"Regarder, regarder encore, regarder toujours, c'est ainsi seulement qu'on arrive à voir." Jean-Martin Charcot
dimanche 22 décembre 2013
samedi 21 décembre 2013
Revoir Tonic Et Apollo
C'était le 23 mai 2013 à la Maison du Parc naturel régional du Perche, à Nocé dans l'Orne.
Jean-Pierre Gérondeau, président du Parc et Lionel Blanchet, président de la Société hippique percheronne de France recevaient une délégation de la Garde Républicaine conduite par le commandant du régiment de cavalerie, le colonel Puligny.
La Garde Républicaine, qui compte parmi ses activités des missions de sécurité publique et de représentation protocolaire sous la forme d'escortes d'honneur à cheval, avait souhaité que lui soient présentés des chevaux percherons dans la perspective d'en acquérir deux pour conduire les timbaliers de la Garde.
Tonic de Charlotte, appartenant à Hubert Sénéchal et Apollo 7, appartenant à Michel Poulin avaient été retenus.
Pour revoir Tonic et Apollo au sein de la Garde, une visite sur le site de la SHPF s'impose.
Cliquer sur le lien direct, ci-dessous :
Manon B Déjoue La Surveillance
"J'ai pris un cours avec Qésako aux Écuries d'Am à Crulai. Et la monitrice m'a demandé de participer à son spectacle de Noël. Elle m'a préparé un pas de deux en musique avec un poney pommelé", nous écrit Valérie Bouteloup.
Valérie se proposait de nous faire parvenir quelques photos de cette journée mais malheureusement, Manon B s'est emparée des photos laissées sans surveillance sur l'ordinateur familial.
Sans doute pas complètement remise de sa période "coloriste", Manon B a barbouillé les photos de Valérie. Des photos que nous avons quand même décidé de vous montrer. Rappelons qu'au plus fort de sa crise, elle nous avait gratifié de Qésako en bleu, en rose, en vert, en rouge... C'est dire la gravité de la situation. Un conseil, Valérie : à l'avenir, mets les photos de Qésako sous clé.
"Bonnes fêtes à tous", nous dit encore Valérie.
vendredi 20 décembre 2013
Échos Percherons
Étalonnage.
Des images du passé.
L'étalonnage change de main au haras du Pin. Après des lustres de gestion publique, ce domaine d'activité sera, à compter du 1er janvier 2014, pris en charge par une Société Coopérative à Intérêt Collectif (SCIC).
Le journal Ouest France, dans un article paru le 17 décembre suite à une réunion qui s'était tenue la veille, précise que "56 éleveurs, entraîneurs, du trot, du galop, ont été les premiers à investir dans une Coopérative d'Intérêt Collectif".
L'étalonnage percheron aura-t-il sa place dans cette nouvelle structure ?
Dans une interview réalisée par Tendances Ouest et diffusée sur Internet, Jean-Pierre Viel -qui a été élu à la présidence de cette SCIC- a brièvement indiqué la présence d'un étalon percheron au haras du Pin : "Un étalon", a-t-il dit, "acheté par le président de la Société percheronne à l'occasion d'un grand concours il y a quelques mois". (On aura compris qu'il s'agit de Black Boy, acheté en fait par l'ANEP et, depuis le National percheron 2013, stationné au haras du Pin).
Parlant de cet étalon, Jean-Pierre Vieil a ajouté : "On a pris le cheval, évidemment". Sans autres précisions.
Arche de la Nature.
Alors que Christine Sallé et Végan empilent les bouleaux, un percheron noir bien entouré passe sur le chemin. Il s'agit en fait d'une percheronne, Blandine d'Aunay, qui fait ses premières armes. Blandine, la noire, est la dernière recrue de l'Arche de la Nature au Mans. Fille de Ruby de Theuret et Galupine, elle est née chez Michel Colin à Roullée dans la Sarthe, et a ensuite appartenu à Bernard Boblet, éleveur ornais.
Encore quelques semaines de débourrage, et elle pourra elle aussi faire visiter le domaine de l'Arche aux très nombreux visiteurs en quête de nature qui viennent tout au long de l'année à la découverte de cette ferme pédagogique.
Christian Bosshard.
Christian Bosshard semble un fervent adepte de l'homéopathie. Rien de médical, cependant. Il s'agit d'homéopathie photographique. Il nous distille ses photographies percheronnes (comme celle-ci, prise à la foire de Gavray) à toutes petites doses.
