samedi 17 octobre 2009

Un Phénomène naturel

Phénomène promène sa robe pommelée dans les rangs dorés de vigne, avec calme et sérénité. Le hongre percheron a plusieurs années d'expérience à son actif sur le domaine Alexandre Bain situé à l'extrémité nord de l'appellation Pouilly Fumé.
Alexandre, jeune artisan vigneron, est installé à Boisfleury sur la commune de Tracy-sur-Loire dans la Nièvre. A son arrivée en 2007, il a fait des choix très innovants dans la profession. Biodynamie, vin naturel et traction animale. A ce jour, les travaux de la terre sont effectués au cheval sur 3 à 4 hectares du domaine qui en compte 7.
Alexandre Bain travaille ses vignes avec une charrue porte-outil Equivinum de conception récente, qui lui donne entièrement satisfaction. Volonté clairement affichée de donner une image moderne de la traction animale, tout en reconnaissant que les outils anciens sont tout à fait performants. Mais Alexandre entend par ce choix soutenir les fabricants qui s'engagent sur le terrain difficile de la production en petites séries d'outils modernes adaptés à la traction animale.
Phénomène, le percheron, griffe la terre assoiffée avec méthode. Le compactage superficiel réduit, elle accueillera goulûment les premières pluies automnales, très attendues.
La production de vin naturel suppose de prolonger le travail et le traitement bio de la vigne par un refus d'utiliser des molécules issues de la chimie de synthèse pendant le processus de vinification. Ces vignerons aux pratiques naturelles ont la volonté de redonner un sens à l'expression "vin de terroir" en luttant contre l'uniformisation du goût des vins.
L'appellation "Pouilly Fumé", reconnue en 1937, regroupe une centaine de vignerons sur 1240 hectares qui produisent à partir de deux cépages -Sauvignon (1200 hectares) et Chasselas (40 hectares)- un vin blanc sec et fruité.
Pour en savoir plus :
Domaine Alexandre Bain
Boisfleury
58150 Tracy-sur-Loire
06.77.11.13.05.

mardi 13 octobre 2009

Black is beautiful

Les chevaux de trait étaient bien sûr présents aux Portes ouvertes Equimarché. L'un d'entre eux, Rio du Ménil, un beau percheron noir, un entier de type diligencier, n'est pas passé inaperçu. Il appartient à François Lefieux de Gouville-sur-Mer dans la Manche, qui s'est lancé dans l'activité de débardage.

dimanche 11 octobre 2009

Un métier qui fait rêver...

C'est devenu le quotidien de la petite trentaine de débardeurs professionnels en France. Ils sont fréquemment sollicités pour intervenir sur des zones humides, peu portantes.
Une traduction beaucoup moins correcte de cette phrase est souvent entendue dans la bouche de débardeurs qui voudraient bien ne pas passer leur vie professionnelle dans la boue : "Quand c'est du travail facile, c'est pour les tracteurs ; quand c'est de la m....., c'est pour les chevaux".
Damien, Jean-Baptiste et Samy passent une partie du mois d'octobre sur une zone humide dans la Manche à Saint-Clément-de-Rancoudray. Propriété du Conseil général, ce vaste espace naturel couvert de hautes herbes comporte une parcelle d'épicéas, synonyme de pompage excessif d'eau et d'acidification du sol. Le résineux a mauvaise presse en zone humide ces dernières années. L'époque des subventions pour planter est révolue, l'heure est à l'abattage.
Damien Potel, Jean-Baptiste Ricard et Samy Lasne sont dans la boue. Jojo & Rêveuse, les percherons, Qualin & Quimono, les comtois, aussi.
Dans la boue, et sous la pluie.
Le métier de débardeur au cheval fait rêver, paraît-il...

lundi 14 septembre 2009

Débardage dans l'Orne

Plusieurs membres de l'association "Le percheron retrouvé" se sont réunis à Vaunoise pour une journée de débardage dans un bois privé. Cinq percherons ont passé la journée à tirer des gaules de châtaigniers...

samedi 12 septembre 2009

Des va-nu-pieds

Encore une roulotte de passage dans le Perche.
Vous aviez vu Constance, il y a quelques semaines, et ses allures d'autobus des années 1930. Cette fois-ci, c'est une roulotte plus classique de fabrication allemande qui a sillonné les petites routes du Perche à l'occasion d'un voyage entamé le 1er août à Spechbach-le-Bas en Alsace et qui doit se terminer ces jours-ci au Mont-Saint-Michel.
Rien d'extraordinaire, direz-vous, car les vacances en roulotte sont devenues monnaie courante. Pourtant, il y a un petit point qui mérite un peu d'attention... Quaspar et Riesling, les deux traits comtois de Betty et Michel Futsch, ne sont pas ferrés.
Betty et Michel sont de fervents partisans du parage naturel. Leur aventure à travers la France a valeur de test. Les 2/3 du parcours accompli, ils se montrent très satisfaits.
Le parage naturel suppose une surveillance et un entretien quotidien des pieds des chevaux. Chaque matin avant le départ, Michel, outils en main, passe en revue les quatre sabots de ses deux chevaux.
En traversant notre région, les va-nu-pieds alsaciens ont fait étape à la ferme Trait Nature de Catherine et Laurent Renou à la Chapelle-Souef dans l'Orne ; puis chez Didier Gesbert à Saint-Calez-en-Sasonois dans la Sarthe.
Betty & Michel FUTSCH
Gîte rural et équestre du Spechbach
38, rue de Thann
68720 Spechbach-le-Bas
03.89.07.09.25.
06.07.95.25.63.

