vendredi 5 juin 2015

On Nous A Envoyé

Alain Viot.

De l'Arpenteau dans la Sarthe, Alain Viot nous envoie une photo de Utah avec son poulain, près de la mare. "Encore plus jolie à regarder à l'envers", nous dit-il.
La preuve en image.


Ariane Pirard.

Un attelage (ardennais) alsacien mené par Aurore Holtzeyer (coorganisatrice de la Route d’Alsace).

Ariane Pirard nous parle de la Route Terroir et Bulles en Bourgogne :
"Le premier jour, soit le  jeudi 14, maniabilité montée par le professeur de lieux Michael Sellier. Vingt-trois portes relativement techniques sur une  superbe carrière en sable, beaucoup de dépassement de temps (tous sauf deux) mais un réel plaisir à la faire.  L’après-midi, un parcours d’obstacles de trec, le verre d’eau (et non de chablis) à prendre et à redéposer par le meneur après un demi-tour en bout de piste. Ensuite une partie de basket-ball où le meneur devait lancer une balle de tennis dans l’un des trois récipients (plus ou moins grands) et pour terminer, un passage de bâche bleue posée au sol (fatale à de nombreux attelages). S’ensuivaient trois obstacles de marathon où technicité et rapidité étaient de mises pour un bon résultat final.
Le lendemain matin un superbe routier de 18 km avec arrêt (20 min) au château de Béru, reçu par Madame la comtesse, laquelle offrait son chablis (délicieux).  Parcours dans les vignes avec contrôle inopiné (fatal à plusieurs meneurs).  L’après-midi, nouveau routier de 18 km dans la campagne entre Chemilly et Chablis sur des chemins magnifiques permettant de découvrir la campagne chablisienne.  Nouvel arrêt avec seau d’eau aux chevaux et verre de chablis aux équipages. Après dix minutes d’arrêt, nouveau départ pour le retour et à nouveau contrôle inopiné.
Plusieurs attelages suisses avaient fait le déplacement pour cette épreuve, deux équipages belges, plusieurs bourguignons et alsaciens.  Un seul percheron dans cette épreuve : le nôtre, Athys de Mesnilgrand attelé avec sa copine Azure de la Fafinerie (cob normand). Première sortie pour les deux compères et très bon résultat (troisième) pour ce jeune attelage, précédé d’une paire  de cob normand d’un attelage local et deux Franches Montagnes d’un équipage suisse."

Notre attelage Athys  et Azure.



"Le lendemain, les (gentils) organisateurs avaient concocté une balade gourmande nous permettant la visite de trois caves de Chablis. S’ensuivait un repas aux écuries de Chemilly-sur- Serein. 
En bref, une très belle organisation (accueil, repas, réception, épreuves, convivialité…), des routiers, des épreuves et paysages magnifiques, un site superbe pour les chevaux et les équipages. Petit bémol Monsieur soleil s’est montré absent tout au long de l’épreuve,  mais même en son absence nous reviendrons.  Rendez-vous en 2017, mêmes lieux, même date (le week-end de l’Ascension).
Pour l’équipage des attelages de Brunehaut Thierry LICHTFUS (Belgique)."

Les Alsaciennes n’ont pas trouvé les douches… 

Gérard Beauté.


"À Bellême le 9 mai, Kapucine et Roxane attelées à la Victoria Duc d’époque ont promené les jeunes mariés Amélie et Sébastien dans la ville. 
Photo d'un jeune photographe du Pays Bellêmois, que je pense talentueux, Jimmy BEUNARDEAU."

Robert Jean.


Avec Ursula et Vénus, Robert Jean, de Bernay dans l'Eure, a émoussé ses prairies...




Claude Segaud.


Il fallait être là pour immortaliser cet étonnant fait divers. Claude Segaud y était. À la Ferté-Vidame en Eure-et-Loir, où la gendarmerie a procédé à l'arrestation du débardeur sarthois Jean-Baptiste Ricard.
Rien à voir avec les soupçons de pots-de-vin de la FIFA, ni avec l'affaire Bygmalion, ni avec l'affaire des sondages de l'Élysée. Mais, de source mal informée, on apprend que la gendarmerie voulait s'assurer que le débardeur aux chevaux de trait comtois était bien en possession de son permis de mener des chevaux percherons.

