mercredi 23 septembre 2015

Des Poulains Pour Écommoy


L'automne venu, les foires aux poulains sont de retour. Celle d'Écommoy dans la Sarthe aura lieu le samedi 3 octobre, nous dit le Syndicat sarthois du cheval percheron. Ce concours interdépartemental de poulains percherons débutera à 9 heures du matin.
Tous les documents d'informations et les bordereaux d'inscription sont téléchargeables sur le site de la SHPF en cliquant sur le lien (direct) ci-dessous.
Attention, il convient de s'inscrire dans les 2 jours à venir.

mardi 22 septembre 2015

Normande Et Suisse

Dans l'épreuve du marathon, composé de trois obstacles, Jérôme Singer avec sa paire percheronne Arsène des Bernières et Atlas de Cinglais, ne sont pas restés dans l'ombre puisqu'ils finissent à la 3ème place de cette épreuve.

Du château d'Harcourt achevé en 1635 et réduit en cendres le 12 août 1944 par l'Armée allemande en repli, il ne reste aujourd'hui qu'une partie de la façade qui ne donne qu'un petit aperçu de ce que fut autrefois "le Versailles de la Normandie".

De la Normandie il y eut les averses du premier jour, le vert des prairies ; de la Suisse, les chemins escarpés, les barres rocheuses.
Orchestrée par l'association Trait Normand, la 1ère Route de la Suisse normande, née d'une déception, la non Route du Poisson 2015, et d'une volonté personnelle, celle de Daniel Morel, a réuni à Thury-Harcourt  dans le Calvados du 17 au 20 septembre, 7 équipes dont une venue de Belgique.

Les équipes composées de 5 paires de chevaux de trait ont été invitées à en découdre sur un panel d'épreuves devenues classiques sur ce type d'événement : routier, débardage, labour, traction, maniabilité, marathon.
Épouvantail unanimement apprécié, l'équipe des Ardennais belges a été fidèle à sa réputation en s'octroyant une 1ère place que nul n'oserait lui contester.

Les rouges percherons, plutôt revêtus de rose bien pâle ces dernières années, ont montré que la bête bouge encore, et la 4ème place décrochée -avec quelques belles performances individuelles- permettra peut-être dans les mois et les années à venir à la race de trait la plus connue de retrouver un rang à la hauteur de sa réputation.

Novices en matière de concours de débardage, Jean-Luc Bâcle et sa percheronne Kokette de Lucé ne s'en sont pas laissé conter par les professionnels et terminent à la 4ème place du concours.

Dans des conditions de terrain rendues difficiles par les averses généreuses, Jean-Boris Bois a mené ses cobs sur les sommets du labour en obtenant la 1ère place du concours.

Soudain sur les hauteurs, une apparition, divine pour les amateurs de chevaux percherons, celle de Francis Valognes de l'équipe Trait Normand.

Une terre amoureuse a obligé les concurrents de l'épreuve de labour à un combat de tous les instants pour ne pas finir embourbés.

Un attelage cob normand dans un paysage de Suisse normande, le tableau est parfait.

Laura Chiron et ses passagers du moment n'ont d'œil que pour ces cônes orange surmontés de balles jaunes.

Pour les Ardennais belges, le chemin menant à la victoire était parfois étroit.

Pour cet équipage de l'Actif, rien ne vaut une bonne carte imprimée sur papier pour ne pas se perdre dans les petits chemins de Suisse normande.

Jean-Marie Cœuret, un meneur percheron qui a de la Route à son actif, pendant la maniabilité.

Le chef d'équipe Ardennais belges remercie les organisateurs alors que Daniel Morel s'apprête à lui remettre la coupe du vainqueur.

L'équipe percheronne et ses nombreux supporters venus encourager les rouges lors de la dernière journée.

dimanche 20 septembre 2015

Faut L'Fer

À l'heure où les frontières de l'est européen se hérissent de rideaux de barbelés, Isaac Ellwood, Jacob Haish et Joseph Glidden doivent se retourner dans leur tombe en apprenant que la cote de l'action "fil de fer barbelé" connaît une forte hausse en Europe.

Isaac Ellwood.

Jacob Haish.

Joseph Glidden.

Isaac Ellwood, Jacob Haish et Joseph Glidden sont les inventeurs du fil de fer barbelé. Ils sont enterrés à De Kalb en Illinois aux États-Unis. C'est là, dans cette ville qu'ils ont pratiquement créée, qu'est né le fil de fer barbelé, aux environs de 1875.

Brevet déposé par Isaac Ellwood, le 24 février 1874.


En quelques années, les besoins énormes en fil de fer barbelé ont amené les inventeurs à produire en très grande quantité dans des usines implantées à De Kalb. Ce qui a fait, en moins de cinq ans, de Isaac Ellwood, Jacob Haish et Joseph Glidden des hommes à l'imposante fortune.


