mercredi 11 novembre 2015

On Nous A Envoyé

Brigitte Guillaume.


"Penchons-nous sur l’avenir du cheval percheron.


Faisons un vaste tour d’horizon…


… pour mieux voir les choses en face.


Et regardons-le bien, de la tête…


… aux pieds.


Ne nous laissons pas endormir par de douces chansons…


ni réveiller par de fausses illusions.

Jean Flémal.

Nous faisons maintenant un petit passage au Haras du Pin où nous retrouvons Jean Flémal, Anthony Gohier et Déesse de Saint Aubin.



« Notre valeureuse percheronne, Déesse de Saint Aubin, s'est très gentiment prêtée à ses premières séances de traction d'un véhicule hippomobile.
Celles-ci ont été menées à bien au Haras National du Pin, selon les préceptes d'un éminent spécialiste en la personne de monsieur Anthony Gohier. Celui-ci m'a permis de mener quelques kilomètres dans ce magnifique cadre qu'est le domaine du Haras National du Pin habillé de ses couleurs automnales et sous un soleil resplendissant. Ce fut un grand moment de bonheur. Rendez-vous est pris au printemps prochain afin de parfaire son apprentissage. Elle aura alors pris 3 ans et un peu plus de maturité. Elle a donc regagné Survie où ses copines de pâturage, les comtoises Léna et Lectika, l'attendaient.
À bientôt pour de nouvelles aventures... »




Éva.

Vous vous souvenez sûrement d'Éva. Mais si, voyons ! On vous a raconté, il y a quelques jours, cette sortie attelée qu'Éva-la-Hollandaise avait gagnée à la fête percheronne de la Perrière.
Celle qui est maintenant Éva-du-Perche avait beaucoup apprécié cette balade automnale en compagnie de Franck et Julien, les meneurs de l'écurie Boblet-Fouasnon.




L'attelage, Éva connaît. C'est une discipline qu'elle pratique en toutes saisons en forêt avec Erle et Fichte, une paire de traits canins d'origine allemande. Erle et Fichte sont particulièrement heureux d'emmener avec eux les deux anciennes de la maison, Jantje la chienne et Putti la poule borgne, toujours partantes pour une sortie nature.








Éva nous a dit que les promeneurs et même les gardes forestiers restaient cois devant cet attelage improbable. Reconnaissons qu'il y a de quoi.
À la fin de ces sorties attelées, Putti la poule ne manque jamais, en guise de remerciements, de laisser un œuf sur le coussin de la mini calèche. Un exemple à suivre pour tous ceux qui effectuent régulièrement des sorties en attelage.


Manon B


Valérie s'entraîne à une nouvelle discipline, le galop sans les mains.





mardi 10 novembre 2015

Le Jugement Premier


Parangon de vertus environnementales, sans pour autant être à titre personnel labellisé COP-21, renouant avec un passé lointain où le moteur n'avait pas encore fait son apparition explosive, Marcel avait choisi la marche pour venir présenter son poulain à la foire de la Bazoche-Gouet en Eure-et-Loir.


S'il est bien connu que c'est au pied du mur que l'on voit le maçon, il est moins courant d'y retrouver le maréchal-ferrant. Mais en ce jour de fête si particulier, il ne faut s'étonner de rien, surtout de la part d'un Sarthois (d'adoption).


Ce n'est pas en ces lieux qu'il faut espérer trouver un poulain à l'œil. Mais un bon poulain à l'œil vif, c'est tout à fait possible.


Un jour, sans que l'on y prête attention, une génération remplace l'autre, signe tangible du temps qui passe.


Pour le jugement premier, moment de haute importance, Thomas et Maxime ont endossé les habits de maîtres de cérémonie.


Se faire souffler dans les bronches, même par un spécialiste, n'a rien d'agréable.


Un équin coquin qui ne recule devant rien pour se faire remarquer et assurer le spectacle.


Laboureur vigneron un jour, cocher de tourisme le lendemain, ou la vie palpitante du meneur de chevaux percherons.


Grand moment de zenitude avant de passer à l'action.


En fin de matinée, les hongres prennent la relève.


Une véritable réunion de famille percheronne.


La séparation, chargée d'émotion, n'est peut-être qu'un au revoir. La route parfois parsemée d'embûches qui mène au jugement dernier au Haras du Pin dans deux ans est encore longue.

dimanche 8 novembre 2015

La Vigne Passe À L'Orange

Château Angélus, Saint-Émilion Grand Cru.
Sébastien Bouetz avec Bohème, trait percheron.



Château Le Prieuré, Saint-Émilion Grand Cru.
Ramon Garcia avec Roxane, trait breton.




Château Coutet, Saint-Émilion Grand Cru.
Romain Guérin avec Uyuni, trait breton.




Château Bellevue, Saint-Émilion Grand Cru.
Sébastien Bouetz avec Bohème, trait percheron.



Château Le Puy, Bordeaux Côtes de Francs.
Anne-Sophie Lebrun avec Lola, trait percheron.


Château Le Puy, Bordeaux Côtes de Francs.
Éric Rambourg avec Théo, trait breton.