Marathon Men & Women


Nous effectuons un second passage à Beaufay dans la Sarthe, à l'occasion du derby organisé fin avril par l'Association sarthoise d'attelage. Cette fois, marathon. Attention, ça déménage...










jeudi 4 juin 2015

Les Percheronnes De L'Élevage Guillemot


Les journées Portes Ouvertes à la ferme des Bois de But à Viriat dans l'Ain chez Séverine et Hervé Guillemot nous ont permis de jeter un coup d'œil aux percheronnes de l'élevage.
Il n'y avait encore à ce moment-là, début mai, que deux poulains.
La suite en images.










Séverine & Hervé Guillemot
80, chemin de But
01440 Viriat
04.74.14.80.49.
06.70.07.03.88.

mercredi 3 juin 2015

28, V'là Les Percherons


Comme on a pu le voir dans un article précédent, plusieurs instances euréliennes (Eure-et-Loir) se sont engagées dans une démarche de promotion de l'utilisation du cheval percheron. À l'instigation de la sous-préfecture de Nogent-le-Rotrou, avec le concours des municipalités et des Offices de tourisme de Nogent, la Ferté-Vidame, la Loupe, la Bazoche-Gouet, et bien évidemment avec la participation du Syndicat percheron 28/41, plusieurs actions de sensibilisation à l'utilisation du cheval territorial ont été ou vont être réalisées.
C'est ainsi qu'à l'occasion de la fête médiévale Percheval, une collecte de déchets a été effectuée en avant-première le vendredi. Deux sites avaient été retenus pour cette collecte, le cimetière de Nogent-le-Rotrou et le plan d'eau de Margon en périphérie de la ville. C'est Estelle Mulowsky, prestataire en traction animale, et ses percherons qui se sont chargés de cette tâche avec l'aide d'un ripper d'exception en la personne de Guy Mulowsky.

Estelle Mulowsky bien décidée à prendre le train en marche du cheval territorial.



Les bruits de sabots percherons sur les graviers des allées ont sans doute semé quelque émoi dans le cimetière de Nogent-le-Rotrou. En particulier dans le caveau Boullay-Chaumard, premier secrétaire de la Société hippique percheronne à sa création en 1883...


... et dans celui des familles Aveline-Chouanard.






mardi 2 juin 2015

Saint-Émilion Au Cheval


Dès le lever du soleil, alors que la brume masque encore l'imposante architecture du château Soutard, la percheronne Surprise est à pied d'œuvre pour une nouvelle journée dans la vigne.


Nous sommes à Saint-Émilion, en compagnie de Sébastien Bouetz, laboureur au cheval depuis 2009, principalement en rive droite de la Gironde, au cœur des appellations Saint-Émilion et Pomerol.
Travaillant en prestation sur une douzaine de domaines viticoles, Sébastien Bouetz intervient depuis quelques mois sur le domaine Château Soutard, grand cru classé de 23 hectares aux portes de Saint-Émilion, pour des prestations ponctuelles mais aussi pour accompagner la mise en place de chevaux laboureurs sur le domaine en interne.
Château Soutard vient en effet de faire l'acquisition de deux percheronnes, Villa des Monceaux et Bulle de Belou. C'est Joël Boccalon, employé de longue date sur ce domaine mais avec une connaissance du cheval, qui assure ce retour de l'énergie animale, pour l'instant sur quelques hectares.

Joël Boccalon avec Villa des Monceaux.

Villa des Monceaux avec Joël Boccalon et Bulle de Belou avec Sébastien Bouetz.

Benoît Coureau.

Ce matin-là, Sébastien Bouetz n'est pas venu seul pour arpenter les vignes du domaine Soutard. En effet, en fonction de la charge de travail, il fait appel à Benoît Coureau pour le seconder. Dans cette période de printemps où la gestion de la pousse de l'herbe par griffage ou enfouissement (buttage puis décavaillonnage) constitue le gros de l'activité, les deux hommes conjuguent fréquemment leurs efforts sur les différents domaines avec lesquels Sébastien Bouetz est en contrat.



