mercredi 24 novembre 2010

WPC > Chapeau, Messieurs !

Nous avons compris que nos French ladies sont prêtes -à l'occasion du Mondial 2011- à relever le défi lancé par leurs consoeurs américaines.
Alors messieurs, vous qui n'êtes guère coutumiers du Stetson, mais qui vous laissez parfois aller au Borsalino, comment entendez-vous le relever, ce défi américain ? Car, reconnaissons-le, côté masculin, à Des Moines, c'était pas mal non plus ! N'est-ce pas, mesdames ?
Pour en savoir plus :

mardi 23 novembre 2010

WPC > Old Betsy

Malgré son grand âge, Old Betsy fait encore se tourner les têtes sur son passage. Ce sont les pompiers volontaires de Chariton, une petite ville fondée par un trappeur français sur la rive d'un affluent du Mississipi, qui sont venus au Congrès mondial percheron de Des Moines pour présenter leur protégée.
Sortie des ateliers de fabrication en 1883, Betsy -pompe à incendie à vapeur et à traction cheval- a combattu pendant 40 ans les incendies de Chariton, avant de prendre sa retraite en 1927. Betsy a fait une réapparition en 1930 pour suppléer les équipements motorisés tombés en panne.
On estime que 5000 pompes à incendie à vapeur et à traction animale ont été fabriquées aux Etats-Unis. Aujourd'hui, il en reste 400 dont 45 du type de Betsy, des Silsby, de différentes tailles. Beaucoup sont en très mauvaise condition, parfois dans des musées. Seules 2 Silby -dont Betsy- sont encore en état de marche.
Betsy avait été retapée une première fois en 1909 alors qu'elle était encore en activité. Elle fut à nouveau restaurée en 1955 alors qu'elle était la propriété des pompiers volontaires de Chariton depuis 1947.
En 2001, des tests ultra-sons ont révélé que la paroi de la cuve était très fine. Une campagne de donations a permis d'éviter à Betsy la maison de retraite... enfin... le musée ! Le travail de restauration a pris 4 ans et a coûté 70000 dollars. Le 7 avril 2005, Old Betsy a retrouvé ses allures de jeunesse pour le plus grand plaisir de la population de Chariton où elle est devenue une célébrité.
Old Betsy
1883 Silsby Steam Fire Engine
Built by the Silsby Company in Seneca Falls, New York
Size 3, Production Number 758
Rotary Steam Engine
Weight of Old Betsy full of water : 6220 pounds
Water Capacity in Boiler : 108 gallons
Pump Capacity : 600 gallons per minute
Bought new in 1883 by the City of Chariton, Iowa
Restored in 2005 by the members of the CVFD
Owned, restored and operated by the Chariton Volunteer Fire Department, Chariton, Iowa.

Des Pompiers Avec Des Percherons

Les pompiers de Mamers dans la Sarthe sont repassés aux percherons !
Non, ils n'ont pas remplacé leurs véhicules motorisés par des pompes à incendie hippomobiles. C'est seulement sur leur calendrier que les percherons font leur retour. Heureuse initiative des pompiers mamertins qui ont souhaité rendre un peu plus attrayant leur calendrier.
Ce sont donc des percherons des élevages locaux, presque tous du secteur couvert par les pompiers de Mamers, qui illustrent l'édition 2011, à savoir les élevages Philippe Souty, Lucien Collet, Didier Gesbert, Gérard Fortin, Davy Gesbert et Bernard Choplain.

lundi 22 novembre 2010

Des Palmes Peu Académiques

Sabot, ferrure : voilà toujours un sujet d'étonnement pour qui découvre les traits américains. En tout cas, les chevaux qui se consacrent à l'attelage de prestige. Le trait agricole et le trait de traction,eux, ont su garder les pieds sur terre et ne se donnent pas "de grands airs" comme le fait leur frère de show.
Ces pieds palmés sont le résultat d'une ferrure particulière. Tout d'abord, le parage est fait de manière à évaser au maximum le sabot. Puis, une plaque souvent de caoutchouc est appliquée sous le pied en débordant largement du sabot. Ensuite, vient le fer, de forme carrée pour les antérieurs et ronde pour les postérieurs. Quelques "calages" sont parfois nécessaires entre ces différentes couches. Enfin, on applique une résine pour couvrir les imperfections et obtenir une surface à peu près lisse.

