dimanche 23 mars 2014

Pensée Dominicale


jeudi 20 mars 2014

Éhouppeur Même Pas Peur

La menace plane.
Le moindre coup de vent glace le sang des propriétaires des superbes villas à colombages en contrebas.
Certains ont déjà occasionné des dégâts dans leur chute. Mais quelques dizaines d'autres, accrochés sur le sommet de l'escarpement, pourraient s'abattre sur les toits recouverts d'ardoises. Chênes, hêtres, bouleaux, châtaigniers, pins, composent cette armée hétéroclite qui fait régner la peur en bordure de la petite route paisible qui conduit au bord de mer, à quelques encablures de la ville de Honfleur dans le Calvados.

Propriété des ducs de Normandie, le bois du Breuil devient domaine royal en 1204. La forêt est alors exploitée pour le bois de chauffage et sert au pâturage des animaux.
En 1735, l'étendue du bois de Breuil est de 72,5 hectares contre 120 aujourd'hui. Au cours de la 2nde Guerre mondiale, le bois du Breuil est surexploité pour fournir des pieux appelés "asperges de Rommel" à l'Armée allemande pour la défense du Mur de l'Atlantique.
Le 17 décembre 1982, le Conservatoire du littoral achète le bois du Breuil à des propriétaires privés. En 1985, la gestion du site est confiée au Syndicat mixte "Calvados Littoral Espaces naturels".
















Est-ce le retour des "mazettes", les petits chevaux des "brioleurs" qui pratiquaient le débardage dans ce bois et qui ont disparu au début du 20ème siècle ? Végan de l'Herberie, le percheron et Ouragan, l'ardennais, tous les deux à la carrure imposante, n'ont rien à voir avec les "mazettes" d'autrefois. Les solides traits débardeurs sont ceux de Christine Sallé accompagnée pour ce chantier à haut risque de Jean-Baptiste Ricard, tronçonneuse en main.

Pour combattre l'armée menaçante des troncs penchés, en partie camouflés dans un épais tapis de rhododendrons, les deux débardeurs sarthois ont fait appel à un spécialiste reconnu de l'émondage, Gérard Ferruel. L'émondeur (ou l'éhouppeur) ornais a vite fait de ramener le calme en bordure du bois de Breuil où l'on peut désormais dormir sur ses deux oreilles, même par temps de grand vent.





























Gérard Ferruel : 06.09.86.19.86.
Christine Sallé : 06.28.28.81.94.
Jean-Baptiste Ricard : 06.14.09.80.87.

mercredi 19 mars 2014

Vus À Lamotte-Percheron

Jean-Marie Cœuret avec Toy de l'Yerre et Rival de l'Yerre.

Isabelle Parent avec Rita de l'Abbaye.

Guy Mulowsky avec Valine des Vallées.

Sandra Barré avec Nonobstant.

La ville de Lamotte-Beuvron tire son nom des temps moyenâgeux quand la rivière qui traverse ce territoire était peuplée de castors. En celte, castor se dit "beber" d'où "beuvron" et "bièvres".
À la vue des percherons qui s'ébattaient joyeusement dans la rivière le week-end dernier, en particulier sur le site du Parc équestre de la FFE, les autorités locales auraient décidé de rebaptiser la ville Lamotte-Percheron.

Successivement motte féodale, logis Renaissance, domaine impérial, colonie agricole, ce qui est depuis 1994 le Parc équestre de la FFE a servi de cadre aux meneurs et aux cavaliers percherons qui avaient répondu à l'appel de la SHPF, laquelle avait souhaité que ces deux journées vécues en complément de l'AG servent à fédérer un groupe percheron tout en répondant aux attentes particulières de chacun. Avec ses installations multiples et fonctionnelles réparties sur 165 hectares, le Parc fédéral -le plus grand domaine équestre d'Europe- constituait un superbe terrain de jeux et d'entraînement pour les utilisateurs percherons.

Une dizaine de meneurs et cavaliers ont passé le week-end à Lamotte-Percheron en compagnie de leurs chevaux dans une ambiance décontractée et conviviale. On peut cependant regretter que la Rivière des castors et le Parc équestre n'aient pas inspiré davantage de meneurs percherons.

Alexis Hamon avec Vaquero d'Agan.

Franck Lamy avec Noisette, Roquépine, Romance et Sacha.

Nathalie Danjou avec Unique d'Arzembouy.

Benoît Farain avec Petite Princesse 2 et Praline de la Touche.

Estelle Mulowsky avec Amourette 2.

Patrick Lebon avec Rita de l'Abbaye.

Alexis Hamon avec Vaquero d'Agan.

Sandra Barré avec Nonobstant.