C'est encore aux portes de Saint-Émilion, sur le domaine Clos Villemaurine, que l'on retrouve Sébastien Bouetz avec Surprise et Benoît Coureau, venu cette fois avec sa percheronne Régate. L'occasion pour les deux hommes et leurs percheronnes d'évoluer dans un environnement architectural d'exception.
Depuis 2009, la ville de Saint-Émilion, qui accueille plus d'un million de visiteurs par an, et les sept communes qui l'entourent, Saint-Étienne-de-Lisse, Saint-Hippolyte, Saint-Christophe-des-Bardes, Saint-Laurent-des-Combes, Saint-Pey-d'Armens, Saint-Sulpice-de-Faleyrens et Vignonet, sont inscrites au titre de "Paysage culturel" au patrimoine mondial de l'UNESCO.






Sébastien Bouetz
Cheval des Vignes
07.86.42.37.18.

lundi 1 juin 2015

Le Percheron Idéal

La jument percheronne idéale. Ross Butler, 1938. Percheron Horse Association of America, Fredericktown, Ohio.

L'étalon percheron idéal. Ross Butler, 1938. Percheron Horse Association of America, Fredericktown, Ohio.

Voilà qui va clore bien des débats et des polémiques. Le percheron idéal existe ! Créé en 1938 par les Américains. La nouvelle semble être passée totalement inaperçue en France à l'époque.

Créés à la demande de l'Association percheronne américaine (Percheron Horse Association of America) et de l'Association percheronne canadienne (Canadian Percheron Breeders Association), la jument percheronne idéale et l'étalon percheron idéal ne sont pas faits de chair et d'os. Mais leurs représentations sont peintes et sculptées.
C'est donc à la fin des années 1930 que les deux associations de race nord-américaines ont demandé à l'artiste peintre et sculpteur canadien Ross Butler, de Woodstock en Ontario, de créer le percheron parfait. Mais, pour ce travail qui a pris presque deux années, Ross Butler a dû remiser au placard sa fibre créatrice. Pas question pour lui d'imaginer le percheron idéal. C'est donc en consultant à de nombreuses reprises tous les experts nord-américains de la race que l'artiste a construit son étalon et sa jument types. Aucun percheron vivant ou ayant existé n'a servi de modèle.

Chaque détail de la morphologie des deux percherons a été vu et revu à maintes reprises. Ross Butler a présenté plusieurs fois ses travaux à des groupes d'experts de la race. Par exemple à l'occasion de la grande foire agricole de Chicago. À chaque fois, des modifications ont été apportées et, retouche après retouche, le percheron idéal a fini par prendre forme.

Ellis McFarland, secrétaire-trésorier de l'Association percheronne américaine (en haut à gauche), avec le groupe d'experts qui a validé les travaux de Ross Butler. Percheron Horse Association of America, Fredericktown, Ohio.

Avant de rendre publiques peintures et sculptures, une dernière séance de travail a eu lieu. Emmené par Ellis McFarland, de l'Association percheronne américaine, un groupe d'experts fort de 25 membres est allé à Woodstock pour passer une dernière fois en revue les percherons mâle et femelle concoctés par Ross Butler.

Sculptures des percherons types, réalisées par Ross Butler, à l'entrée des locaux de l'Association percheronne américaine.

Les peintures tirées à 10 000 exemplaires ont été mises en vente 50 cents l'unité ; et des sculptures de taille réduite ont été offertes aux éleveurs lors des concours. Une pratique abandonnée après quelques années. Les sculptures réalisées par Ross Butler ornent aujourd'hui encore l'entrée des locaux de l'Association percheronne américaine.
Le Percheron News, qui relate dans un article la réalisation du percheron idéal, précise que ce percheron est "de taille moyenne, pesant environ une tonne" et que le modèle élaboré présente "un dos court, une forte ossature, une arrière-main musculeuse, une encolure rouée terminée par une tête légère et relevée".


On peut se demander, au cas où une telle expérience venait à être renouvelée en 2015 aux États-Unis, si le percheron idéal du début du 21ème siècle serait bien semblable à celui du milieu du 20ème siècle.
On peut aussi imaginer le percheron idéal 2015 vu par les experts de la race en France...