mercredi 23 mars 2016

Un Courrier De La SFET

Regroupant depuis quatre ans 24 races françaises d'équidés de travail, la SFET mène à pas rapides un ensemble de réformes qui ne sont pas toujours bien comprises par les éleveurs et les utilisateurs et qui, parfois, sont sources de polémiques.
Dans un souci de clarté, Éric Rousseaux, président de la SFET, nous a fait parvenir un courrier dans lequel il se livre à un tour d'horizon des actions de la SFET au service des 24 races d'équidés de travail.
Voici, dans son intégralité, le courrier reçu.

"Que d’énergie…

Que d’énergie dépensée à répondre à la suspicion permanente de ceux, les éleveurs et utilisateurs de nos 24 races françaises d’équidés de travail, pour lesquels nous nous battons depuis 4 ans !

Expliquer, réexpliquer, que l’argent public qui nous est octroyé par le Ministère de l’Agriculture n’est désormais utilisable que pour construire un vrai projet de sélection : c’est l’objectif du Parcours d’Excellence du Jeune Équidé de Travail et de son site d’engagement…
Expliquer encore, que le temps où l’on versait aux éleveurs, sans plus de justifications, une enveloppe « pour faire naitre » sans qu’ils aient à se préoccuper de la destination des produits issus de leurs élevages est désormais révolu !
Expliquer enfin, que pour nous accompagner dans cette démarche de sélection, nous sommes allés chercher au Fonds Eperon une enveloppe (elle est reversée aux éleveurs et utilisateurs sous forme d’encouragements), dont jamais auparavant nous n’avions disposé, pour pouvoir accompagner financièrement les efforts réalisés par la filière afin de se réorganiser et de se structurer.
Faire savoir que la SFET se bat depuis 4 ans pour faire reconnaitre l’énergie cheval comme une énergie d’avenir, pour faire reconnaitre la place de ses équidés dans l’économie réelle de nos villes et nos campagnes, la conservation par la valorisation !
Qu’elle se bat aussi pour trouver de nouveaux débouchés : l’export vers le Japon en est un… Depuis une quinzaine d’années ces clients potentiels tournaient autour de nos élevages sans que nous soyons capable de concrétiser un marché !

Vous vous demandez ce qu’est la SFET ?
Lisez nos communiqués, visitez nos sites Internet, accompagnez nous dans nos démarches de promotion et de communication : le SIVAL, les Équi-Trait-Jeunes, le Paris Eiffel jumping…
Consultez nos études, elles sont en ligne : colloque vigne, lait d’ânesse, cheval de club, cheval de cour…
Sentez vous un peu concernés... La SFET c’est chez vous !
Mais il est vrai que chez soi, on entre pas pour critiquer la peinture des murs ou la qualité des repas ! Si quelque chose ne convient pas, on se retrousse les manches et on se met au boulot...

Et parce qu’en effet c’est chez vous, vous avez droit à la transparence : une fois validés, nos PV de CA sont transmis aux ANR, et nos comptes 2014 ont été publiés lors de notre dernière AG ; les comptes 2015 le seront lors de la prochaine, dans quelques semaines.
A titre indicatif (et de façon un peu simpliste, j’en conviens), vous pouvez retenir que la moitié des financements de la SFET est issue de fonds publics, qu’environ la moitié de cet argent est reversé aux ANR, fédérations et syndicats locaux d'éleveurs, et qu’environ 1/4 de cet argent est reversé aux éleveurs – le détail de ce poste nous a d’ailleurs été donné par courriel  lors du versement de nos encouragement !
D'autre part, á chaque conseil d'administration, un point précis sur la trésorerie est proposé aux administrateurs qui valident en amont chaque dossier de demande de financement en cohérence avec le budget prévisionnel. Combien d'associations fonctionnent-elles de façon aussi transparentes ?
En fait, si nous avons des comptes à rendre, et nous avons en effet des comptes rendre, c'est à ceux qui financent nos projets... et je peux vous garantir qu'ils font le job pour s'assurer que l'argent qui nous est accordé est bien utilisé !
D'autre part, comme la SFET est une structure importante, deux salariées différentes valident chaque dépense qui sont en outre visées par le trésorier. De plus, les comptes sont suivis par un cabinet d'expertise externe dont le travail est contrôlé par un commissaire aux comptes agréé.