Attention, Christian, nous sommes en train de devenir "accros" et il n'y a rien de pire que les situations de manque !
jeudi 19 décembre 2013
Marie-Astrid Place En Terrasses
Ne vous méprenez pas si l'on vous dit que Marie-Astrid Place passe beaucoup de temps en terrasses. Rien à voir avec les terrasses des cafés. Ces terrasses, ce sont celles des coteaux des domaines viticoles situés au sud d'Angers.
Nous retrouvons plus précisément Marie-Astrid et son trait poitevin Sando La Bataillière accrochés aux terrasses du domaine de Rochambeau sur la commune de Soulaines-sur-Aubance.
Ce domaine de 17 ha qui domine l'Aubance fait l'objet de pratiques culturales bio depuis 1998. L'encépagement est à dominante cabernet franc pour les rouges et les rosés, et chenin pour les blancs. Les 14 et 15 décembre, le propriétaire-vigneron Maurice Forest organisait deux journées portes ouvertes. Séquences musicales, dégustations, marché fermier, marché artisanal et... démonstration de travaux viticoles en traction animale composaient un programme fourni d'animations.
Prestataire en vigne, Marie-Astrid va entamer sa 3ème année d'activité dans cette région où la traction animale, sans être aussi dynamique que dans des régions "économiquement" plus favorables, progresse lentement.
Nous reviendrons volontiers pendant la campagne 2014 passer quelques heures en terrasses avec Marie-Astrid.
Domaine de Rochambeau
49610 Soulaines-sur-Aubance
02.41.57.82.26.
Marie-Astrid et Arnaud Place
La Goupillerie
49610 Soulaines-sur-Aubance
02.41.66.49.68.
06.07.79.76.20.
mercredi 18 décembre 2013
Bernard Michon Passe Partout
Matériels destinés au débardage, au
travail en milieu urbain, au travail dans la vigne… Décidément, Bernard Michon
–de l’entreprise BMH- est un passe-partout de la traction animale.
À propos de passe-partout justement,
Bernard nous envoie quelques photos, accompagnées d’un texte, de sa dernière
réalisation.
« L'entreprise Bernard Michon
Hippomobile été contactée fin 2012 par la chambre d'agriculture du
Languedoc-Roussillon afin de reprendre les études et travaux réalisés pour
remettre le passe-partout au goût du jour. Le passe-partout est un mode
d’attelage qui permet de travailler avec des outils spécifiques au travail du
sol des terrasses inaccessibles aux engins motorisés (dental, charrue,
déchausseuse…).
La chambre d'agriculture nous a fourni
des plans de base et un cahier des charges, ainsi qu'un premier prototype et
des anciens matériels. Un montage expérimental a été réalisé afin de peaufiner
les détails. Nous sommes allés le tester pendant une journée dans les vignes de
Banyuls avec un groupe de viticulteurs, prestataires, les responsables du
projet de la chambre d'agriculture et Ullamp (le mulet). Chacun a pris le temps
d'essayer les différents outils dans plusieurs configurations et le nouvel
outil semble donner satisfaction. Le passe-partout est actuellement en «
utilisation intensive » afin de vérifier la fiabilité, l'ergonomie et la
résistance à l'usure. Le produit fini sera livré en janvier.
Il s'agit d'une création et d'un
développement réalisés en collaboration avec la chambre d'agriculture des Pyrénées-Orientales
et des vignerons de cette région utilisant la traction animale ».
Bernard Michon Hippomobile (BMH) :
www.bernard-michon-hippomobile.fr
mardi 17 décembre 2013
Végan Retrouve Du Bouleau
Nous sommes heureux de voir que Végan de l'Herberie a retrouvé du bouleau. Comme toujours quand on débute dans la vie professionnelle, on commence par de petits bouleaux. Des 2 mètres destinés à alimenter la filière bois énergie.
C'est l'Arche de la Nature en périphérie du Mans dans la Sarthe qui a offert à notre percheron pommelé ces petits bouleaux de mise en sécurité. Christine Sallé, cordeau en main, et Vivien Ricard, tronçonneuse vrombissante à bout de bras, ont accompli leur part de bouleau.
Les randonneurs, nombreux à passer sur le chemin qui longe le chantier, se sont exclamés à plusieurs reprises en voyant les tas de bois : "Ça, c'est du bon boulot !"
lundi 16 décembre 2013
Nouveau Régime Pour Le Pin
Tyrolienne 4, National percheron 2009.
L'avenir du haras du Pin, en points d'interrogation depuis quelques années, semble se dessiner à traits mieux définis avec la signature le 10 décembre 2013 d'une convention entre l'État, représenté par Stéphane Le Foll ministre de l'Agriculture, la Région Basse-Normandie, représentée par son président Laurent Beauvais, le Conseil général de l'Orne, représenté par son président Alain Lambert.