Isabelle Parent avec Rita de l'Abbaye.

mardi 18 mars 2014

Les Percherons En AG
















C'est à Lamotte-Beuvron dans le Loir-et-Cher, sur le site du Parc équestre de la Fédération française d'équitation, que s'est tenue samedi 15 mars l'Assemblée générale de la SHPF. Une AG décentralisée, organisée par "les Percherons du Centre" visiblement ravis de voir les uns "descendre" et les autres "monter" chez eux. Environ 80 personnes se sont retrouvées en matinée dans la salle de réunion du bâtiment fédéral pour un exercice certes convenu mais qui permet néanmoins d'évoquer les dossiers les plus importants du moment.
Souvent galvaudée et utilisée à tort et à travers, l'expression "être à une époque charnière" est cette fois pleinement de mise pour parler des moments cruciaux que vit le milieu percheron.
À quoi reconnaît-on les époques charnières ? À ce qu'elles font bien souvent grincer des dents.

Jean-Marie Baradeau, IFCE et Lionel Blanchet, président de la SHPF.

L'effacement des Haras nationaux, avec la fin de l'étalonnage et de l'organisation des concours modèles & allures et utilisation, conjugué à l'émergence d'une nouvelle structure, la SFET (Société française des Équidés de travail) qui reprend à son compte l'organisation de ces concours, aura été "le dossier du moment" de cette AG. Avec ses interrogations, ses remises en cause nécessaires, en particulier des Syndicats départementaux qui vont devoir en urgence revoir leurs habitudes de travail.

Plusieurs documents informatifs réalisés par la SHPF ont été distribués à l'occasion de cette AG, en particulier un texte expliquant le rôle nouveau de la SFET dans l'organisation des concours. En voici quelques extraits :
"Depuis 2013, L’Europe considère les primes de concours, comme des aides directes aux éleveurs et donc non « Euro compatibles ». La fin de l’intervention financière de l’Etat en faveur des éleveurs sera effective dès 2014. Cette dernière oblige à revoir progressivement l’ensemble de l’organisation des différents concours...
... En 2013, la SFET a assumé la responsabilité de l’organisation des concours d’utilisation. Elle a mis en oeuvre une ingénierie financière nouvelle et un site d’engagement et de gestion administrative des concours d’utilisation. En 2014, la SFET étend son champ d’interventions en assumant la responsabilité de l’organisation des concours Modèle & Allures des 24 races, soit environ 500 concours.
Pour 2014, les droits d’engagement minimum sont de 10€ pour un concours M&A et de 20€ pour un concours CU. Ces engagements se feront directement par l’éleveur, via le site d’engagement SFET (http://engagement.sfet.fr/) ou par l’organisateur concerné."

















Éleveurs et utilisateurs sont donc contraints de rayer de leur vocabulaire courant le mot "prime". Mais la SFET met en place un système d'indemnisation -retenez bien ce mot "indemnisation"- qui ne devrait pas froisser l'Europe. L'année 2013 aura donc été la dernière année des "concours à prime" et 2014 sera la première année des "concours à indemnisation". Mais comme l'a précisé à plusieurs reprises Lionel Blanchet, le président de la SHPF, il est inutile de stigmatiser la SFET : "La SFET a sauvé les indemnisations".
Il va sans doute falloir faire preuve de pédagogie au niveau des Syndicats départementaux pour faire passer dans les faits les évolutions -pour ne pas dire la révolution- qui voient le jour en 2014.
Un peu perdu dans toutes ces explications, un éleveur du sud a glissé à son voisin dans un soupir : "Comme on dit dans la Loire, j'y vois pas beau".

Jean-Claude Thomas remet un trophée à Bertrand Thibaud, propriétaire de Tendresse du Plessis, championne nationale 2013.

Avec l'acronyme SFET en tête des mots-clés utilisés pendant cette AG, il y a eu le terme "caractérisation". Là encore, un document SHPF de plusieurs pages a été remis aux participants à ce sujet. Dans ce texte, sur lequel nous reviendrons dans quelques jours, il est précisé que "la race percheronne est à un tournant stratégique" et que "la caractérisation des chevaux répond à la nécessaire restructuration de la filière".

Impossible de retranscrire sur ce blog tout ce qui s'est dit à l'occasion de cette AG. Voici cependant quelques faits marquants :
Président d'honneur.
Sur proposition du Conseil d'administration, François Chouanard, ancien président, a été déclaré président d'honneur de la SHPF.
Élections.
Les élections pour le renouvellement du mandat de plusieurs membres du Conseil d'administration ont donné les résultats suivants : région Centre, Stéphane Soulas et Jean-Claude Thomas ; Région Bourgogne, Roger Petit ; autres Régions, Laurence Guillot et Vincent Lafont.
Cooptés.
Afin de pourvoir des postes vacants (pour la durée restante du mandat) au sein du conseil d'administration, 4 personnes ont été cooptées sur proposition du Conseil d'administration et après validation de l'Assemblée générale : Région Basse-Normandie, Bernard Boblet ; région Rhône-Alpes, Bernard Dallery ; Région Pays de la Loire, Dominique Heuzé et Jean-Jacques Léon.
Récompenses.
Nouveauté, avec des trophées remis à des acteurs du milieu percheron qui ont obtenu au cours de l'année écoulée des résultats remarquables. Ont ainsi été récompensés : Michèle et Jacques Thibault, champions de France de labour toutes catégories ; Pascal Vallée, propriétaire de l'étalon Black Boy, champion national 2013 ; Bertrand Thibaud, propriétaire de Tendresse du Plessis championne nationale 2013.

