nord et Meringue, ardennaise.

Finie l'époque où les débardeurs au cheval menaient leur petite vie chacun dans son coin. L'heure est à l'union. En Limousin, quatre entreprises viennent de se rapprocher pour former le groupe Débardage Cheval Limousin (DCL) : www.dc-l.fr

Deux entreprises individuelles, celles de Jean-Yves Boudin et de Marc Denis, se sont associées aux entreprises EcoSylva de Fred Fardoux et Hypo-Campe de Ludovic Tardif. Ces quatre entreprises sont situées à quelques kilomètres de distance en Haute-Vienne.

Le but de ce rapprochement est d'offrir une force d'intervention conséquente, avec la mise en commun de matériels de débardage variés, modernes et adaptés à la grande diversité des chantiers. Ce ne sont pas moins de huit chevaux qui peuvent à tout moment être rassemblés sur un chantier.

L'objectif des quatre débardeurs n'est pas de travailler en permanence ensemble, mais de former des équipes plus ou moins importantes selon les chantiers. Les quatre entreprises ont l'habitude de se déplacer en Limousin, vers la région Poitou-Charente, vers le sud aussi (Corrèze, Dordogne...). A noter que l'entreprise Hypo-Campe de Ludovic Tardif accepte les déplacements sur tout le territoire.

  • Fred Fardoux au transporteur avec Jennie, bretonne et Quinoa, trait du Nord.

  • Jean-Yves Boudin fourbit ses armes.

  • Ludovic Tardif avec Gracieuse et Patchouk, traits bretons.

Photos : bois privé à Chamberet en Corrèze. Abattage, débusquage et débardage de bois destiné à la construction, à l'aide d'un transporteur.

Jean-Yves Boudin : 06.63.47.55.28.

Marc Denis : 06.59.40.44.83.

Fred Fardoux : 06.75.53.26.70.

Ludovic Tardif : 06.78.27.80.56.

vendredi 5 février 2010

Une Pente Très Qualifiée

Avez-vous remarqué que, pour exister, certains mots doivent être qualifiés. C'est le cas du mot pente. Dire "la pente" sans autre précision n'a guère de sens. C'est l'adjectif accolé qui donnera à ce terme toute sa signification. La pente peut être ascendante ou descendante. Plus précis encore : la pente douce ou la pente abrupte. Elle peut être glissante, dans ce cas-là elle est dangereuse. Peu recommandable aussi, la mauvaise pente.
Je croyais tout savoir sur la pente, quand j'ai entendu le débardeur Jean-Baptiste Ricard s'exclamer en arrivant sur le chantier : "Il y a de bonnes pentes !".

  • A gauche : nouveau crochet avec une patte pour éviter que les branches ne pénètrent.

Assé-le-Boisne, Sarthe.
Oliver, trait comtois et Qualin, trait comtois/ardennais.

jeudi 4 février 2010

Pontet-Canet A Grands Pas

La petite révolution entreprise par le domaine Château Pontet-Canet en 2008 avec le passage à la traction animale se poursuit à grands pas. En 2010, ce ne sont plus 7 mais 16 ou 24 hectares des 80 que compte le domaine viticole qui devraient être faits au cheval.
Pour les 3 chevaux bretons, Kakou, Reine et Babette, la campagne 2010 a déjà commencé.
Une nouvelle machine adaptée à la traction animale vient de faire son apparition. Il s'agit d'une nouvelle arche, semblable à celle qui accueillait les outils nécessaires au travail de la terre, qui a été conçue et équipée d'une tarière hydraulique pour faire les trous de complantation. Une première en matière de travail au cheval.
Pendant ce temps, un autre porteur hippomobile équipé pour l'épandage des produits de traitements (le domaine est en biodynamie) passe dans les rangs de vigne après la taille hivernale. Le but de ce badigeon à base d'argile, de petit lait et d'eau est de favoriser la cicatrisation des coupes faites aux sarments.
Plus d''explications et d'images sur le matériel utilisé dans les jours à venir.

