![]() |
| 1862, tempête à bord du Darieu, Le monde Illustré |
"Aller de l'avant, même par gros temps".
C'est ce que semblent nous dire ces quelques lignes extraites d'archives percheronnes anciennes.
En 1883, alors qu'il vient de passer quelques semaines dans Le Perche, le secrétaire de l'association percheronne américaine, Samuel D. Thompson, adresse un courrier à Joseph Leroux, traducteur pour la SHP, pour raconter à ses amis percherons sa traversée agitée de l'Atlantique.
« J’ai reçu une lettre de M. Thompson
avant-hier, il a eu une traversée terrible de 14 jours. Trois hommes ont eu
chacun des jambes cassées, deux hommes les bras, et M. Thompson a eu le pouce
de la main droite écrasé. Il va bien, il écrit de la main gauche et parle toujours
d’aller en avant. Ils ont le diable au corps. Je lisais l’autre jour la pièce immortelle de notre Lamartine
(Le lac), et j’étais frappé de ces beaux vers :
Ainsi, toujours poussé vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais, sur l’océan des âges,
Jeter l’ancre un seul jour ?
L’Américain ne demande jamais à jeter l’ancre un seul jour,
il marche, marche toujours, jusqu’à ce qu’il tombe, et la pensée poétique de
Lamartine ne saurait être américaine et comprise par eux. »
.jpg)
1881, paquebot France dans la tempête, parti de New-York le 16 novembre et arrivé le 23, Le Monde Illustré
.jpg)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire