dimanche 9 septembre 2012

Pensée Dominicale

samedi 8 septembre 2012

On Nous A Envoyé

Marc et Goedele Van Acker.


Marc et Goedele Van Acker ont participé les 19 et 26 août au défilé de l'Arbre d'Or dans les rues de Bruges. Les percheronnes de Marc faisaient partie de ces deux processions, avec une soixantaine d'autres chevaux parmi lesquels de nombreux chevaux de trait.






"Organisé pour la première fois en 1958, le cortège quinquennal de l'Arbre d'Or est un chapelet de scènes relatant le maraige de Charles le Téméraire avec Marguerite d'York en 1468. Cette reconstitution historique de Bruges, alors centre économique et culturel de niveau européen aux 14ème et 15ème siècle, attire des dizaines de milliers de spectateurs vers la Venise du Nord".




vendredi 7 septembre 2012

Mortagne, 2ème Tour


Retour en images sur le Concours départemental de l'Orne à Mortagne-au-Perche.










mercredi 5 septembre 2012

La Vigne Passe-Muraille


Retour en arrière de quelques semaines avec une visite au Clos Cristal, un domaine de 10 ha en appellation "Saumur Champigny" en Val de Loire. Éric Dubois et son comtois Ramsès mènent une lutte farouche pour venir à bout d'un enherbement excessif, résultat de conditions météorologiques particulières au printemps.


Le domaine Clos Cristal appartient aux Hospices de Saumur mais est géré par une association présidée par le directeur des Hospices.
Clos Cristal se singularise par un système de murs d'une longueur totale de 3 km construits vers 1900 par le propriétaire de l'époque, Antoine Cristal qui a donné son nom au domaine. Antoine Cristal a eu l'idée de planter ses pieds de vigne d'un côté du mur (côté nord) et de laisser pousser la plante côté sud grâce à des trous aménagés à la base du mur. Ce système permettrait d'avancer la maturation des raisins d'environ 3 semaines.



Antoine Cristal, connu pour avoir "sorti les rouges de l'anonymat", fournissait les cours royales d'Angleterre, de Russie et du Japon. C'est en 1928 qu'il a fait donation de son domaine aux Hospices de Saumur. Antoine Cristal devait décéder 3 ans plus tard à l'âge de 94 ans.




Le domaine Clos Cristal est en agriculture biologique depuis 2001 et est passé plus récemment entièrement en traction animale. Éric Dubois et les employés du domaine Clos Cristal utilisent à la fois du matériel ancien et des outils plus modernes comme le porte-outil Matavigne de chez Prommata.
Les traits comtois du Clos Cristal sont équipés de colliers Espedis fabriqués par la Sellerie percheronne.


Clos Cristal
26, rue du Clos-Cristal
49400 Souzay-Champigny
02.41.52.96.08.

mardi 4 septembre 2012

Un Jour Dans La Vie Du Percheron Ornais


La question était sur toutes les lèvres. Opéra d'Avesnes, que l'on avait toujours connue vêtue d'une superbe robe pommelée en Sarthe, mettrait-elle la même robe pour cette sortie qu'est le Départemental percheron de l'Orne ?
Son nouveau propriétaire, en éleveur avisé, s'est bien gardé de lui changer sa garde-robe.


Alors que certains ont des problèmes avec les torchons et les serviettes, qu'ils ne mélangent jamais, d'autres ont du mal à faire la différence entre mouchoir et cravate.



S'échauffer en toute discrétion, c'est bien. Mais à condition de ne pas le faire devant une bâche transparente.



Avant d'entrer dans le ring, toutes les juments étaient enfermées dans des cages de contention en bois et en fer forgé.


Le percheron, cheval de traction ?


Constat étonnant : deux tiers des juges utilisent le programme pour lire et écrire. Et le dernier tiers s'en sert comme d'une casquette.


Une journée qui a donné le tournis à beaucoup et qui en a épuisé plus d'un.


Les plus fatigués n'étaient pas forcément les plus âgés.


Dans le dernier tour, à quelques mètres de la ligne d'arrivée, Rieuse des Forges était en tête, devant Qélarmoni Duvalmartin et Opéra d'Avesnes. Ce qui sera le podium de ce 22ème Concours départemental du percheron de l'Orne.


La journée à peine terminée, Adelaïde a téléphoné à tous ses amis pour leur donner rendez-vous les 28 et 29 septembre au haras du Pin pour le National percheron.

lundi 3 septembre 2012

Nouvelles Utilisations, À La Loupe

On les appelle « les nouvelles utilisations ».
Elles suscitent des espoirs dans le monde du cheval de trait. On en parle beaucoup, bien souvent en ayant une vision très parcellaire de la réalité du terrain. Penchons-nous donc sur ces nouvelles utilisations, que ce soit le travail en milieu boisé, en ville, dans la vigne, en maraîchage et petite agriculture.

  • La percheronne Quichenotte du Logis dans les rues de Saint-Savinien-sur-Charente.

Il faut d’abord comprendre que le frémissement que l’on peut percevoir autour de la traction animale intervient dans un milieu qui n’est pratiquement pas structuré, donc difficile à appréhender. Le secteur le plus organisé est celui du cheval territorial (en ville), avec le travail accompli depuis 10 ans par la Commission nationale des chevaux territoriaux basée à Trouville-sur-Mer. Ce qui n’empêche pas que des initiatives voient le jour dans des villes et communes sans que ce Pôle cheval territorial soit pour autant sollicité.

Maraîchage, travail dans la vigne, travail en milieu boisé sont en général le fait d’individuels souvent isolés qui n’ont que peu de liens entre eux. Seul un noyau de débardeurs « historiques » ont formé il y a quelques années un groupement d’intérêt économique qui est loin de représenter la totalité des acteurs de ce secteur.

Les nouvelles utilisations sont toujours présentées comme un marché potentiel pour les chevaux de trait et un réservoir à emplois pour des personnes intéressées par la traction animale. Pas étonnant donc que cette traction animale et son développement focalisent l’attention de beaucoup de gens. Des gens qui, eux aussi, travaillent chacun de son côté sans réelle concertation les uns avec les autres. Haras nationaux, Associations nationales de race, centres formateurs, associations diverses, tout le monde aimerait bien s’accaparer une part du pseudo soufflé pas encore monté de la traction animale.

  • Jérôme Keller et son Mérens préparent le sol pour des cultures maraîchères plein champ.

Les Haras nationaux, obligés de s’inventer un avenir, s’intéressent à ces nouvelles utilisations. Le haras du Pin travaille étroitement avec la Commission des chevaux territoriaux quand d’autres haras travaillent, eux, sur leur secteur, cherchant à s’investir selon leur situation géographique dans le tissu de la traction animale locale. Toutes ces initiatives des uns et des autres se font bien souvent sans concertation, sans chercher à savoir ce que d’autres sont en train de faire. Ici, on engage des stagiaires qui établissent des listings régionaux, on cherche à répertorier, on tente de référencer, d’établir des bases de données ; là, on travaille sur ce que devrait être le cheval de travail ; ailleurs encore, on voudrait mettre en place une structure de vente de chevaux. En l’absence d’entité centrale et chacun cherchant quand même à protéger ses prérogatives, on court le risque de voir ce qui a été fait ici être refait ailleurs par d’autres.

Toutes ces bonnes volontés qui défendent un but louable, celui de contribuer à forger un avenir aux chevaux de trait, pourraient-elles imaginer un minimum de cohérence et de savoir travailler ensemble ? Qui serait en mesure de jouer ce rôle fédérateur ? Pour l’instant, rien ni personne ne paraît être capable de mettre en place un centre cognitif en mesure de répondre aux questionnements, au besoin d’informations et d’aide.

  • Émilien Zimmermann, débardeur professionnel, dans une forêt d'Île-de-France.

Qu’en est-il des débardeurs, laboureurs, meneurs, les acteurs de ce renouveau de la traction animale ? Si chacun de ces secteurs d’activité comporte des professionnels, peu nombreux, relativement bien installés dans leur activité sans pour autant mener des vies de roi, on ne peut qu’être frappé de la difficulté qu’ont tous les nouveaux venus à se faire une place au soleil. L’installation est un problème majeur. Des difficultés engendrées principalement par le fait que les activités liées à la traction animale sont la plupart du temps saisonnières. C’est le cas de la vigne et du maraîchage. Les mois de travail, souvent intenses, sont suivis de périodes sans travail où il faut éventuellement chercher des activités complémentaires.

En ville, le problème est peut-être moins le caractère saisonnier de l’activité que la difficulté à se trouver un job à temps plein. Quelques heures par semaine ne font pas vivre. Quant au débardage, c’est un métier où l’activité est très fluctuante, en fonction des cours du bois, des orientations de la filière bois, des budgets. Bref, faire son trou en forêt pour un débardeur en traction animale relève du parcours du combattant. Un parcours que bien peu arrivent à négocier.

Autre difficulté pour les métiers de la traction animale, c’est qu’en fait ce sont des métiers à deux têtes. D’abord, il faut maîtriser l’aspect cheval. Ensuite, il faut être professionnel dans le domaine concerné, la forêt, la vigne ou le travail de la terre. On peut encore ajouter comme difficulté potentielle, le relationnel et la gestion, éléments déterminants pour « cimenter » les aspects plus techniques de chacune de ces professions.

Un grand nombre de personnes engagées dans la traction animale vivent dans la précarité, avec pour menace permanente l’incertitude non pas du futur mais du lendemain. Avec pour conséquences des difficultés à planifier, à investir (chevaux, camions, matériels). On rencontre de plus en plus souvent des déçus de la traction animale. Des gens qui peuvent avoir suivi des formations (CS Cocher, par exemple), qui ont investi quelques milliers d’euro pour s’équiper, pour finalement jeter l’éponge au bout d’un an ou deux faute d’avoir pu dégager un chiffre d’affaires suffisant. Des formes d’accompagnement, voire d’aide, pourraient-elles être envisagées pour ces personnes qui se lancent dans la traction animale ?