dimanche 24 janvier 2010

Un Plaidoyer Pour La Traction Animale

Trois défenseurs de la traction animale, Peter Herold (photo ci-dessous), Pit Schlechter et Reinhard Scharnhölz, viennent de publier un texte de quatre pages, un plaidoyer pour "L'utilisation moderne du cheval de travail dans l'agriculture écologique". A lire sur le site de la FECTU (Fédération européenne du cheval de trait pour la promotion de son utilisation).
Voici quelques extraits.
"Le nombre des exploitations agricoles qui utilisent à nouveau le cheval vapeur naturel augmente lentement mais sûrement...
Le travail avec les chevaux se marie très bien avec les principes fondamentaux de l'agriculture écologique...
Pour une exploitation qui travaille exclusivement avec des chevaux, la surface agricole nécessaire pour les nourrir est dépendante de plusieurs facteurs mais devrait se situer entre 11 et 18% de la surface totale disponible..."
"Même en employant un avant-train avec moteur auxiliaire, pour les mêmes travaux, l'utilisation des chevaux peut économiser jusqu'à 90% de l'énergie qu'aurait nécessité un tracteur...
Les vignes nouvellement plantées qui sont travaillées exclusivement en traction animale permettent une première récolte au moins deux ans plus tôt que celles qui sont travaillées au tracteur..."
Ces quelques extraits ne doivent pas vous empêcher le lire la totalité du texte : www.fectu.org puis cliquez dans "Chevaux de trait en agriculture bio".

vendredi 22 janvier 2010

D'Un Seul Clic

Un clic de souris, et la photo en couleur devient un cliché noir & blanc. C'est aussi cela, le numérique ! Les amoureux des longues heures de travail passées au labo pour faire apparaître les photos n'y trouveront pas leur compte. Mais si vous êtes seulement intéressé par le résultat, quelques photos peuvent valoir la peine d'être traduites en version noir & blanc.
Voici quelques photos que vous avez déjà vues en couleur.
A vous de juger.

mercredi 20 janvier 2010

Rien Que Du Noir

Vous vous souvenez d'Iréné, le percheron statufié à l'entrée de l'hippodrome de Obihiro au Japon ? Ce premier percheron à avoir rejoint l'Empire du Soleil levant était né en 1908 dans l'Orne.

En épluchant le stud-book percheron, on constate qu'il y a eu 7 percherons nés cette année-là à rejoindre le Japon. Outre le mâle Iréné, percheron noir, 6 juments ont été exportées vers ce pays d'Extrême-Orient.

  • Juments de l'élevage Louis Aveline, destinées à l'exportation.

  • Fiche d'inscription au stud-book de la jument Ineptie, née en 1908.

Toutes ces juments avaient un point commun : elles étaient noires. Voici la liste de ces Orientales : Isolée à monsieur Darel du Mesnil-Hubert dans l'Orne, Ineptie à monsieur Rottier d'Igé dans l'Orne, Industrie à monsieur Chaumier de La Couture dans l'Orne, Ixode à monsieur Bouvier de Saint-Cyr-la-Rosière dans l'Orne, Istrie à monsieur Carel de la Fresnaye-sur-Chédouet dans la Sarthe, et Ispahan à monsieur Fouasnon de Commerveil dans la Sarthe. Pour tous les chevaux nés en 1908, les exportations se sont faites vers 5 pays : USA, Canada, Argentine, Japon et Espagne. A chaque fois, la proportion de chevaux noirs était très importante.

  • Etudiant, étalon percheron à Louis Aveline.

  • Fier A Bras, étalon percheron à Edmond Perriot.

Un siècle plus tard, il est intéressant de voir quels étaient les pays intéressés par le percheron dans ces années-là.

Qu'en est-il en 2010 ? Malheureusement, il est impossible de savoir exactement quels sont les chevaux exportés et vers quels pays. Aucun registre des chevaux percherons exportés n'existe. L'Allemagne et la Roumanie sont actuellement des pays importateurs mais on ne connaît pas avec précision l'importance de ces marchés. La preuve que des moyens de communication même très développés n'entraînent pas automatiquement une bonne circulation de l'information.