Dans cette Amérique toute occupée à la mise en valeur des terres conquises par les pionniers, les besoins de clôtures pour délimiter les espaces dédiés au bétail sont énormes. Mais c'est peut-être dans la protection des lignes de chemin de fer, qui se développent et parcourent le pays en tous sens, que le besoin de fil barbelé est le plus important.


Si le musée Ellwood à De Kalb permet de découvrir au moins 200 variétés de barbelé, ce sont en fait plus de 1000 versions du fil de fer "accrocheur" qui ont été développées à cette époque. La plupart, pourtant brevetées, ne seront jamais produites en grande quantité.


Dans un contexte économique aussi favorable, toutes les grandes marques de fil de fer barbelé rivalisent d'ingéniosité pour faire la promotion de leur produit à l'aide d'affiches, de catalogues et de publicités dans les journaux.

William Ellwood.

Harriet et Isaac Ellwood ont eu sept enfants, mais plusieurs sont décédés en bas âge. Chez les garçons, William et Perry occuperont des situations prestigieuses, mais aucun ne s'investira dans le fil de fer barbelé. Perry, le plus jeune, fait carrière dans la banque et William, le plus âgé, devient l'un des plus importants importateurs de chevaux percherons des États-Unis, entre 1880 et 1890.

Dans cette décennie, les visites de William Ellwood ou de son représentant Thomas Sloan dans le Perche ont été quasiment annuelles et les importations pouvaient atteindre, dans la deuxième partie de la décennie, une centaine de chevaux à chaque voyage d'un représentant de la maison Ellwood.

Dans un article publié le 20 décembre 1911 dans le magazine agricole américain Breeder's Gazette, l'étalonnier du Perche Edmond Perriot dit :  "Si je me rappelle bien, ce sont les Ellwood qui, vers 1881, ont été les premiers à manifester le désir d'acheter des chevaux plus gros...". Pendant toutes ces années, Mark Dunham et William Ellwood se livrent une concurrence de tous les instants pour prélever les plus beaux étalons. Cependant, chacun a son pré carré. Ernest Perriot père, de la ferme de la Chenelière à Nogent-le-Rotrou, ne laissait jamais partir ses étalons avant que Mark Dunham ne soit passé. Pour William Ellwood, c'est au sein de l'écurie d'Auguste Tacheau père près de la Ferté-Bernard qu'il avait ses entrées privilégiées.

Le percheron Chéri, peinture de Lou Burk.

Chéri, répertorié avec le numéro 2403 dans le stud-book de la Société hippique percheronne de France, a été pendant plusieurs années l'étalon emblématique de l'élevage Ellwood. Né le 13 juin 1881 chez l'éleveur ornais Célestin Caget, Chéri a été importé par William Ellwood en 1885 après avoir obtenu l'année précédente à l'occasion du 1er Concours de la race percheronne à Nogent-le-Rotrou une place de 3ème.


Situées à quelques centaines de mètres du centre de la petite ville de De Kalb, les habitations de la famille Ellwood étaient rassemblées sur un même site. William était en charge des 5 fermes situées autour de De Kalb et qui accueillaient les percherons ainsi que les demi-sang dont il faisait commerce.

Catalogue fil de fer barbelé Glidden-Ellwood de 1884.

Publicité fil de fer barbelé de l'entreprise Jacob Haish.

Récompense obtenue par l'élevage Jules Chouanard pour un 2ème Prix Chevaux de 3 ans au concours national de la race organisé par la SHPF à Nogent-le-Rotrou en 1890.

Dans cette période des quarante glorieuses qui va de 1874 à 1914, les acheteurs américains pouvaient aisément être divisés en deux catégories. Il y avait ceux, comme Dunham, Ellwood, Singmaster, McLaughlin, qui achetaient pour revendre aux États-Unis mais aussi pour leurs propres élevages, et qui étaient essentiellement intéressés par les meilleurs chevaux primés dans les concours. Et puis, il y avait de purs marchands, en général beaucoup moins regardants sur la qualité des chevaux.
Une tradition en vigueur chez les plus importants éleveurs de cette époque voulait qu'un acheteur reçoive "en cadeau" les médailles gagnées dans l'année par le cheval en partance pour l'Amérique. En cette année 1890, outre la médaille "Jules Chouanard", William Ellwood est rentré dans l'Illinois avec 35 autres médailles.

William Ellwood au Texas.

C'est en 1889 que William Ellwood et son père Isaac ont commencé à s'intéresser au Texas. Dans les années qui ont suivi, la famille Ellwood a fait l'acquisition de vastes terres dans cet État du sud et possédait un nombre important de ranches dans neuf districts différents. Des fermes, entourées sans doute de fils barbelés, qui comptaient plusieurs milliers de têtes de bétail parmi lesquels quelques centaines juments percheronnes.
Devenu le gestionnaire des affaires texanes, William Ellwood s'est progressivement désintéressé des affaires percheronnes et le Perche perdit ainsi un de ses amis et une petite partie de ses revenus.