  • Ici, sur le sabot gauche, la ligne supérieure de pointillés blancs (faits à l'ordinateur) indique la limite du sabot. En dessous, la 2ème ligne de pointillés indique la limite du fer.

Le but de cette méthode de ferrage est d'obtenir des chevaux cette allure si particulière, avec les genoux qui montent à la verticale. Les chevaux sont ferrés ainsi pendant toute la saison de shows, environ 7 à 8 mois par an.

On En Parle Dans La Presse Américaine...

  • Hannah Hill Kemo Sabe présenté au haras du Pin.

En feuilletant le dernier numéro du "Draft Horse Journal", le magazine des chevaux de trait aux Etats-Unis, j'ai eu une agréable surprise. Dans un article intitulé Export "Eh", Brenda Hunter relatait les dernières exportations de chevaux de trait américains. Un passage a retenu mon attention. Voici la traduction, dans son intégralité :

"En plus des Belgians et des Clydesdales, il y a eu aussi quelques exportations récentes dans la race percheronne.

Chad et Rhonda Cole -de Pennwoods Percherons, Centre Hall, Pennsylvanie- ont récemment vendu un étalon percheron à la Société Hippique Percheronne de France. Trois représentants français sont arrivés en Amérique du Nord au début de l'année 2010 : le directeur du haras, un juge équin et un éleveur local. Ils ont fait le voyage ensemble vers les Etats-Unis en janvier, à la recherche d'un étalon pour leur pays.

"Ils sont arrivés à l'improviste, un soir", dit Chad Cole. "Je n'avais rien de particulier à vendre à cette époque-là, mais ils ont repéré un étalon qu'ils voulaient revoir à la lumière du jour, et nous avons pris rendez-vous pour le lendemain matin". L'étalon qu'ils avaient repéré avait été acheté par les Cole l'année d'avant. Les Cole n'avaient pas encore eu l'occasion de l'utiliser sur aucune de leurs juments car elles étaient toutes pleines au moment de l'arrivée de l'étalon, elles n'avaient pas encore pouliné et n'ont donc pas pu être saillies par cet étalon.

En fait, les Cole avaient déjà annoncé que l'étalon servirait chez eux, quand les Français sont arrivés. "Quelques années avant, nous avions exporté vers l'Italie un fils de Pleasant View king qui avait donné de bons résultats. Ils étaient donc au courant de la génétique qu'ils souhaitaient. Nous avions aussi exporté vers la France, il y a à peu près 4 ans, quelques juments percheronnes qui leur ont donné satisfaction. L'étalon que nous leur avons vendu est un fils de Blackhome Grandeur Lyn par une fille de Pleasant View King. Pour ce qui est de la génétique, c'était exactement ce qu'ils souhaitaient", ajoute Rhonda Cole. "Ils veulent améliorer ce qu'ils ont déjà là-bas et moderniser leurs chevaux en produisant des chevaux plus grands, plus typés attelage, avec une encolure plus longue et plus de présence, tout en restant fidèles à leurs caractéristiques de chevaux avec de bons pieds et beaucoup d'os. Notre étalon de 5 ans Hannah Hill Kemo Sabe faisait leur affaire".

Chad continue : "Le lendemain, ils sont revenus, je leur ai amené l'étalon et ils l'ont inspecté. Ils avaient tous une grille avec un système de notation, et ils ont noté l'étalon selon une échelle de 1 à 5. Tout était là, sur une feuille. Ils avaient les critères exacts que l'étalon devait remplir pour rentrer dans la grille. Même si j'avais fait les plus belles ventes du monde, si ça ne collait pas avec leur grille, ce que je leur disais n'avait aucune importance. Ils se sont décidés tout de suite. En une semaine, le marché était conclu".

La barrière de la langue a été quand même un peu problématique. "Cela a pris un peu plus de temps parce que tout devait être traduit, tous les e-mails, etc... Ils ne parlaient pas très bien anglais et nous ne parlons pas très bien français", raconte Rhonda en riant.

