




"Regarder, regarder encore, regarder toujours, c'est ainsi seulement qu'on arrive à voir." Jean-Martin Charcot
D'un pas régulier, Lou -trait breton- fait des allers-retours dans la parcelle de pommes de terre. Jean-Louis Deloux, en charge de la traction animale, solidement accroché à sa machine, garde les yeux rivés sur le sol. "La pluie nous a retardés, le sol était trop humide, même pour travailler avec un cheval", confie-t-il en faisant demi-tour.
Nous sommes aux Jardins de contrat, à Montreuil-en-Touraine, l'un des maillons du Réseau Cocagne, un ensemble d'exploitations maraîchères biologiques actives dans le domaine de l'insertion par l'activité économique. Parmi leurs actions, les Jardins de contrat proposent à leurs adhérents un panier de légumes hebdomadaire. Les légumes sont cultivés sur 7 ha, en plein champ et sous serre.
Les responsables voudraient augmenter la part de la traction animale dans les modes de travail. Pour l'instant, ce sont surtout les "finitions" qui sont accomplies avec l'aide du cheval. Comme partout où la traction animale est utilisée, le problème du matériel est crucial. Ancien, moderne ? Une vaste question...
JLD.
Arche de la Nature. Communauté urbaine du Mans.
En fin de chantier, Jean-Baptiste Ricard, Damien Potel et Christine Sallé ont réuni leurs percherons pour sortir quelques grumes de poids en traîne directe. Ils ont dans un premier temps fait découvrir à leurs chevaux le travail à 4 de front. Puis ils ont attaqué le travail proprement dit.
Certes, les situations qui nécessitent l'emploi de 4 chevaux sont assez rares. Mais les débardeurs reconnaissent qu'on leur demande plus souvent qu'auparavant de sortir des arbres volumineux. Travailler ensemble, pour les hommes, et habituer les chevaux à unir leur force : une nouvelle tendance pour une profession qui a surtout brillé dans le passé par son individualisme.
JLD.
Photos : De face et de gauche à droite, Oncle Alfred, Honorine, Max & Jojo.