jeudi 10 septembre 2009

Un percheron populaire

La Fête du percheron à l'Ecomusée du Perche n'a pas failli à sa réputation de fête populaire. Très populaire puisqu'entre 3000 et 4000 personnes sont venues voir les chevaux de trait rassemblés le 15 août au prieuré de Sainte-Gauburge.
Evelyne Morin avait réussi pour l'occasion à faire venir des représentants des neuf races de chevaux de trait français. Plusieurs utilisateurs de matériels hippomobiles modernes étaient aussi présents avec leurs engins et leurs chevaux.

  • Valérie Bouteloup tresse les chevaux avant les présentations.

  • Un tressage savant, par Lucie Tautain.

  • Gérard Beauté aux guides de sa percheronne.

  • Joël Renaudin a présenté un avant-train motorisé de marque Charlie Pinney.

  • Hervé Champommier, de H2C Diffusion, distributeur de matériels hippomobiles, avait fait le déplacement depuis le Puy-de-Dôme.

mercredi 9 septembre 2009

Des percherons à Monaco

Des percherons pour ramasser les ordures dans les rues monégasques, c'est une réalité depuis deux ans pendant la période estivale.
Tous les matins entre 10 heures et midi, Mimosa et Kaïd du Buat, deux entiers percherons, montent vers la Place du Palais princier pour assurer le ramassage des cartons. Arrivés sur la place, ils prennent même en charge les poubelles du palais. Les nombreux touristes qui se pressent jouent de l'appareil photo à n'en plus finir pour immortaliser cette scène étonnante.
Issu d'une famille de charretiers depuis cinq générations, Mario Ribéri, de Tende dans les Alpes-Maritimes, connaît la race percheronne. "A 12 ans, j'étais déjà juché sur un percheron". Alors, quand il a appris que la Principauté verrait d'un bon oeil des chevaux dans les rues, il a proposé ses services.
Mimosa et Kaïd sont hébergés pendant la période estivale dans de confortables écuries en bois construites par la Société monégasque d'assainissement (SMA). Pour la collecte, ils tirent une charrette en bois de chêne et de châtaignier identique à celles qui étaient utilisées dans la Principauté dans les années 1900. Un nouveau chariot, plus léger, devrait être mis en service prochainement. Il s'agit d'une réplique des véhicules hippomobiles utilisés après les années 1920.
Dans quelques jours, Mario Ribéri et son ripper Philippe Morla vont terminer leur 2ème saison de ramassage de cartons dans les rues monégasques. Quelques mois à attendre avant leur retour, au début de l'été 2010.

mercredi 2 septembre 2009

Peyrestortes tire un trait sur ses déchets

Peyrestortes, petite ville de 1380 habitants proche de Perpignan dans les Pyrénées-Orientales, a mis en place il y a quelques mois le ramassage des déchets avec des chevaux de trait. En fait, deux traits bretons, Riquita et Noisette, se relaient pour les différentes collectes qui ont lieu du lundi au samedi.
Le service voulu par la Mairie de Peyrestortes, avec l'aide de la Communauté d'agglomération Perpignan-Méditerranée qui participe au financement à hauteur de 80%, a aussi bénéficié des conseils du Haras national d'Uzès.
Philippe Averty le meneur et René Respant le ripper effectuent des tournées quotidiennes dans les petites rues de la commune pour collecter papiers, cartons et plastiques. Les anciennes poubelles de 100 litres, peu pratiques parce que trop volumineuses, et inesthétiques ont été remplacées par des poubelles de 30 litres qui peuvent être rentrées dans les maisons, facilitant ainsi le tri sélectif.
Deux conteneurs enterrés, d'une contenance de 5 m3, très proches du centre ville, permettent de stocker les déchets dans l'attente des véhicules de collecte.
Un service de ramassage de produits fermenticides est en train d'être mis en place. Une station de compost est en projet. Ces services ont été demandés par l'ADEME en échange de subventions pour ce projet de collectes hippomobiles. C'est la sellerie Baude qui a fourni les deux véhicules de collecte, l'un pour le ramassage des déchets en tri sélectif et l'autre pour les déchets verts.
Peyrestortes fait partie des quelques communes qui ont choisi de prendre entièrement à leur charge ce nouveau service. Le plus souvent, les municipalités font appel à des prestataires de service, ce qui s'avère sans doute moins "lourd" à gérer pour la commune.
En 1960, Peyrestortes avait encore une cinquantaine de chevaux de trait pour travailler dans les vignes des alentours. Beaucoup de maisons ont toujours de vieilles écuries. C'est d'ailleurs une ancienne écurie entièrement rénovée qui accueille les chevaux de trait bretons. Un parc de plein air avec un abri a aussi été mis à leur disposition.