lundi 21 mars 2011

Afrique Du Sud > Les Chevaux De Summerwind Percheron Stud

Retour en Afrique du Sud, pour passer un moment avec les percherons de Summerwind Percheron Stud dans la province de Gauteng entre Pretoria et Johannesburg. Nous retrouvons deux percherons connus en France, Sympa de Bellevue et Tennessy Cauvellière, et des percherons nés en Afrique du Sud.
Donnons la parole aux images.

  • Summerwind Diesel passe à la douche.

  • Johan Henning en flagrant délit de câlineries.

  • Summerwind Diesel s'en bat la crinière.

  • Summerwind Diesel nous prête une oreille attentive.

  • Summerwind Sharifa, fille de Sympa de Bellevue et Elsenburg Myrtle, a failli sortir de la photo.

  • Elsenburg Marinus a perdu la tête.

  • Elsenburg Marinus est prêt à partir au concours.

  • Toujours Sympa, ce cheval.

  • Droit devant, pour Tennessy Cauvellière.

  • Sympa de Bellevue couche les oreilles : photographe en danger !

  • Le hongre Summerwind Diesel a encore quelque chose entre les jambes !

dimanche 20 mars 2011

Un Passage A La Sellerie Percheronne

Dans le monde du cheval, on ne présente plus la Sellerie percheronne de Sylvie et Jara Buschhoff. L'entreprise installée à Saint-Agil dans le Loir-et-Cher répond depuis de nombreuses années aux attentes des cavaliers et des meneurs d'attelage.
Aujourd'hui, nous y passons quelques heures en compagnie de Jara occupé à la restauration d'une calèche Duc-Victoria. On suit les doigts agiles de Jara qui étire le cuir, lui donne forme et vie.
Sylvie et Jara nous donnent rendez-vous dans quelques semaines... "Pour une surprise", ont-ils dit.
Sellerie percheronne
8, rue des Templiers
41170 Saint-Agil
Tél : 02.54.80.74.17.

jeudi 17 mars 2011

Afrique Du Sud > Au Collège d'Elsenburg

Nous faisons étape au collège agricole d'Elsenburg à Stellenbosch près du Cap.
Ce qui est étonnant en Afrique du Sud, c'est que les collèges agricoles d'état ont toujours joué un rôle important dans la conservation de la race percheronne. Aujourd'hui, seul le collège d'Elsenburg poursuit sa mission, avec quatre étalons et une petite dizaine de poulinières.
C'est en 1913 que Elsenburg a accueilli son premier étalon, nommé Joliet, et trois juments. En dehors d'une période de quelques années (dans les années 30), Elsenburg a toujours eu des chevaux percherons.

  • L'étalon Maestro.

  • L'étalon Misidore, fils d'Isidore.

Les premiers percherons importés en Afrique du Sud en 1908 s'appelaient Hammer et Jones. Ils étaient nés dans l'Orne. Jusqu'en 1935, les percherons importés venaient de France. Puis c'est le Royaume-Uni qui a pris le relais, avec quelques importations de France de temps à autre.

Entre 1908 et 1968, date d'arrivée de Vigoureux, 122 percherons ont été importés : 50 de France (17 mâles et 33 femelles), 68 du Royaume-Uni (32 mâles et 36 femelles), ainsi que 2 étalons des USA et 2 du Canada. Le 1er étalon américain importé en 1940 était O'Laet, fils du célèbre étalon américain Laet.

  • De gauche à droite : Bennie Aucamp, responsable du secteur percheron au collège d'Elsenburg ; Jan Engelbrecht, président de la Société percheronne d'Afrique du Sud ; Fredo Davids, du secteur percheron à Elsenburg.

Entre l'arrivée de Vigoureux en 1968 et celle de Sympa de Bellevue récemment, il se passera 43 ans sans aucune importation en Afrique du Sud.

Cependant à deux reprises, le gouvernement français et les Haras nationaux feront parvenir de la semence. En 1987, avec de la semence de Jongleur et de Piston Coucou ; et en 2004, avec de la semence de Isidore. Aucune descendance de Piston Coucou ne sera enregistrée. Jongleur et Isidore auront quelques descendants dont Misidore toujours en activité au collège d'Elsenburg.

Le collège agricole d'Elsenburg poursuit son travail dans la préservation de la race percheronne, et ses étalons sont mis à la disposition des éleveurs de la région. Chaque année, une vente aux enchères est organisée pour vendre certains des produits nés sur la ferme.

mardi 15 mars 2011

Afrique Du Sud > Du Dynamisme A Revendre

La Société percheronne d'Afrique du Sud affiche depuis quelque temps un dynamisme étonnant. On peut penser que les importations de percherons français depuis 2009 et que l'arrivée à la présidence de Jan Engelbrecht ont redonné de l'énergie au monde percheron sud-africain.
Le lendemain du concours percheron de la province de Gauteng (qui s'est tenu près de Pretoria), la Société percheronne a organisé sur la ferme Summerwind Percheron Stud une journée d'information à l'intention des éleveurs et des personnes intéressées par la race. Une cinquantaine de personnes étaient présentes. Certains éleveurs avaient pris l'avion pour venir de régions éloignées (Durban, Le Cap).
Une grande partie de la matinée a été consacrée à des interventions très ciblées. Les sujets abordés par des spécialistes ont été multiples. Parmi ces sujets :
  • Semence et insémination artificielle, problèmes et règles à respecter.
  • Testage ADN.
  • Inscription au stud-book.
  • "The African Horse Sickness", maladie souvent mortelle transmise par un insecte. Vaccination.
  • Alimentation des chevaux de trait.
  • Assurance (cheval, matériel, etc...).
En fin de matinée, tout le monde est passé sur le terrain, d'abord pour une démonstration de maréchalerie. Pas de travail, en Afrique du Sud. Il faut donc ferrer à l'anglaise. Le maréchal s'est livré à une explication très détaillées des règles du ferrage. Il a regretté à deux reprises de ne pouvoir vraiment étayer sa démonstration car Vanina de Saint-Avit et Victoire d'Ajain avaient de... trop bons pieds.
C'est enfin Jack Maritz, qui avait officié comme juge la veille au concours provincial, qui est intervenu pour détailler la morphologie de Sympa de Bellevue. Sympa qui ne savait pas encore que le lendemain, il serait déclaré Etalon de l'année 2011. Michel Paris, aidé de son fils Thomas, en a profité pour faire une démonstration de tressage.
La journée a connu un grand moment de convivialité autour d'un buffet concocté et préparé par Johan Henning, le secrétaire de la Société percheronne sud-africaine.