En quelques mots, on peut dire que l'État et les collectivités locales, confrontés à l'état de délitement du haras qui met sa survie en jeu, ont, avec la signature de cette convention, décidé de prendre le taureau normand par les cornes.
Cette convention porte sur la création d'un Établissement public de l'État chargé de la gestion et de la mise en valeur du haras national du Pin, géré conjointement par l'État, la Région Basse-Normandie et le Conseil général de l'Orne. Les nouvelles missions de ce futur établissement public s'organiseront autour de la préservation et de la valorisation du patrimoine du haras, de la création d'un pôle international dédié aux sports équestres, de l'appui à la filière équine et de la promotion des métiers du cheval.
La création de cet Établissement public de l'État interviendra par voie législative dans le cadre du projet de loi d'avenir pour l'agriculture, l'alimentation et la forêt, qui sera débattu au Parlement à compter de janvier 2014.
L'État, actuel propriétaire du haras du Pin, devrait transférer à titre gratuit à cet Établissement public la propriété des biens immobiliers et mobiliers du haras du Pin. Le personnel de l'IFCE devrait être affecté aux missions d'entretien et d'animation du site.
Black Boy, champion trait National percheron 2013.
Au-delà de cette création d'un Établissement public de l'État, de nombreuses incertitudes subsistent sur ce que seront les nouvelles activités du haras du Pin.
À noter que la journée du lundi 16 décembre 2013 (aujourd'hui, donc) sera déterminante pour l'étalonnage en Basse-Normandie puisque l'on annonce qu'une réunion qui se tiendra au haras du Pin devrait déboucher sur la création d'une "coopérative d'éleveurs" qui prendra en charge une partie de l'activité historique de reproduction équine assurée auparavant par l'IFCE sous l'ancien régime du Pin.
Jade, National percheron 2009.
Les Jeudis du Pin, 2010.
Le Versailles du cheval, dont le site avait été choisi en 1714 après la décision prise par Colbert en 1665 de créer l'Administration des haras, est situé en Pays de Merlerault en Normandie, à quelques kilomètres du Perche. C'est le 1er mai 1717 que le haras du Pin accueille ses premiers chevaux. Pendant un siècle, le haras du Pin a été essentiellement tourné vers la production de chevaux destinés à l'Armée.
Quand, au début du 19ème siècle, les campagnes du sud de la Normandie ont réclamé des chevaux plus lourds pour les travaux des champs, les inspecteurs des Haras se sont montrés peu réceptifs à cette nouveauté. Le premier étalon qualifié de trait à intégrer les écuries du Pin est Le Pierrot en 1808. "Le Pierrot. Étalon de trait. Gris pommelé...", d'après le Contrôle des étalons du haras. Le Pierrot était probablement un percheron, mais à cette époque ce terme apparu officiellement pour la première fois en 1801 dans un document du sous-préfet de Mortagne-au-Perche était encore peu utilisé.
Ce n'est que le 17 août 1822 que le Contrôle des étalons du haras mentionne l'arrivée du premier cheval qualifié de percheron. Il s'agit de l'étalon Désarmé. Un nom prédestiné pour un cheval agricole totalement étranger aux vues de l'Armée.
Arnac de St Aignan, National percheron 2012.
Mondial percheron 2011.
Aux débuts difficiles du cheval percheron au haras du Pin devait succéder une longue période où le cheval originaire du Perche a investi en nombre les écuries de l'établissement. Ce retournement de situation avait pour cause la forte mécanisation de l'agriculture et le besoin grandissant de chevaux de trait pour tirer les machines agricoles. Dans les années 1930, le haras du Pin entretenait jusqu'à 160 étalons percherons. Il y en avait encore 120 en 1940. Mais il n'en restait plus que 19 en 1982. Le chiffre n'a fait que baisser depuis cette date, et l'écurie n° 2 du haras -qui abrite actuellement les percherons- ne compte plus que quelques pensionnaires.
Pour consulter l'article de Ouest France sur ce sujet, cliquer sur le lien ci-dessous :
http://www.ouest-france.fr/haras-du-pin-un-accord-etat-collectivites-pour-le-sauvetage-1777285
Pour consulter l'article de Ouest France sur ce sujet, cliquer sur le lien ci-dessous :
http://www.ouest-france.fr/haras-du-pin-un-accord-etat-collectivites-pour-le-sauvetage-1777285
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