Il faut également savoir que nous nous battons pour générer des fonds propres afin de pouvoir pallier, a terme, au désengagement de  nos financeurs actuels (État et Fonds Éperon, dont les dotations sont aujourd'hui réservées au soutien financier d'actions susceptibles de se pérenniser en générant de façon autonome des recettes permettant de couvrir leurs frais de fonctionnement).
A ce propos, je vous rappelle (cela a déjà été dit) qu’Equid’Export, à qui la SFET a confié son activité commerciale de vente d’équidés, est une société de droit privé dont l’unique actionnaire est la SFET. 
Pourquoi avoir procédé ainsi ? Tout simplement pour ne pas mettre en péril les finances de notre Société mère en cas de problème, et ensuite pour s’inscrire dans une vraie dimension économique, payer des impôts, de la TVA, et ne pas faire une concurrence déloyale aux autres opérateurs de la filière.
Pour information, afin qu’elle puisse fonctionner cette structure a été dotée par la SFET d’une avance sur fonds propres dont le montant s'élève actuellement à 45 000 €, qui sont placés sur un compte courant d’associé (remboursable et rémunéré). Il ne s'agit en outre pas d’argent public, ce qui serait d'ailleurs illégal. Les comptes de l'EURL Equid'Export, validés par un expert comptable, seront publiés auprès du greffe du Tribunal de commerce où ils pourront être consultés.

Que d’énergie !

Et pendant que nous passons notre temps à nous justifier auprès de ceux qui sont censés nous soutenir, et oui… même le week-end ! Nous ne nous occupons pas d’explorer la voie des financements européens (ceux qui sont dévolus à l’élevage et à l’animation des territoires, des dossiers lourds et exigeants qui pourraient contribuer à la pérennité de ces concours d’élevage auxquels nous somme si attachés !).
La voie du mécénat, les nouveaux axes de développement potentiels : maraichage, vigne, ville, viande… sont également en friche. Avis aux amateurs !
La viande ! parlons en un instant : 85 à 90 % des débouchés de notre filière trait ! Qu’avons-nous fait depuis 20 ans pour consolider ou développer ce marché ? Ce rôle avait été dévolu à la fédération des traits… Pour quel résultat ?
Á ce propos, Avez vous pensé à demander aux administrateurs de cette fédération de vous rendre des comptes comme vous le demandez aujourd'hui à la SFET, afin de savoir comment á été utilisé l'argent public qui lui a été affecté ces dernières années ?

Depuis le Japon, et pour trouver un débouché rémunérateur aux chevaux qui nous sont « restés sur les bras », qui ont été payés aux éleveurs (rassurez vous) et qui ont, depuis que nous les avons achetés, pris quelques dizaines de kg, nous sommes partis à la conquête du marché : deux poulains vendus en circuit court depuis la mi février (12 euros le kg), des rencontres avec Interbev pendant le salon, des pistes qui se dessinent… et au pire l’Italie ou l’Espagne, avec des prix en vif qui ont plutôt tendance à augmenter ces derniers temps !
Au fait, en parlant de prix : au cas ou certains en douteraient (ce qui semble être le cas), les poulains que nous avons acheté 1,95 € net le kg vif aux éleveurs on été (bien évidemment) vendus sensiblement plus cher (et en toute transparence) à nos client japonais, assurances, analyses diverses, alimentation, et autres frais inhérents à la quarantaine obligent !

D’autres questions ? N’hésitez pas à les poser, nous y répondrons au mieux.

Bien cordialement. 
Eric Rousseaux, président de la Société Française des Équidés de Travail."

Étape Percheronne À La Bazoche-Gouet


L'Assemblée générale de la SHPF se déplaçant depuis quelques années au gré des Syndicats départementaux a fait escale, après la Mayenne en 2015, à la Bazoche-Gouet le samedi 19 mars en après-midi.
C'est à L'Étape Percheronne, superbe gîte communal de quelques mois d'âge, que ce sont retrouvées un peu plus de 80 personnes, toutes concernées à titres divers par le devenir de la race percheronne.