lundi 14 mars 2011

Parlons Foot

Cela ne vous aura pas échappé, vendredi dernier, au stade Francis Le Basser de Laval dans la Mayenne, le stade lavallois n'est pas parvenu à vaincre son adversaire le SCO d'Angers. Le match s'est conclu par un nul 1-1. Je vous fais grâce du nom des buteurs. Exactement 8395 spectateurs payants assistaient à cette rencontre de la ligue 2 de foot-ball.
En fait, je n'ai pas assisté au match. J'ai joué, en mon jeune temps, à un niveau modeste. Maintenant, je regarde le foot comme un fait de société parmi d'autres. Mais de très loin.
Si je vous parle du stade Francis Le Basser, c'est que j'y suis allé... quand même ! Pas le soir du match. Mais le lendemain matin.
Je suis assez fasciné par "les lendemains". Si je devais renaître en jeune photographe, je ne traiterais qu'un seul sujet : "the day after". Je le dis en anglais, ça fait encore mieux. "Le jour après", c'est : après les 24 Heures moto, après le tsunami, après le spectacle des Rolling Stones, après l'explosion de la centrale nucléaire, après la chute de Ben Ali, après le Salon de l'agriculture, et après le match Laval-Angers.
8395 spectateurs, et presque autant de papiers gras et de canettes qui jonchent le sol le jour après.
Ce matin-là, c'est la percheronne Maline et une équipe de l'association ADASA qui s'y colle.
Depuis quelques semaines, l'ADASA (Association départementale d'accueil, de solidarité et d'activités) qui travaille dans le domaine de l'insertion, s'est lancée dans la collecte de déchets à l'aide de la traction animale. "Nous disposons de deux juments de trait, une percheronne de 10 ans, Maline et une bretonne de 4 ans, Trêve de Beaulieu", explique Jérôme Dufour, meneur et responsable de ce secteur traction animale. Les deux juments disposent d'une prairie et d'un abri sur le site de la ferme de la Buffardière à proximité du stade et à 2 km du centre ville.
Les deux juments de trait assurent pour l'instant 2 services distincts. Le lendemain des matches de foot, Maline et ses amis de l'association râtissent les abords du stade pour faire la chasse aux papiers gras et autres déchets. Cette activité fait suite à un contrat passé avec le municipalité de Laval.
L'ADASA assure aussi, 2 après-midi par semaine, la collecte des cartons en centre ville. Une tâche qui revient plus souvent à Trêve de Beaulieu. Peut-être parce que la couleur des cartons s'accommode mieux à la robe de la jument bretonne, mais je pense qu'il doit y avoir une autre raison ! Soyez patients, je vous conterai bientôt les aventures de Trêve de Beaulieu en centre ville de Laval.

dimanche 13 mars 2011

Afrique Du Sud > Dans Les Vignes De Stellenbosch

Nous allons passer un moment sur les hauteurs, à peu de distance du Cap, près de la ville de Stellenbosch au coeur des domaines viticoles les plus célèbres d'Afrique du Sud. Pour nous accompagner, deux percherons : Louis, un hongre et Dawn, une jument. Nous ne verrons pas sur ces photos Lady G. et Samson, laissés au repos. Ces quatre percherons travaillent sur le domaine de Waterkloof passé à la traction animale il y a quelque temps.
Alors que les domaines viticoles d'Afrique du Sud ont beaucoup utilisé la traction équine dans le passé, le travail avec des engins motorisés a pris le dessus il y a plusieurs décennies. Le domaine Waterkloof, né dans sa forme actuelle en 1993, s'est engagé dans des pratiques viticoles biodynamiques. Logique, dans ce contexte, de voir réapparaître la traction animale et les percherons.
Le domaine, situé sur des escarpements en forme de cirque, fait face au sud à la baie connue sous le nom de "False Bay".
Les percherons participent quotidiennement aux travaux du sol sur une partie du domaine, qui compte 53 hectares de vigne. Les outils sont anciens. Christiaan Loots, en charge de la traction animale, souhaite augmenter son écurie et agrandir les surfaces travaillées au cheval.
En passant près de Stellenbosch, nous nous arrêtons sur un autre domaine, celui de Blaauwklippen, l'un des plus anciens de la région. Jan Engelbrecht, président de la Société percheronne d'Afrique du Sud, qui m'accompagne, m'entraîne vers le musée du domaine où l'on peut découvrir une collection de voitures hippomobiles anciennes. Certaines importées de pays européens, certaines fabriquées sur place.
Jan se laisse aller à la rêverie. Il voit les domaines viticoles de Stellenbosch se lancer dans le tourisme oenologique avec visites des vignobles en voitures à cheval tirées par des... percherons.
Découvrez le domaine Waterkloof avec ses vignobles, ses installations ultramodernes, son restaurant gastronomique, sur le site www.waterkloofwines.co.za