Château Coutet, Saint-Émilion Grand Cru.
Sébastien Bouetz et Romain Guérin avec Surprise, trait percheron.


dimanche 1 novembre 2015

La Tonte Option Trait

Tondeuse hélicoïdale Bernard Michon Hippomobile.

Tondeuse à lames Kubota avec entraînement par avant-train motorisé Pioneer.

Vendredi 30 octobre en après-midi, le parc du château de la Ferté-Vidame en Eure-et-Loir a servi de cadre à une démonstration technique de tonte à l'aide de matériels hippotractés. Trois entreprises estampillées traction animale, les Calèches de Chaise-Dieu de Claude Segaud et deux entreprises de débardage et gestion milieux sensibles, celle de Jean-Baptiste Ricard et celle de Christine Sallé, ont uni leurs forces pour assurer dans les meilleures conditions cette journée technique devant un parterre d'élus et de décideurs locaux emmenés par Jean-Marc Julliard, directeur général adjoint, Conseil départemental, et Christelle Minard, conseillère départementale.

Lors de cette rencontre, deux types de matériels ont été mis en lumière... d'automne. Une tondeuse hélicoïdale de conception Bernard Michon Hippomobile fabriquée à partir de modules Ramsone-Jacobsen habituellement utilisés pour la tonte des terrains de golf et un ensemble composé d'un avant-train motorisé Pioneer et d'une tondeuse à lames Kubota.

Claude Segaud prépare la tondeuse Bernard Michon Hippomobile.



Christine Sallé aux commandes de l'ensemble avant-train motorisé Pioneer et tondeuse à lames Kubota.

Ces deux matériels répondent à des utilisations différentes ou complémentaires. La tondeuse hélicoïdale se révèle d'un fonctionnement optimum quand elle est confrontée à une herbe de 7 à 12 cm. La tondeuse à lames actionnée par un moteur auxiliaire peut faire face à des situations plus complexes en termes de hauteur d'herbe, de conformation du sol et de conditions climatiques.


Jean-Baptiste Ricard fait une présentation technique des deux matériels à l'intention de Christelle Minard et Jean-Marc Julliard, accompagnés lors de cette visite par Jacques Jahandier, président de l'Office de Tourisme de la Ferté-Vidame, et par Marie-Christine Souazé, directrice de l'Office de Tourisme de Nogent-le-Rotrou.



Extraits de la fiche technique de la tondeuse hélicoïdale Bernard Michon Hippomobile :
"Cette tondeuse est composée de trois modules Ramsone-Jacobsen initialement employés pour tondre les golfs.
Notre idée a été de poser un poste de conduite sur le premier élément pour le transformer en avant-train et tracter les deux autres. Afin de faciliter la conduite, et éviter au meneur des manipulations fastidieuses, les relevages/abaissements des rotors se font par des vérins électro-mécaniques alimentés par une batterie rechargeable. Tout se pilote depuis le siège. Les éléments tractés peuvent s'atteler l'un derrière l'autre pour réduire l'encombrement lors des trajets sur allées étroites. La largeur de travail est de 2,10 m, l'effort de traction de l'ordre de 150 kg pour l'ensemble, la vitesse de fonctionnement se situe entre 5 et 8 km/h.
Il est préférable de tondre à la rosée du matin pour bénéficier de cette lubrification naturelle qui attendrit l'herbe, évite l'échauffement des rotors et leur usure prématurée. Les tondeuses hélicoïdales Ramsone-Jacobsen sont réputées pour leur fiabilité et leur bonne longévité."


Conçu et produit par l'entreprise américaine Pioneer et fourni pour l'occasion par le débardeur Bruno Buttard, l'avant-train est équipé dans cette configuration d'un moteur essence 35 CV. La tondeuse Kubota dotée de cinq lames a été produite à l'origine pour être utilisée avec un micro-tracteur.


Cette démonstration technique fait suite à une précédente présentation de matériels hippomobiles qui s'était déroulée il y a quelques mois dans le cadre de la Fête de la Ruralité. Elle répond à un questionnement d'élus et de décideurs locaux pour qui la traction animale pourrait être une option dans la gestion des terrains enherbés et des zones humides qui entourent le château-aux-quatre-vents de la Ferté-Vidame. À l'option environnementale de cette démarche s'ajoute la volonté de bon nombre de responsables locaux de contribuer à la valorisation de la race locale de trait, le cheval percheron.

Comme toutes les races de trait françaises, au nombre total de neuf, la race percheronne subit de plein fouet "les restructurations" gouvernementales, avec en premier lieu le retrait définitif en 2014 des Haras nationaux pour tout ce qui concerne l'étalonnage. Baisse considérable des saillies, des naissances, du nombre d'éleveurs, sont les conséquences directes et les plus visibles de cette nouvelle donne qui a fait à nouveau entrer le cheval percheron dans le registre des races menacées.
Dans ce contexte déclinant, particulièrement inquiétant, toute initiative visant à remettre sur le devant de la scène le cheval percheron ne peut qu'être saluée.


Bernard Michon Hippomobile
06.85.32.81.88.

Les Calèches de Chaise-Dieu / Claude Segaud
06.14.08.65.11.

Jean-Baptiste Ricard
06.14.09.80.87.

Christine Sallé
06.28.28.81.94.