L'Assemblée générale de la SHPF n'est jamais un moment anodin. Aux passages obligés et convenus d'un tel exercice, bilan financier, rapport moral, rapport d'activités, s'ajoutent les projets de l'année naissante, les évolutions des dossiers en cours et s'invitent parfois les sujets polémiques du moment.


Parmi les dossiers en cours évoqués pendant cette A.G., celui de la création d'un Centre de valorisation du cheval percheron dans le cadre du haras du Pin. Déjà évoqué l'an dernier dans la Mayenne, ce dossier porté conjointement par la SHPF, l'IFCE et le Parc naturel du Perche a connu des retards liés aussi bien aux évolutions récentes du statut du site du Pin et à la nouvelle organisation des Régions. Ce dossier et son volet déterminant, celui des financements, devrait connaître une évolution favorable dans les prochains mois.

Jean-Jacques Léon a présenté les données statistiques de l'élevage.

Dans une longue intervention très détaillée, Valérie Olivier -déléguée nationale IFCE Filière Équidés de travail- s'est attachée à présenter les nouvelles réglementations européennes régissant l'identification des équidés. Même avec l'utilisation de l'outil Internet, difficile de parler de simplification !
Comme lors des A.G. percheronnes départementales, le PEJET -Parcours d'Excellence du Jeune Équidé de Travail- mis en place par la SFET a été expliqué. C'est Brigitte Léon, vice-présidente de la SFET, qui s'en est chargée. On a à nouveau précisé que cette dynamique de création de "profils d'animaux" ne pouvait se concevoir que sur plusieurs années "en espérant que le marché se crée en même temps que le label se développe". "On construit ensemble", a-t-on pu entendre. Tout en affichant une certaine bonne volonté, un éleveur soulignait alors en conclusion qu' "on ne voit pas très clairement l'intérêt pour l'éleveur".


Au fur et à mesure de l'avancement des travaux de l'A.G., on sentait qu'il allait falloir en parler. C'est alors qu'un éleveur assis à l'avant-dernier rang a osé : "Et le Japon ? On ne sait rien ...". Tension maximum, échanges réduits au minimum. L'épisode de l'envoi de poulains au Japon pour alimenter la filière viande, qui n'a pas connu la fin espérée, est un gros caillou dans la chaussure de la SFET. Érigée en bouclier humain, Valérie Olivier tente quelques parades. "L'UNIC a accompagné la SFET de bout en bout". Ce qui est en complète contradiction avec ce qu'a déclaré avec beaucoup de fermeté le directeur de l'UNIC joint par téléphone quelques jours auparavant. Un second envoi de poulains espéré dans les mois prochains après accord des autorités sanitaires compétentes françaises et japonaises permettrait à la SFET d'éliminer le caillou et de retrouver une démarche plus assurée.

La rétrospective 2015 a été présentée par Catherine Manceau.

Il s'est trouvé, au cours de cette Assemblée générale, quelques moments où l'on est parvenu à parler "cheval percheron" au grand soulagement de plusieurs utilisateurs comprenant difficilement pourquoi on passait autant de temps "à parler de tout ça". Lionel Blanchet, président de la SHPF, a tenu à remercier avec insistance tous les éleveurs et utilisateurs qui ont, tout au long de l'année, animé avec leurs percherons divers salons et manifestations en France et parfois à l'étranger.
Quant à Sophie Singer, elle a expliqué que l'équipe percheronne, annoncée dans le cadre de Trait Comt'Est dans la Nièvre fin août, se mettait en place et se faisait un plaisir de représenter la race à cet important événement qui rassemblera 12 équipes internationales. Une relative sérénité de bon augure et qui n'était plus de mise ces dernières années à l'heure de la préparation des Routes internationales.

Mickaël et Marie-Laure Aulas, de Saône-et-Loire, qui ont représenté la race percheronne à Équita'Lyon.

mardi 22 mars 2016

Pas De Présentation D'Étalons Dans L'Orne

Contrairement à ce qui avait été envisagé lors de l'Assemblée générale du Syndicat ornais du cheval percheron, il n'y aura pas de présentation d'étalons dans l'Orne cette année.
Faute d'un délai de temps suffisant, la ville de Bellême n'a pu répondre favorablement à la demande du Syndicat ornais qui avait pensé à la cité bellêmoise pour accueillir cette présentation.