  • Hervé Ménard travaille ses 2,5 ha de vigne à Bourgueil, avec son trait breton Terroir.

Conscientes que les nouvelles utilisations ne remplaceront pas totalement dans l’immédiat un marché de la viande chaotique et sur le déclin, les Associations nationales de race (ANR) ont cependant compris que toutes ces activités liées au développement durable et à la préservation de l’environnement représentaient un secteur à ne pas négliger. On a vu naître, avec plus ou moins de bonheur, au sein de ces ANR des commissions utilisation censées réunir les forces vives de ce secteur. Les choses ne se font pas sans difficultés tant les antagonismes élevage/utilisation sont importants alors que ces deux composantes sont complémentaires et devraient donc aller de l’avant main dans la main.

Quel peut être le rôle des ANR dans ce contexte ? Quand on entend parler, pour certaines, de s’occuper de la vente de chevaux à des utilisateurs, on peut se dire que les choses sont bien mal engagées. La vocation des ANR n’est pas de se transformer en marchands de chevaux. Dans ce domaine, leur rôle devrait se limiter à faciliter de toutes les manières possibles les rapports entre vendeurs et acheteurs éventuels. La vente elle-même restant du domaine privé. En revanche, le rôle capital que doivent jouer les ANR est d’orienter la production de manière à répondre aux besoins supposés du marché. Face à l’émergence des nouvelles utilisations, l’objectif serait donc d’orienter une partie de la production vers le cheval de travail, si l’on juge que ce secteur est porteur d’espoir. Qu’est-ce qu’un cheval de travail capable de répondre aux souhaits des nouveaux utilisateurs ? La race comtoise travaille depuis un certain temps sur ce que devrait être ce cheval de travail. Évitons de refaire ici ce qui est déjà fait ailleurs, et mettons en commun ce savoir.

Autre constat : la plupart des utilisateurs recherchent des chevaux ayant déjà fait l’objet d’un débourrage plus ou moins avancé. Le rôle des ANR dans ce domaine doit être de travailler à la prise de conscience des éleveurs de cette exigence du marché. Avec la mise en avant, à titre d’exemple, d’une manière constructive et apaisée, de ceux –il y en a dans toutes les races- qui sont déjà engagés dans le débourrage et la préparation des chevaux d’utilisation.

  • Travaux de maraîchage à l'aide de traits comtois en début de printemps en Seine-Maritime.

Ne rêvons pas. Les nouvelles utilisations associées aux utilisations de loisir et de sport, ancrées depuis plus longtemps dans le paysage du cheval de trait, ne vont pas dès demain assurer un avenir rayonnant aux races de trait. Toutes ces utilisations, en continuant à se développer, devraient cependant permettre aux chevaux de trait d’envisager une présence active dans divers secteurs de notre société. Ce qui paraît capital, c’est que la plupart de ces nouvelles activités qui ont germé en quelques années correspondent à de réels besoins et ne sont pas le résultat d’effets de mode. Reste que chacun de ceux engagés dans ce retour du cheval de trait en ville ou à la campagne doit y trouver son compte, c'est-à-dire les moyens de s’assurer une vie financièrement décente. Ce qui est loin d'être le cas actuellement.

 

 
 

dimanche 2 septembre 2012

samedi 1 septembre 2012

Remise À Niveau Avec SABOTS


Quoi ? Vous ne connaissez pas Karine Lhôpital et sa percheronne Polka ?


Comment ? Vous n'avez jamais rencontré Alain Jacoberger et son trait comtois Prince ?


Non ? Nicolas Fabrié et sa percheronne Havane de Mai vous sont inconnus ?


Hein ? Jean Clopes et sa jument poitevine Phoulane ne vous disent rien ?


Que de lacunes  dans votre culture "utilisation de chevaux de trait" ! Vous êtes franchement impardonnables. Une remise à niveau s'impose si vous voulez être capables de bien figurer dans les conversations mondaines lors de vos prochains dîners en ville.
Alors, précipitez-vous chez votre marchand de journaux. Achetez le numéro 50 de Sabots, qui vient de sortir. Ce numéro est exceptionnel car il comporte un dossier "Spécial Vigne" de 34 pages (Textes et photos JLD).
Ainsi, vous n'ignorerez plus qui sont Karine, Alain, Nicolas, Jean, et beaucoup d'autres.


Page d'ouverture du Spécial Vigne, avec le percheron Titan à Lionel Maerten.

Calendrier Percheron 2013


Le calendrier percheron 2013 est désormais disponible sur les concours, comme le concours départemental de l'Orne demain dimanche 2 septembre à Mortagne-au-Perche.
Possibilité de commander ce calendrier, qui comporte 13 photos, par l'intermédiaire de la boutique du site Internet de la SHPF  www.percheron-france.org