La résidence de Harriet et Isaac Ellwood, telle qu'elle se présente actuellement.

Les habitations de la famille Ellwood, devenues le Ellwood House Museum, ont été conservées à peu près dans leur état de cette fin de 19ème siècle, et se visitent en même temps qu'un bâtiment qui abrite de très nombreux documents liés à la saga du fil de fer barbelé et aussi quelques pièces et documents percherons.

Tous les documents publiés dans cet article proviennent du Ellwood House Museum, De Kalb, Illinois.

vendredi 18 septembre 2015

Le Sabots De Septembre


Le numéro 68, septembre-octobre, du magazine Sabots est arrivé en kiosque avec un dossier de 24 pages sur le maraîchage en traction animale. L'occasion de découvrir que ce terme de maraîchage peut recouvrir des réalités bien différentes.


Dans ce numéro, vous rencontrerez Éric Souffleux (photos de couverture et ci-dessus) qui, entre Nantes et Saint-Nazaire, avec ses Fjords, travaille en AMAP sur une ferme maraîchère de 5 hectares.



Vous ferez aussi la connaissance de Valérie Méo et Arnaud Denis qui, dans la Drôme, allient maraîchage, plantes médicinales et plantes aromatiques.


Vous découvrirez enfin Nicolas Clouet qui, sur l'île de Noirmoutier, fait dans la pomme de terre à grande échelle avec... ses percheronnes.

Plein d'autres sujets à lire et à voir dans ce numéro d'automne.

jeudi 17 septembre 2015

On Nous A Envoyé

Valérie Bouteloup.

Prise par Manon B, ces photos nous montrent Qésako s'entraînant en vue du challenge Intersyndicats de la semaine prochaine. On le voit franchir une barre placée à environ un mètre de hauteur.
Des photos envoyées avec ce commentaire de Valérie : "On va écrabouiller les Sarthois".
Alors, des commentaires, les Sarthois ?


Lucie Véron.



Lucie a tenu à nous envoyer ces photos étonnantes. "Le carrousel sarthois" a à plusieurs reprises animé les 4-Jours du Mans avec un éventail de numéros, en particulier cette "pyramide sarthoise" testée avec brio par Marine à 4 mètres de hauteur.
Écoutons Lucie :
"Une idée folle leur est passée par la tête !
Marine, un peu tremblante, joue les équilibristes à plus de 4 mètres. Toto a développé une perche qui se fixe sur une selle western afin que Marine puisse s'agripper à quelque chose. Les cavaliers sont Jean-Yves sur Olida, Arnaud sur Mazurka et Guillaume sur Ondine. Ensuite, Marine est élevée sur les épaules de Benjamin et Vincent qui sont en poste hongroise.
Ils ont effectué une présentation de ce tour au pas mais ils espèrent un jour y arriver au trot."

Alors, des commentaires, les Ornais ?






Pénélope & Jeff.


Ils sont jeunes et pourtant cela fait déjà un bail qu'on rencontre Pénélope et Jean-François (Jeff) Marbot sur les événements liés à la traction animale. Installés à Marcillac-sur-Croze en limite de Corrèze et du Lot, ils proposent leurs services de prestataires en traction animale : débardage, entretien de rivières et zones humides, collecte de déchets, travail su sol, calèches loisir, sont tout à fait dans leurs cordes. Une activité traction animale accomplie avec deux traits ardennais et un mulet poitevin. Une activité complétée avec un troupeau d'une trentaine de vaches limousines.


On a vu récemment Pénélope et Jeff à Brive-la-Gaillarde, avec leur ardennais Valseur de Brainville.
Pénélope nous raconte :

"Pour la 41ème édition du Festival de l'élevage de Brive la Gaillarde (19), le cheval de trait a fait une apparition remarquée. En effet,  Valseur de Brainville, trait ardennais appartenant à Jeff Marbot a parcouru le festival tout le week-end pour collecter les poubelles, herser la carrière de présentation, et amener du foin. Un vrai travail de cheval utilitaire ! En espérant que l'idée fasse son chemin dans les esprits des brivistes...
Petit point matériel :
Avant-train et herse Bernard Michon, appartenant au Haras National d'Aurillac.
Remorque Avi Lachaud, constructeur local de Marcillac-la-Croze.

Plus de détails :

N'hésitez pas à nous contacter en cas de question :
Pénélope : 06 77 52 50 88

Jeff : 06 80 38 96 14"


mercredi 16 septembre 2015

Percherons 72 Bis

Vincent.

Le plus long départemental -quatre jours- de la race percheronne est largement passé entre les gouttes qui n'ont pas réussi à perturber les multiples animations proposées par les éleveurs et les utilisateurs.

Jean-Yves.

Guillaume.

Corentin.

François.

Et les autres...


Pierre-Yves Berger, président du Syndicat sarthois du cheval percheron, offre le calendrier "Percherons sarthois 2016" à madame Corinne Orzechowski, préfète de la Sarthe.