Le Bris Des Lances

Pendant la procession vers le cimetière.

Les lanciers dans l'église.

En chemin vers le terrain du bris des lances.


Le rituel médiéval du bris des lances, qui se perpétue depuis ces temps anciens dans la commune de Champagné dans la Sarthe, a rendu son verdict. Dans quelques siècles, les historiens qui tenteront d'écrire l'histoire de la fête des lances dans les premières années du 21ème siècle retrouveront dans de vieux manuscrits à la date du 20 mars 2016 le nom du lancier Vincent Bâcle.
C'est en effet Vincent galopant sur sa jument percheronne Beltoise de Lucé qui est parvenu le premier à briser sa lance sur le poteau de quintaine, la pointe restant fichée dans le bois.

Temps fort de la Fête des lances de Champagné, rituel unique en Europe, l'épreuve du bris des lances vient conclure une journée chargée en rituels. Des rituels religieux, en matinée, au cours desquels les 13 lanciers, tous célibataires, participent à une procession de l'église au cimetière de la commune puis assistent à la messe des Rameaux.
Retour en images sur cette journée.




Le lancier Vincent Bâcle plante sa lance dans le poteau de quintaine.

Le capitaine des lanciers Romain Quesne vérifie que la pointe de la lance est bien plantée dans le poteau.

Le lancier Vincent Bâcle.

D'autres photos dans les jours à venir.

dimanche 20 mars 2016

Jean-Luc Bâcle, Président Sarthois


Réunis vendredi soir, les membres du Conseil d'administration du Syndicat sarthois du cheval percheron ont procédé à l'élection de leur nouveau président. C'est Jean-Luc Bâcle qui succède à Pierre-Yves Berger qui avait annoncé lors de la dernière Assemblée générale son souhait de prendre du recul.
Il est presque superflu de présenter Jean-Luc Bâcle, qui compte déjà plus d'une vingtaine d'années au sein du Syndicat et pour qui l'élevage du cheval percheron est une tradition familiale. Jean-Luc Bâcle se singularise par une pratique très diversifiée du cheval percheron. À la fois éleveur, étalonnier, meneur, cavalier, il ne rechigne pas à participer à des activités variées tels que concours de labour et de débardage, à des animations de type fêtes à l'ancienne. Sa vie professionnelle le tient aussi en contact permanent avec la race percheronne puisque dans le cadre de l'Arche de la Nature au Mans il occupe le poste de responsable du pôle équidés avec huit personnes sous sa responsabilité.


Le nouveau bureau du Syndicat sarthois du cheval percheron a subi, suite aux récentes élections, quelques légères modifications. Thomas Cosme devient vice-président. Martine Collet et Joël Lebert conservent leurs postes de secrétaire et de trésorier avec en adjoint, respectivement, Valérie Sallé et Gérard Liberge.

jeudi 17 mars 2016

Au Challes Heureux


La salle, bien remplie, baigne dans une forte lumière orangée née de la complicité fortuite de pans de rideaux de grandes dimensions et d'un soleil qui se libère de l'emprise de l'hiver.
Est-ce le nom de l'établissement, "le Challes heureux", qui n'est pas sans rappeler quelque ashram indien voué à la méditation, ou est-ce cette lumière orangée qui fait immanquablement penser à l'atmosphère de grande sérénité des temples bouddhistes, toujours est-il que l'Assemblée générale du Syndicat sarthois du cheval percheron fut empreinte d'une grande zenitude, pour rester dans l'imagerie orientale.

Pierre-Yves Berger, président du Syndicat sarthois du cheval percheron.

Alors, "Au Percheron sarthois heureux" ? Il y a de ça. Nul ne peut nier au Syndicat sarthois de faire preuve d'un dynamisme qui le met en haut de l'affiche des éléments moteurs au sein de la race percheronne. Le président Pierre-Yves Berger devait d'ailleurs à ce propos remercier tous les membres du Carrousel sarthois pour l'image positive du percheron qu'il contribue à développer en Sarthe et bien au-delà.