Aristo de la Meule à l'association ACTB.

Cette AG s'est terminée par une présentation de chevaux percherons de la Région Centre, présentés en main, montés ou attelés.

Bella du Plessis, fille de Tendresse du Plessis, à Bertrand Thibaud.

Radium des Bois à Laurent Gerbaud.

Franck Lamy et son attelage à 4.

Jérôme Singer en attelage en paire.

D'autres photos et infos sur le site de la SHPF. Cliquer sur le lien suivant :


Des Étalons À Bellême
















Nouvelle présentation d'étalons percherons, cette fois à Bellême dans l'Orne.
Samedi prochain, le 22 mars à 15 heures sur le champ de foire près de la gendarmerie.

lundi 17 mars 2014

Volga Du Logis (1987 - 2014)



Volga du Logis en avril 2012 à Saint-Fulgent-des-Ormes.


Il y a quelques jours, Volga du Logis s’est couchée dans son paddock… et elle ne s’est pas relevée. Ça s’est passé à La Petite Croix, chez Davy et Valérie Gesbert, éleveurs de percherons à Saint-Fulgent-des-Ormes dans l’Orne.


Née chez monsieur Jean-Paul Séchet, Le Logis Échassey à Sées dans l’Orne, en 1987 par Paulo et Fauvette, Volga du Logis est décédée à l’âge respectable de 27 ans. Une longue carrière de poulinière, mais au final seulement 9 produits enregistrés : Hamard par Diamant en 1995, Ingao par Silver Shadows Sheik en 1996, Jade par Silver Shadows Sheik en 1997 (à noter que ces trois produits sont nés chez monsieur Jean Moraine, à Grandchain dans l’Eure) ; puis Nymphéa des Noyers par Silver Shadows Sheik en 2001, Pharaon d’Égée par Grelot en 2003, Quéza d’Égée par Mamadou 3 en 2004, Soléa d’Égée par Léo Beaurepaire en 2006, Valgo d’Égée par Rapide 31 en 2009 et enfin Angelot d’Égée par Léo Beaurepaire en 2010 (tous nés chez Davy Gesbert).

Ingao, par Volga du Logis et Silver Shadows Sheik, Écomusée du Perche, 2012.

Jade, par Volga du Logis et Silver Shadows Sheik, Haras du Pin, 2009.

Soléa d'Égée, par Volga du Logis et Léo Beaurepaire, Haras du Pin, 2009.

Angelot d'Égée, par Volga du Logis et Léo Beaurepaire, Haras du Pin, 2013.


Seulement 9 fois mère, Volga du Logis est malgré tout 142 fois grand-mère (à ce jour). C’est son fils Ingao qui remporte la palme, avec 134 produits enregistrés (dont Quetsche 6, Toccatta de la Vande, Urubu de Nesque, Ut de la Vande, Val Cenis de Nesque, Amiral de la Rairie parmi tant d’autres). Sa fille Jade n’a eu qu’1 produit (Nolée Rose des Noyers). Nymphéa des Noyers a eu 4 produits (dont Révéa d’Égée et Téha d’Égée). Soléa d’Égée a eu 3 produits (dont Beau Prince d’Égée). Et Angelot d’Égée aura ses premiers produits cette année.


Volga du Logis a participé à son dernier concours de niveau national à l’âge de 17 ans. C’était en 2004 au Haras du Pin, dans la catégorie "Poulinières suitées", et elle a fini 1ère de sa section sur 7 concurrentes.




Volga du Logis, Saint-Fulgent-des-Ormes, 2012.
 
 
 

dimanche 16 mars 2014

samedi 15 mars 2014

Les Mâles Au Rappel !

Urbain de Miraud.

Les occasions de voir la classe "montante", comprenez les étalons qui font la monte, ne sont pas si fréquentes ces temps-ci qu'il nous faille nous priver d'un second passage au Grand-Lucé dans la Sarthe.
Au rappel, les mâles !

Ut de la Vande.

 Terkasso du Vairais.

Alaska des Hâtes.

 Urbain de Miraud.

Albatros de Crenon.

Biky de St Aignan.

Alaska des Hâtes.

Alibaba du Bourguerin.

Boutchou de la Butte.

Vostock de Bianfrie (cob normand).