"Nous venons de vendre des chevaux en Colombie et cette affaire-là a demandé beaucoup plus de temps", précisent les Cole.

Pour consulter le Draft Horse Journal : http://www.drafthorsejournal.com/

dimanche 21 novembre 2010

Topeka Auction

Nous faisons un arrêt de 4 jours dans la petite ville de Topeka, au nord de l'Indiana, à environ 200 km à l'est de Chicago. Nous sommes au coeur d'une zone fortement peuplée par la communauté amish.
Du 2 au 5 novembre a eu lieu une des plus grandes ventes de chevaux de trait et de matériel des Etats-Unis. Plus de 1000 chevaux ont changé de propriétaire. C'est une vente de chevaux de traction qui s'est déroulée la 1ère journée. Avant la vente, tous les chevaux à vendre -une vingtaine de paires- se sont opposés dans un concours de traction, devant une foule compacte.
Pendant ce temps, tout autour du concours, se déroulait une vente d'équipements, voitures hippomobiles, matériels agricoles, harnais, bibelots en tout genre.
Le Horse Pulling n'est pas un simple loisir de ruraux, aux Etats-Unis. Toutes les races de chevaux de trait ainsi que les mules participent aux différents concours qui sont affaire de professionnels. Au concours-vente de Topeka, il n'y avait que des belgians.
Des compétitions sont organisées dans tout le pays, et au Canada. La saison dure environ 6 mois, et les concurrents peuvent participer à plusieurs dizaines de concours par an. Les prix pour les vainqueurs atteignent quelques dizaines de milliers de dollars. Ce qui explique l'engouement suscité par ces épreuves chez les amateurs de chevaux de trait.
En général, les concours se décomposent en deux catégories : les légers et les lourds. La limite entre les deux se situe à 3300 livres pour la paire (un peu moins de deux tonnes). Le poids des chevaux présents à Topeka s'étageait entre 800 kilos et 1200 kilos. La plupart étaient des hongres de 5 à 9 ans.
Les paires engagées à Topeka ont tiré la charge sur une distance d'un peu moins de 10 mètres. Des charges qui, au départ, étaient de 5000 livres (2260 kilos) pour finir -avec les vainqueurs- à 11390 livres (5160 kilos).
On comprend qu'il s'agit pour les chevaux d'être entraînés au plus haut point. Les trois mois qui précèdent la saison, les chevaux sont travaillés de 3 à 4 heures par jour. Quand la saison commence, l'entraînement est ramené à 1 heure par jour.
Dans le passé, on a connu des problèmes de dopage à l'occasion de ces compétitions. Mais des contrôles inopinés ont, paraît-il, fait baisser ces pratiques hors-la-loi. Les chevaux sont tellement conditionnés et motivés que les hommes doivent s'y prendre à trois ou quatre fois avant de parvenir à accrocher la chaîne. Et quand les chevaux partent en traction avant que la chaîne ne soit accrochée, ce sont les hommes qui volent...
La paire qui a gagné le concours a ouvert la vente, programmée à 18 heures. Bilan : 31500 dollars pour le 1er hongre et 21000 dollars pour le 2nd (retirer 30% pour avoir les prix en euro). Mais ces prix se sont vite effondrés avec les chevaux qui ont moins bien figuré. La plupart des chevaux se sont vendus entre 1700 et 4000 dollars, souvent aux alentours de 2000 dollars. Plusieurs chevaux ont été retirés de la vente, faute d'enchères suffisantes.
Dans les prochains jours, nous reviendrons très en détail sur les prix de vente des chevaux, avec les percherons et les belgians.

jeudi 18 novembre 2010

WPC > Bravo, Mesdames !

Comme vous le voyez, nos amies américaines ont mis la barre très haut.
Alors, nous comptons beaucoup sur nos "French ladies", Amélie, Anita, Aurélie, Caroline, Catherine, Lucie, Céline, Christine, Elodie, Estelle, Isabelle, Julie, Lysiane, Marilyne, Maureen, Patricia, Sarah, Sandra, Sophie, Valérie, Virginie.... pour relever le défi à l'occasion du Mondial 2011 !