Pas de grands bouleversements envisagés dans la Sarthe pour l'année 2016. Seul un concours local, celui de Moitron, est supprimé, pour effectif insuffisant. Le morceau de choix de cette Assemblée générale revient à la mise en place du PEJET, processus de labellisation initié par la SFET. Présenté par Thomas Cosme, le programme de caractérisation ne soulève pas de véritable débat, seulement quelques questions légitimes sur l'organisation à mettre en place pour la réalisation des tests de tempérament simplifiés à l'intention des 1-an. Thomas Cosme précise, en insistant, que ces tests ne sont pas obligatoires mais qu'un cheval qui n'aura pas été testé à un an avec sa catégorie d'âge ne pourra en aucune manière se greffer sur ce processus de caractérisation dans les années suivantes.


À plusieurs reprises, Lionel Blanchet, président de la SHPF mais aussi éleveur et étalonnier sarthois, intervient pour dire sa conviction que la route tracée par la SFET est la seule envisageable. Thomas Cosme, lui, ne cache pas que l'on semble s'éloigner de plus en plus des concours modèles et allures tels qu'ils sont réalisés depuis des décennies. Une évolution fréquemment regrettée depuis quelque temps par Pierre-Yves Berger pour qui le concours modèles et allures, c'est ce qui fait vibrer l'éleveur et qui doit rester le socle de l'élevage percheron.

Lionel Blanchet explique encore, à propos de la filière viande, qu'après l'envoi "par la SFET" du premier avion de poulains pour "l'engraissement" au Japon, un second envoi devrait être effectué dans quelques mois. Une déclaration à laquelle personne ne réagit alors que, six jours auparavant, un communiqué mis en ligne sur le site de l'IFCE fait état des problèmes sanitaires rencontrés par ce premier lot de 149 poulains à son arrivée au Japon et précise que "le Japon a informé la France de la fermeture aux exportations définitives de chevaux depuis la France, dans l'attente d'une analyse de la situation".


Quand il y a un tirage au sort, il faut une main innocente.

L'A.G. du Syndicat sarthois passait cette année par la case élections avec le renouvellement du tiers sortant. Avant de procéder au vote, Pierre-Yves Berger a rendu un hommage chaleureux à André Leroyer et Paul Cosme qui, tous deux, après de très longues années au service du Syndicat sarthois, respectivement 35 et 18, ont décidé de passer la main.
À l'issue du vote qui a suivi, les cinq noms qui sont sortis du chapeau ont été dévoilés : Damien Cohin, François Souty, Philippe Vivet, Valérie Sallé et Gérard Liberge.


Dans les semaines à venir, le bureau du Syndicat sarthois, dans sa nouvelle mouture, aura à procéder à une élection importante, celle du président du Syndicat. En effet, Pierre-Yves Berger a fait savoir qu'il préférait prendre du recul après neuf années à la tête des percherons de la Sarthe. C'est en 1989 que Pierre-Yves a été intégré au sein des instances dirigeantes du Syndicat sarthois. "Cette année-là, j'ai été élu en même temps que Eugène Richer et c'est ainsi que pendant un certain temps, il y a eu au sein du C.A. du Syndicat les Richer père et fils et Berger père et fils".

Lionel Blanchet, en tant que président de la SHPF, a tenu à souligner le rôle déterminant joué par Pierre-Yves Berger dans la défense et la promotion du cheval percheron sarthois. Pierre-Yves Berger ne sera pas tout à fait absent de la direction des affaires percheronnes sarthoises puisque ses collègues au sein du cercle des administrateurs ont souhaité qu'il garde le statut spécial de "membre consultant". Et puis, nous reverrons bien sûr Pierre-Yves sur... les concours modèles et allures.

mardi 15 mars 2016

Une A.G. Pas Ordinaire


Suppression des concours locaux ; suppression du concours de pré-sélection pour les mâles ; mise en place du processus SFET de caractérisation ; rapprochement des Syndicats percherons normands ; obligations de suivi sanitaire... Un programme très chargé pour des éleveurs déjà bien éprouvés par les évolutions des dernières années.

Bernard Boblet, président du Syndicat ornais du cheval percheron.

