
Le 18 février 2011 s'est déroulé, au Kyalami Equestrian Park près de Pretoria, le championnat de la race percheronne de la province de Gauteng. Pendant 6 jours, toutes les races de chevaux de cette province ont ainsi tenu leur concours annuel. Une quinzaine de percherons étaient présents. Le concours comprenait des chevaux nés sur le sol sud-africain et quelques-uns des percherons récemment importés de France.

La matinée a été consacrée au concours modèles et allures, avec plusieurs catégories : moins de 3 ans, poulinières, étalons et hongres.

Le jury était composé de Jack Maritz, éleveur et spécialiste de pur-sang arabes qui avait déjà jugé des percherons en... Australie, et de Michel Paris, éleveur de percherons mâles dans la Mayenne en France. Monsieur Fanie Rootman (à droite dans le jury) était responsable de carrière et Pamela Taschner était en charge de la traduction anglo-française.

Ce qui frappe au premier coup d'oeil sur un concours, c'est que les percherons sud-africains sont de petite taille -ce qui n'est pas forcément un défaut. Ce qui est peut-être un peu plus regrettable, c'est qu'ils sont pratiquement tous de petite taille. Autre constante, la finesse extrême des membres et le manque d'ampleur et de musculature du poitrail. Une morphologie qui a conduit le percheron sud-africain essentiellement vers l'équitation.


Michel Paris, en voyage en Afrique du Sud à titre personnel (comme le photographe) a cependant représenté officiellement -et dignement- la SHPF.

Devenu un cheval essentiellement monté, le percheron sud-africain n'a plus guère d'expérience de la traction. Certains aimeraient pourtant le voir se réapproprier cette discipline. L'arrivée de percherons d'origine française, davantage conformés à la traction, pourrait aider à cette évolution.
Retrouvez le site de la Société percheronne sud-africaine sur :
http://www.studbook.co.za/Society/percher/