Tout au long de cette A.G. du Syndicat ornais du cheval percheron tenu sur le site du haras du Pin, les commentaires désabusés ont été nombreux. "Qu'est-ce qu'ils veulent ? Décourager les gens ? Qu'il n'y ait plus d'éleveurs ?". À elle seule, cette réflexion entendue dans la bouche d'une éleveuse résume le sentiment général d'un grand nombre d'adhérents présents à cette A.G. "Ils" ont été montrés du doigt, la SFET, comme on peut s'y attendre. Évanescente, insaisissable SFET, dont tout le monde parle mais que personne ne connaît vraiment. "Mais, c'est qui, la SFET ?", grommelle cet éleveur assis au dernier rang. Il est bien révolu le temps du directeur du haras, paré de son plus bel uniforme, la tête couverte de son képi, dictant ses volontés sur les concours, et à qui on répondait : "Oui, monsieur le directeur".

La SFET, merveilleuse magicienne, capable de transformer des primes euro-incompatibles en encouragements bien sous tous rapports. "Ils", c'est aussi l'IFCE et ses "démarches sanitaires", sous-titrées "sécurité, sanitaire, traçabilité". Après les carottes euro-compatibles de la SFET, le bâton du SIRE avec des coups (coûts) annoncés dans certains cas à 1500 €. Alors, surtout, ne pas se mettre à l'amende.


Bernard Boblet, président du Syndicat ornais, entouré des membres du bureau, explique, argumente, parle d'avenir. La caractérisation, travail sur le long terme. Tout y passe. Le PEJET, pour parvenir à la labellisation en quatre ans. Les tests de tempérament simplifiés, pour les 1-an, effectifs en 2016. "On m'achètera mes chevaux plus cher quand ils seront labellisés ?", entend-on dans la salle. Il faut encore faire preuve de pédagogie, parler d'utilisations, de critères de sélection en devenir, à des éleveurs accrochés à leurs concours modèles et allures comme on enlace une planche... de salut voguant sur un océan de réformes.

On parle encore de la suppression des concours locaux, de la mise en place d'un départemental "unique" qui pourrait être à Mortagne ou ailleurs, au Parc du Perche par exemple. Grouper les concours modèles et allures et les tests de caractérisation, ou au contraire dissocier les deux ? Des choses à confirmer dans les semaines à venir. On évoque rapidement la suppression des concours de pré-sélection des mâles, domaine de compétence de la SHPF. Il y a aussi le dossier des finances. Le rapprochement des deux Syndicats percherons normands, le Syndicat ornais et le Syndicat trait augeron (Calvados, Manche, Eure, Seine-Maritime) représenté à l'A.G. par son président Samuel Gloria, pourrait permettre de se tourner vers la Région Normandie pour compenser les subsides départementaux en diminution.
Beaucoup de questions, peu de réponses évidentes.

Anthony Savale, trésorier du Syndicat ornais du cheval percheron.

Mais tout espoir n'est pas perdu. Les éleveurs ornais (et leurs collègues trait augeron invités) semblent bien décidés à mettre sur pied une présentation d'étalons, signe que l'on ne baisse pas les bras. Il faut faire vite. Alors, Bellême le 2 avril en après-midi ? À confirmer.
Allez, c'est reparti pour un an.

lundi 14 mars 2016

Les Étalonniers Sur La Brèche

Doriane n'a rien perdu de son talent pendant l'hiver.

Martine et Amandine sont en admiration. Elles aimeraient bien savoir faire de jolies tresses comme ça !

Accompagné de Durkan de Crenon, Vincent est arrivé un peu en retard.

Ils ne sont plus "rouleurs" ni même "coureurs" comme on disait autrefois, et une grande partie des étalonniers percherons de ce début du 21ème siècle travaillent désormais à domicile.
En ce début mars, l'heure de la reproduction équine a sonné et les mâles percherons montent au créneau. Au haras de Brassé au Grand-Lucé dans la Sarthe, ce sont dix étalons du département qui ont tenté de faire bonne impression devant un parterre garni d'éleveuses et d'éleveurs.

Durkan de Crenon à Pierre-Yves Berger.

Bambou de la Haize à Lionel Blanchet.

Césare à Doriane et Romain Laurent.

Diego de la Sauvagère à Lionel Blanchet.

Duval du Narais à Lionel Blanchet.

Cicéron de Bélée à Doriane et Romain Laurent.

Titus de Vanoise à Lionel Blanchet.

Urbain de Miraud à Jean-Luc Bâcle.

Urbain de Miraud.